Le projet d'écocentres suit son cours dans Rouville

La MRC est intéressée par une parcelle du... (photo Janick Marois)

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La MRC est intéressée par une parcelle du terrain de l'entreprise Sciures Jutras, qui se situe sur la route 112, à la limite de Saint-Paul-d'Abbotsford, pour y aménager un de ses écocentres.

photo Janick Marois

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Marieville) Le projet de construire deux écocentres sur le territoire de la MRC de Rouville suit toujours son cours. Maintenant que deux terrains ont été ciblés par la municipalité régionale de comté, on espère aller de l'avant afin d'ouvrir les infrastructures aux citoyens l'an prochain.

Rappelons qu'en 2012, le conseil des maires avait adopté la recommandation de construire deux écocentres plutôt qu'un seul afin de mieux desservir la population. Sept scénarios avaient été préalablement étudiés par la firme NI environnement, à qui la MRC avait confié le mandat de gestion des appels d'offres pour la construction des deux écocentres, de même que pour la gestion des infrastructures de recyclage.

«L'écocentre de Marieville va desservir toute la MRC. Il va être plus gros, explique Susie Dubois, directrice générale de la MRC. Le deuxième sera un écocentre satellite, bien qu'on aimerait pouvoir y offrir aussi tous les services.»

À l'époque, on prévoyait que la construction serait achevée avant la fin de 2014. Or, la quête de terrains s'est avérée plus difficile que prévu.

«Certains terrains avaient été identifiés par une étude et les propriétaires ont été approchés, mais sans succès, indique Mme Dubois. Plusieurs terrains identifiés étaient en zone agricole et nécessitaient un lotissement que nous ne trouvions pas souhaitable.»

Un appel de soumissions n'avait pas non plus suscité d'intérêt, à l'époque.

Deux terrains ciblés

N'empêche, la MRC s'est retroussé les manches cette année. «Nous avons utilisé une approche plus directe en identifiant nous-mêmes des terrains disponibles et en approchant les propriétaires. M. (Jacques) Ladouceur, notre préfet, a été très proactif dans ce dossier. Plusieurs rencontres ont eu lieu et nous avons finalement deux offres d'achat de conclues», précise la directrice générale.

En effet, la MRC avait fait une offre d'achat pour un terrain situé sur la route 227 à Marieville, non loin de la route 112.

Une autre proposition pour un terrain à Saint-Paul-d'Abbotsford avait été effectuée il y a quelques mois, mais la MRC l'avait par la suite retirée puisque certaines conditions n'étaient pas remplies. La MRC s'est depuis intéressée à un terrain à Saint-Césaire, dont elle a entériné l'offre d'achat récemment. Il s'agit d'une parcelle du terrain de l'entreprise Sciures Jutras, qui se situe sur la route 112, à la limite de Saint-Paul-d'Abbotsford.

Cela dit, plusieurs étapes devront être franchies avant que n'ait lieu le premier coup de pelle. «Encore beaucoup de conditions sont à mettre en place, fait savoir Mme Dubois. On veut prendre le temps de faire les choses correctement.»

«On regarde beaucoup ce qui se fait ailleurs, on veut se servir des expériences des autres, pour ne pas répéter les mêmes erreurs, mais pour répéter leurs bons coups», ajoute la gestionnaire.

D'ailleurs, les deux offres d'achat demeurent conditionnelles à une autorisation de l'usage que souhaite en faire la MRC par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Une première demande concernant le terrain de Marieville a été déposée au tribunal administratif en juillet; celle pour le terrain de Saint-Césaire devrait suivre au cours des prochaines semaines.

«On travaille les deux projets en parallèle, nuance Mme Dubois. Dans le cas de l'écocentre de Marieville, aussitôt qu'on a une réponse, le projet s'enclenche; on aimerait pouvoir l'ouvrir l'été prochain.»

Coûts à déterminer

Par ailleurs, comme le projet n'est pas encore totalement concret et qu'il n'est pas encore passé sur la planche à dessin, les coûts totaux de l'initiative sont encore difficiles à évaluer. Mais même si les municipalités et les citoyens devront assumer une partie de la facture, on s'assurera de ne pas gonfler celle-ci inutilement, assure la directrice générale.

«On va s'organiser pour que les coûts soient les plus abordables possible, souligne-t-elle. C'est sûr que ça va augmenter un peu le coût par porte et que le coût municipal sera peut-être un peu plus cher, mais le service aux citoyens sera amélioré.»

Le projet de Plan de gestion des matières résiduelles (PPGMR) de la MRC pour 2016-2020 prévoit toutefois des investissements de 1,2 M$ l'an prochain pour l'infrastructure et de 500 000$ les années suivantes pour l'opérer.

La MRC dispose en outre d'un fonds de réserve d'environ 1,5 million de dollars pour financer la construction des infrastructures, jusqu'à présent.

Le modèle de dépôt reste lui aussi à déterminer. «Est-ce que ce sera au poids, ou bien au volume? Tous les modèles sont à l'étude», indique Mme Dubois.

Actuellement, on prévoit que le service d'écocentre sera gratuit pour les citoyens, mais payant pour les entrepreneurs, qui se déchargent généralement de volumes beaucoup plus importants de déchets.

Entreprises locales

L'idée de faire affaire avec des entreprises locales de recyclage et de revalorisation des matières est aussi envisagée pour ne pas les priver de leur revenu.

«Nous, on ne veut pas faire d'argent avec ça. On ne veut pas nuire aux commerces locaux. C'est un service public qu'on souhaite offrir.»

Le PPGMR 2016-2020 de la MRC de Rouville vise plusieurs objectifs, notamment de ramener à 700 kilos par habitant la quantité de matières résiduelles éliminées d'ici 2020; de recycler 70% du papier, du carton, du plastique, du verre et du métal résiduels, de recycler ou valoriser 80% des résidus de béton, de brique et d'asphalte de même que de trier à la source ou d'acheminer vers un centre de tri 70% des résidus de construction, de rénovation et de démolition du segment du bâtiment d'ici deux ans; enfin, de recycler 60% de la matière organique putrescible résiduelle d'ici 2019.

Les ordures sont actuellement enfouies dans deux sites situés en dehors de la MRC, à Saint-Nicéphore et à Sainte-Cécile-de-Milton. Et le tonnage d'ordures enfouies par la MRC a diminué de 7% entre 2005 et 2014. Au cours de cette même période, le poids annuel des déchets éliminés a pour sa part diminué de 34%, se chiffrant à 268 kilos par habitant, et ce, même si la population a crû de 25%.

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