Ruisseau Quilliams: 15 espèces de poissons recensées

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L'équipe de Renaissance lac Brome a procédé à une pêche électrique pour capturer des poissons dans le ruisseau Quilliams. La pêche a permis d'attraper en août dernier 381 poissons, dont 15 différentes espèces. L'an dernier, l'exercice a mené à la capture de 370 poissons. On dénotait alors 11 espèces.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Lac-Brome) La faune piscicole se porte assez bien dans le ruisseau Quilliams, principal tributaire du lac Brome. Un inventaire mené par Renaissance lac Brome a permis de recenser en août 15 espèces de poissons.

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Les poissons capturés étaient examinés pour vérifier leur taille, s'ils avaient des malformations ou des parasites.

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«On a fait de belles découvertes», souligne Michel Delorme. «C'est un ruisseau qui abrite de beaux habitats pour toutes sortes de poissons», explique le biologiste et président de Renaissance lac Brome.

L'équipe de RLB, composée de M. Delorme, des biologistes Isabelle Picard et Jean-François Desroches ainsi que de bénévoles, a procédé à une pêche électrique sur un tronçon d'environ 200 mètres du cours d'eau. Le procédé consistait à envoyer des décharges de 80 volts dans l'eau à l'aide d'un appareil spécialement conçu. Les poissons dans un court rayon de la décharge étaient assommés temporairement. «Ils revenaient à la surface avec leur ventre vers le haut. On les prenait, puis on les plaçait dans une chaudière. On les a examinés un par un pour vérifier leur taille, s'ils avaient des malformations, s'ils avaient des parasites. On les remettait ensuite à l'eau.»

Les trois chercheurs ont ainsi attrapé 381 poissons lors de leur sortie, répartis entre 15 espèces. «On peut dire que c'est une abondance relative stable», a dit M. Delorme. Il se base sur un exercice similaire réalisé en août 2015 alors qu'une autre pêche électrique avait permis de capturer 370 poissons dans le même secteur. On dénotait alors 11 espèces.

Lors de la pêche scientifique de 2016, six nouvelles espèces sont apparues dans le ruisseau: la perchaude, le crapet de roche, le crapet soleil, le brochet maillé, qui a un statut précaire, le mené jaune et l'umbre de vase.

D'autres observations sont plus pessimistes, note M. Delorme. En 2015, la pêche d'inventaire a relevé la présence de menés d'argent et de menés pâles, des espèces rares. Toutefois, l'exercice de 2016 n'a pas permis de retrouver ces deux espèces. «Il y a un changement dans la composition des espèces, souligne le biologiste. Il faut découvrir pourquoi.»

Impacts des travaux

En plus de dresser un portrait de la population de poissons dans le ruisseau Quilliams, la recherche de RLB vise à évaluer les impacts des travaux exécutés en septembre l'année dernière en amont sur les berges de ce cours d'eau. L'organisation environnementale a construit un pont pour que l'agriculteur propriétaire de terres des deux côtés du ruisseau puisse y accéder sans utiliser un passage à gué. Le recours à ce passage, où la machinerie agricole passait directement dans le ruisseau, causait de l'érosion, de l'envasement et provoquait une déstabilisation des berges, explique Michel Delorme.

L'inventaire piscicole mené un an plus tard permet au trio de biologistes d'émettre l'hypothèse que la qualité de l'eau s'est améliorée dans la section étudiée. La recension de cinq espèces de poissons de plus pourrait être expliquée par les travaux réalisés en amont, croit M. Delorme. «Il faut faire attention. On doit continuer notre inventaire pour encore deux ans, pour vérifier le tout. Mais on peut penser que la qualité de l'eau fait que plus de poissons remontent le ruisseau.»

Si l'hypothèse se confirme, il s'agirait d'une importante avancée pour Renaissance lac Brome. L'organisation souhaite lancer d'autres travaux dans les ruisseaux qui alimentent le lac Brome pour améliorer la qualité de leur eau. «C'est sûr que politiquement, ça nous aiderait. On pourrait s'adresser à la Ville, aux gouvernements pour obtenir de l'aide pour réaliser d'autres projets.»

Le rapport final de l'inventaire sera remis au ministère de l'Environnement du Canada et à la Fondation de la Faune du Québec. Les deux organisations ont respectivement remis des subventions de 68 000$ et de 5000$ pour acquitter les coûts de ce projet de recherche. Celui-ci se terminera en 2018.

À la recherche du doré

Renaissance lac Brome n'a pas terminé ses activités de pêche scientifique cette année. Début octobre, des biologistes de l'organisation procéderont à des sorties nocturnes sur le lac Brome à la recherche de dorés.

Cette espèce brille par son absence dans l'inventaire réalisé en 2013 par RLB. Des 919 poissons capturés lors de pêches scientifiques, seulement 23 (2,5%) étaient des dorés. Un résultat improbable, pense Michel Delorme, président de RLB.

Des recherches et des discussions avec des experts, mais également avec des pêcheurs, ont permis de comprendre pourquoi cette espèce est sous-représentée dans l'inventaire. Ce sont des poissons nocturnes, signale M. Delorme. «Ils se pêchent la nuit.»

Plusieurs nuits de pêche au filet sont prévues. «Des gens pensent que le doré est menacé dans le lac Brome. On va en avoir le coeur net. On veut avoir un bon portrait de la situation. S'ils sont en danger, on va proposer des mesures pour assurer la conservation de cette espèce.»

RLB investira 10 000$ dans cet inventaire.

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