Tous unis pour la paix

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La marche a bien démontré la multi-ethinicité de Granby, qui est une ville d'accueil pour de nombreux immigrants et réfugiés.

Julie Catudal

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(Granby) La paix a emprunté de multiples visages, dimanche avant-midi, alors que plus d'une centaine de Granbyens, Québécois d'origine ou ressortissants de pays étrangers, ont défilé dans les rues de la ville.

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La marche de la paix a attiré plus d'une centaine de participants.

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L'atmosphère était à la joie, mais aussi au recueillement au cours de cette 3e marche pour la paix, de même que pendant la cérémonie présentée au parc Miner. Les participants étaient heureux de se réunir pour lancer un message fort, tout en ayant une pensée pour ceux qui souffrent dans les zones de guerre.

Quelques familles de réfugiés syriens ont d'ailleurs fait acte de présence, soulignant au passage leur chance d'avoir pu obtenir l'asile au Canada. «Qu'on puisse être ici à Granby, dans des meilleures conditions de vie, c'est incroyable», a lancé l'un d'eux.

«Granby est une ville d'accueil pour plusieurs immigrants d'un peu partout. Nous apprenons à vivre ensemble avec nos différences. Nous n'avons pas tous la même couleur de peau ou la même langue, mais l'essentiel, c'est que nous apprenions à nous connaître, pour vivre dans la paix et l'amour», a souligné l'une des organisatrices de la marche et professeure en francisation, Brigitte de Souza.

Tous ont donc marché avec un message accroché sur eux ou sur une pancarte, en français ou dans leur langue d'origine. Dans la rue Principale, plusieurs ont esquissé un symbole de paix avec leurs doigts, invitant les passants à se joindre au cortège.

Minute de silence

La minute de silence observée a été particulièrement émouvante pour certains. Comme dans les vidéos virales qui ont pu circuler sur le Web, les organisateurs ont enjoint les participants à regarder un inconnu les yeux dans les yeux. Certains ont senti l'émotion les gagner après quelques secondes. Plusieurs se sont donné de chaudes accolades à la fin de l'exercice.

Au cours de la cérémonie, plusieurs ont pris la parole pour souligner à quel point la paix était importante pà leurs yeux.

«Je suis très content d'être ici. Mais j'ai surtout hâte de voir un monde sans guerre, où la paix règne», a lancé Edgar Villamarin Bautista.

La directrice générale de l'organisme Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY), Joanne Ouellette, s'est dite profondément touchée par la mobilisation, et surtout de voir de nombreux enfants. «La plupart des enfants ont vécu des situations très difficiles. Ça me remplit le coeur de joie qu'ils puissent vivre dans la paix, ici à Granby», a-t-elle confié.

Nouveaux arrivants

La Ville de Granby accueille chaque année de nouveaux arrivants venus des quatre coins de la planète. Cette communauté immigrante est composée en partie de réfugiés provenant de différentes zones de conflit où la violence, le fanatisme et la haine sont encore bien présents. Pas moins de 118 nationalités différentes sont présentes à Granby.

La Marche de la paix de Granby vient souligner la Journée internationale de la paix lancée par les Nations unies, qui se déroule le 21 septembre. Elle a été organisée par un comité de citoyens en partenariat avec le SERY, le Centre régional intégré de formations, la Ville de Granby et l'Atelier 19.

La chanson Quand les hommes vivront d'amour, de Raymond Lévesque, est venue clore la cérémonie. «Quand les hommes vivront d'amour, ce sera la paix sur la terre...», ont entonné en choeur les participants, rêvant tout haut d'un monde meilleur.

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