«Un triste accident»

«Une fois qu'on a pris le premier bouillon,... (fournie par David Catudal)

Agrandir

«Une fois qu'on a pris le premier bouillon, la panique et la peur d'y rester embarquent», indique le kayakiste d'expérience David Catudal.

fournie par David Catudal

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Bromont) «C'est vraiment terrible, on dirait qu'aucune circonstance n'est venue l'aider pour qu'il puisse s'en sortir», se désole David Catudal, formateur pour la Fédération québécoise de canot et de kayak.

Pour le kayakiste d'expérience de Granby, il est difficile de montrer du doigt un facteur en particulier pour le moment, puisque les circonstances de la mort de Jean Langevin doivent encore être éclaircies. Mais il est clair, selon lui, qu'il s'agit avant tout d'un «triste accident».

Le directeur général de Bromont est tombé à l'eau dans un secteur où le courant est très fort. Il est demeuré coincé sous l'eau entre une bouée et son kayak. Certains médias affirment que l'homme de 59 ans se serait coincé dans la chaîne qui maintient la bouée en place.

«C'est difficile de se prononcer, plein de facteurs peuvent avoir influencé tout ça, croit David Catudal. Ce n'est pas toujours facile manoeuvrer dans le courant, surtout lorsqu'il est puissant.»

«Je ne connais pas le modèle du kayak, mais peut-être que sa jupette, avec la succion de l'eau, l'a empêché (M. Langevin) de sortir. Sinon, en étant pris dans la chaîne, ça laisse peu de chances», avance-t-il.

Voir la mort de près

Adepte du kayak depuis 1993, David Catudal se rappelle au moins deux occasions où il a vu la mort de près. «Une fois qu'on a pris le premier bouillon, la panique et la peur d'y rester embarquent. Les mauvaises décisions peuvent être prises», affirme le copropriétaire de la boutique granbyenne Horizon Aventure, qui se spécialise dans le canot-kayak.

La méconnaissance de la rivière (la rivière des Prairies dans ce cas), et le manque d'expérience en eau vive peuvent également avoir pesé dans la balance. «C'est toujours embêtant. Le courant est toujours plus fort que nous», rappelle-t-il.

Il souligne que des cours «très accessibles financièrement» sont offerts pour aider les kayakistes à acquérir des connaissances pour bien gérer différents types de situations, et connaître les bons équipements à se procurer.

Selon M. Catudal, au moins un décès en kayak survient au Québec chaque année.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer