Yves Sarrazin rejette les critiques du revers de la main

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Yves Sarrazin prétend prendre grand soin de ses attrapeurs de volailles et leur donner même plus que ce que prévoient les normes du travail.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Contacté par La Voix de l'Est, Yves Sarrazin a préféré ne pas commenter l'octroi du certificat d'accréditation aux attrapeurs de volailles et aux chauffeurs qu'il emploie. Invité à répondre aux allégations de ses travailleurs sur les conditions de travail accordées par son entreprise, il a plutôt préféré dresser une liste des reproches qu'il a à leur faire.

Il prétend prendre grand soin de ses attrapeurs de volailles et leur donner même plus que ce que prévoient les normes du travail. Par exemple, si une équipe de la Beauce est dépêchée au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour moins de 15 000 poulets à attraper, il assure payer ses attrapeurs en double.

Mais il reconnaît qu'il ne paie pas leur premier déplacement de la journée. De sorte que, si une équipe de Granby va dans la région de Québec pour attraper des poulets, puis se déplace dans une autre ferme pour le reste de la journée, il ne paie que le déplacement entre les deux fermes.

M. Sarrazin reproche sans mots couverts aux Guatemaltèques d'avoir le coude trop léger, une tendance à l'infidélité et d'avoir peu d'éducation. Il affirme avoir eu à payer plus de 20 000$ pour des réparations dans des logements à Joliette, il y a trois mois, puisque les travailleurs les auraient endommagés.

Déjà logés

Il faut dire que les travailleurs migrants ont déjà une adresse où loger lorsqu'ils arrivent au Québec. Le loyer est retenu sur leur paie. Ainsi, ils peuvent se retrouver avec une retenue variant entre 45 et 47,75$ par semaine, alors qu'ils sont en moyenne sept par appartement.

Un calcul rapide permet de déterminer que les Équipes Sarrazin reçoivent entre 1260$ et 1337$ chaque mois, par logement. Le bottin téléphonique en ligne révèle pourtant que M. Sarrazin loue les appartements où il loge ses employés pour moins de 700$ par mois.

Les frais d'Internet sont également prélevés sur le chèque de paie des travailleurs et un fax est fourni pour que l'entreprise communique avec eux.

M. Sarrazin mandatera un avocat pour négocier avec le syndicat. S'il affirme vouloir «casser le syndicat» en renouvelant son personnel, il dit dans une autre envolée qu'il profitera de la convention collective pour imposer certaines dispositions, comme le remboursement des travaux dans les logements, si jamais ceux-ci sont endommagés.

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