Killer sera euthanasié

Killer sera euthanasié.... (fournie par la SPA des Cantons)

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Killer sera euthanasié.

fournie par la SPA des Cantons

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Cowansville) Le comportement des chiens Blanca et Killer justifie que Cowansville procède à leur euthanasie, a statué mardi la Cour supérieure.

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«Je suis prêt à jurer que ça n'arrivera plus jamais, ce genre d'événement-là», avait indiqué le propriétaire de Killer, Alexandre Beaudoin, avant de connaître la décision du tribunal.

La Voix de l'Est

La municipalité en avait fait la demande au tribunal après que les bêtes de type pitbull eurent tué et éviscéré un autre chien, le 24 juillet. Le propriétaire de l'animal tué et un ami avaient pour leur part été blessés.

«La demande de la Ville constitue la seule avenue possible dans les circonstances, a déclaré le juge François Tôth au terme de la journée d'audience au palais de justice de Cowansville. Par conséquent, la requête est acceptée.»

Il s'est rendu aux arguments des demandeurs qui soutenaient que les chiens saisis étaient «en mode attaque en permanence» et constituaient «un danger imprévisible», des arguments contestés par le propriétaire de Killer, Alexandre Beaudoin.

Environnement

Carl Girard, directeur général de la Société protectrice des animaux (SPA) des Cantons, a témoigné en soutien à la Ville.

Les chiens de type pitbull ne sont pas plus agressifs que les autres, a-t-il rappelé, mais ils sont plus émotifs et ont plus d'énergie. L'endroit où ils grandissent a donc beaucoup d'impact sur eux.

«Tu les places dans un environnement instable et ils deviennent dangereux», a dit celui qui est aussi éducateur canin.

Killer avait déjà fait l'objet d'une amende pour agressivité, a précisé M. Girard. Quant à Blanca - qui appartenait à la mère du défendeur, Chantal Beaudoin - elle est restée très agressive depuis sa capture, au point où aucun employé de la SPA ne peut la toucher.

Tous deux non stérilisés, ils sont «des armes chargées» et les retourner dans leur environnement «c'est demander d'autres incidents», a dit Carl Girard.

Le vétérinaire Israël Naud a aussi observé les bêtes, mais n'a pu s'en approcher. «C'était certain que je m'exposais à me faire mordre», a-t-il indiqué.

Pas de problème

Alexandre Beaudoin a réfuté ces allégations. «Je ne suis pas responsable de Blanca. Je voyais qu'elle avait des petites tendances. Mais je n'ai jamais eu de problème avec Killer. Je suis prêt à jurer que ça n'arrivera plus jamais, ce genre d'événement là.»

Une amie, Josiane Demers, a aussi témoigné. Killer «n'a jamais montré de signe d'agressivité», a-t-elle indiqué, et ce même envers ses enfants.

M. Beaudoin a voulu présenter une contre-expertise sous forme de rapport rédigé par un éducateur canin, ce qui lui a été refusé. L'auteur du document aurait dû venir témoigner à la cour puisqu'«on ne peut contre-interroger une feuille de papier», a expliqué le juge Tôth.

Jusqu'en début d'après-midi, le Cowansvillois de 21 ans était représenté par un avocat, Me Gilles Globensky, mais il l'a renvoyé pour un motif inconnu. M. Beaudoin était lui-même absent en matinée et le procès a commencé sans lui.

Il ne s'est pas adressé aux médias à sa sortie du tribunal. Rappelons que son chien Killer avait été volé à la SPA des Cantons après sa saisie avant d'être retrouvé à Waterloo.

«L'euthanasie, c'est contre nos principes, mais on a... (archives La Voix de l'Est) - image 2.0

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«L'euthanasie, c'est contre nos principes, mais on a les mains liées», a dit Carl Girard de la SPA des Cantons.

archives La Voix de l'Est

Victoire douce-amère pour la SPA

Le directeur de la SPA des Cantons, Carl Girard, s'est dit heureux de la décision du tribunal, tout en précisant qu'il ne pouvait se réjouir d'être obligé de mettre fin aux jours de deux chiens.

«Je n'ai pas ouvert une SPA pour piquer des chiens, a-t-il laissé tomber à sa sortie de la salle d'audience. L'euthanasie, c'est contre nos principes, mais on a les mains liées, il faut aussi protéger les gens. Il n'y avait pas de situation gagnante dans ce dossier-là.»

Il a ajouté: «C'est pas une condamnation de la race, mais de deux individus spécifiques. Le problème, c'est toujours l'environnement du chien».

Récidive

Représentant Cowansville, Me Alexandre Grandmont a soutenu que l'intérêt public a été servi et que la Ville a été «conséquente» en demandant une autorisation du tribunal. Dans un dossier précédent, elle avait été réprimandée pour avoir, sans autorisation, fait euthanasier des chats saisis dans un logement insalubre.

À sa plaidoirie finale, Me Grandmont a lancé: «Avons-nous vraiment à attendre un risque de récidive? On serait bien malheureux d'expliquer à des parents pourquoi une petite fille s'est fait défigurer.»

Facture

Logés dans un endroit tenu secret, les deux chiens seront euthanasiés dans un délai de 30 jours si aucun appel n'est enregistré.

Par ailleurs, Cowansville s'attend à ce que sa facture en frais juridiques ainsi que de saisie et de garde des deux animaux litigieux s'élève à environ 15 000$, a dit Me Stéphanie Déraspe, greffière à la municipalité.

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