Un suspect arrêté après l'incendie d'une clinique vétérinaire

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Un homme de 55 ans pourrait être accusé de l'incendie criminel de la clinique vétérinaire de la docteure Anne-Marie Chassé, rue Laval, à Granby.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Un quinquagénaire pourrait être accusé relativement à l'incendie qui a lourdement endommagé la clinique vétérinaire de la docteure Anne-Marie Chassé à Granby, dans la nuit de mardi à mercredi, sans toutefois blesser aucun animal.

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Un des employés de la clinique vétérinaire, Jonathan Kergoat, a confié que sa patronne était dévastée par l'incendie. Il a obtenu l'autorisation des policiers pour récupérer les dossiers des clients.

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Des éléments recueillis par les policiers ont rapidement mené à l'arrestation d'un citoyen de Saint-Paul-d'Abbotsford, qui a été remis en liberté d'ici sa comparution en octobre.

«Ça fait 20 ans qu'elle (la vétérinaire) travaille pour sa clinique. Je l'ai vue et elle est dévastée. C'est son bébé ici», a confié Jonathan Kergoat, qui est à l'emploi de la clinique depuis cinq ans. Ce dernier s'est rendu sur les lieux du sinistre, mercredi matin, afin de récupérer les dossiers des clients.

L'incendie s'est déclaré peu avant 1 h dans la nuit de mardi à mercredi dans le bâtiment de la rue Laval, situé au centre-ville. C'est un voisin qui a alerté les pompiers en voyant des flammes sortir du deuxième étage.

Un homme âgé de 55 ans a été arrêté dans la nuit par des agents de la Régie intermunicipale de police Richelieu Saint-Laurent, qui l'ont intercepté sur la route.

«Des éléments d'enquête nous ont permis d'identifier le suspect», explique Caroline Garand, porte-parole du service de police de Granby, sans en dévoiler davantage. Au terme de son interrogatoire, l'individu a été remis en liberté sous plusieurs conditions. Il a reçu une promesse à comparaître le 31 octobre au palais de justice de Granby. Il pourrait alors être accusé d'incendie criminel.

Selon des informations recueillies par le journal, le suspect serait un membre de l'entourage de la vétérinaire, ce que la police a refusé de confirmer. Cette dernière a décliné la demande d'entrevue de La Voix de l'Est, mercredi. Il n'a pas été possible de connaître ses intentions quant à l'avenir de sa clinique.

Sept chats sauvés

À l'arrivée des pompiers, sept chats se trouvaient dans la cour arrière de la clinique, en bonne santé, ce qui laisse croire que les bêtes ont été sorties de la bâtisse avant que le feu soit allumé. Aucun animal n'a été prisonnier des flammes.

Pendant l'intervention de la trentaine de sapeurs, le feu a touché les fils électriques, ce qui a provoqué des flammèches. En moins de deux heures, le brasier a été maîtrisé, mais ce n'est que vers 6 h que le feu a été complètement éteint.

Le deuxième étage de la bâtisse, occupé par le laboratoire et la salle d'opération, a été le plus touché. Les dommages grimpent à 150 000$. Sept personnes travaillaient à la clinique.

Lorsque les pompiers ont écarté l'hypothèse d'un incendie d'origine accidentelle, ils ont transféré l'enquête au service de police. Des enquêteurs, assistés par des techniciens du service de l'identité judiciaire de la Sûreté du Québec, ont fouillé pendant plusieurs heures les décombres à la recherche d'éléments de preuve.

Une vétérinaire engagée

La clinique vétérinaire est connue pour son engagement auprès des chats errants. La Ville de Granby avait décidé de mettre en oeuvre un programme de capture, de stérilisation et de relâche de ces petits félins, en juillet. Le contrat avait été accordé à la vétérinaire Chassé.

Celle-ci était en quelque sorte à l'origine de ce projet pilote. Elle a contribué à la création du refuge Les Chatinérants avec la citoyenne Lucie Jodoin.

«Je ne sais pas ce qui va arriver avec ça. Il est encore trop tôt», a fait savoir Mme Jodoin, lorsque le journal l'a jointe mercredi.

La dame contactera la SPA des Cantons, qui avait déjà présenté un projet de stérilisation à la Ville, pour vérifier si l'organisme a des solutions à leur proposer pour poursuivre leur projet. Des vétérinaires pourraient aussi être approchés pour connaître leur intérêt à s'impliquer.

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