Un comité étudiera le dossier des poules urbaines à Granby

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Un comité se penchera au cours des prochains mois sur le dossier des poules urbaines afin que le conseil municipal puisse se prononcer sur le sujet au printemps 2017.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Permises ou pas, les poules urbaines à Granby? Le dossier sera étudié au cours des prochains mois par un comité qui aura pour mandat de formuler une recommandation au conseil municipal afin qu'il puisse prendre position pour la saison estivale 2017.

«On nous a reproché dans certains dossiers de ne pas aller voir ce que les gens pensent. Là, on va y aller en masse», a déclaré le maire, Pascal Bonin, aux médias à l'issue du conseil municipal mardi.

Présidé par le conseiller du district un, Stéphane Giard, le comité réunira Andrée Royer et Sara Desrosiers, deux citoyennes qui ont livré des plaidoyers pour la garde de poules en milieu urbain, ainsi qu'une représentante du mouvement «Poules en ville», Louise Arbour.

Des représentants de la MRC de la Haute-Yamaska (pour la gestion des déchets) et de la SPA des Cantons, de même qu'un vétérinaire et un représentant du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), participeront aussi aux discussions. Le directeur du service d'urbanisme de la Ville, Dominique Desmet, agira à titre de personne-ressource.

Le maire Bonin n'a, pour sa part, pas l'intention de faire partie du comité. Opposé à la présence des poules en ville, il affirme ne pas être «la bonne personne à mettre là». «Je ne suis pas objectif. J'aime mieux me retirer et laisser quelqu'un de plus neutre», fait-il valoir.

Pascal Bonin dit cependant être conscient que sa façon de voir les choses n'est pas partagée par tout le monde. En avril, il a réalisé un sondage informel sur sa page Facebook et la majorité de la cinquantaine de commentaires qu'il a reçue plaidait pour une ouverture à la présence des poules en milieu résidentiel urbain.

Le maire affirme être réticent à introduire des animaux de ferme en ville. «Ça amène un paquet de problématiques - de bruit, de salubrité - qu'on n'a pas actuellement. Aujourd'hui, ce sont les poules. Est-ce que ça va être d'autres animaux de la ferme plus tard?», s'interroge-t-il aussi.

Consultation

Granby n'est pas la première ville à se pencher sur cette question. Sherbrooke devrait aussi statuer sur ce dossier au printemps 2017. La Ville de Drummondville, elle, a déjà modifié sa réglementation plus tôt cette année pour permettre les poules urbaines.

Certaines restrictions relatives au type de propriété résidentielle, à la superficie minimale de terrain et à la distance par rapport aux lignes de terrain nécessaires avant d'entreprendre un tel élevage ont été établies.

L'expérience de Drummondville fera assurément partie de la réflexion, a d'ailleurs confirmé le président du comité, Stéphane Giard.

Selon le sommaire décisionnel remis aux élus, dont les médias ont obtenu copie, le comité pourra tenir une consultation publique pour laisser la chance à tous ceux qui souhaitent se prononcer sur le dossier de le faire.

Outre les questions de gestion des poules (nombre, superficie minimale de terrain, bruits, gestion des excréments, disposition des volailles mortes, etc.), le comité aura aussi à discuter du prix des permis et des frais chargés par la SPA, le cas échéant, pour disposer des poules abandonnées et de la possibilité que des gens veulent vendre des oeufs, est-il également précisé dans le sommaire décisionnel.

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