Le sort de Killer fixé le 13 septembre

Alexandre Beaudoin s'oppose à l'euthanasie de son chien... (La Voix de l'Est)

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Alexandre Beaudoin s'oppose à l'euthanasie de son chien Killer.

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Cynthia Laflamme
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(Cowansville) Killer bénéficie d'un sursis. L'audition de la requête déposée par la Ville de Cowansville pour autoriser l'euthanasie de Killer et Blanca, les deux pitbulls qui s'en sont pris à un petit chien, à son maître et à l'ami de celui-ci, en juillet, est remise au 13 septembre. Les avocats assurent qu'ils veulent procéder à ce moment.

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Le chien Killer bénéficie d'un sursis.

Tirée de Facebook

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Me Alexandre Grandmont représente la Ville de Cowansville dans l'affaire.

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Le délai supplémentaire, accordé jeudi au palais de justice de Cowansville par le juge de la Cour supérieure, Paul-Marcel Bellavance, permettra à Me Gilles Globensky, l'avocat du propriétaire de Killer, Alexandre Beaudoin, de prendre connaissance du dossier préparé par Me Alexandre Grandmont, de la firme Racicot Chandonnet, qui représente la Ville. Me Globensky prendra aussi le temps de lire le rapport de contre-expertise préparé par un maître-chien à la demande de M. Beaudoin. Un rapport plutôt court, selon ce qui a pu être compris dans la salle d'audience.

«Cette personne a vu le chien. De ce que je comprends, a ajouté Me Globensky à l'endroit du juge, elle a manipulé le chien et l'a sorti de la cage. Le rapport ne concerne que Killer.»

Il est rare d'entendre une cause en Cour supérieure pour trancher sur l'avenir d'un animal, mais il ne s'agit pas d'une «urgence nationale», précise le juge Bellavance, qui a accepté de reporter la cause, y allant de quelques recommandations à l'endroit des avocats.

Ayant lu le dossier déposé par la Ville de Cowansville, il a remarqué l'absence du règlement que veut faire appliquer la municipalité en demandant l'euthanasie du chien. Il constate aussi qu'aucun témoin direct des événements survenus avec le même chien en février ne sera entendu. Seul Carl Girard répondra aux questions à ce sujet puisqu'il est intervenu après les faits.

De même, le juge a demandé à l'avocat d'Alexandre Beaudoin de remettre le plus rapidement possible le rapport de contre-expertise à l'avocat qui représente la Ville afin qu'il puisse lui aussi en prendre connaissance et y répondre, au besoin. S'il a à être présenté en preuve, le rapport devra être déposé mardi prochain, à la demande du juge.

Confusions

Arborant un t-shirt blanc dévoilant tatouages aux bras et au cou, Alexandre Beaudoin s'est présenté à la Cour supérieure du Québec à Cowansville, mardi matin, dans le but de sauver son chien, Killer.

À la lecture du rôle, le jeune homme a clairement fait savoir qu'il voulait déposer une requête pour que son chien, de type pitbull, ne soit pas euthanasié. Il n'avait alors aucun avocat. Quelques minutes plus tard, un avocat lui avait été trouvé. Me Gilles Globensky soutient ne pas avoir reçu un mandat aussi clair.

«Le mandat que j'ai accepté ce matin, c'est d'examiner le dossier et de le conseiller en fonction de ça. [...] J'ai eu connaissance du dossier très rapidement ce matin et je ne suis pas en état de me prononcer pour dire si on conteste ou non. Il n'y a aucune décision de prise ce matin.»

Il croyait au départ avoir aussi rencontré la mère de son client, Chantal Beaudoin, et la représenter également, mais ça ne semble pas être le cas. Celle-ci n'était pas présente pour parler de l'avenir de sa chienne, Blanca. Me Grandmont a exposé que Mme Beaudoin avait signé les autorisations pour l'euthanasie de son pitbull, après qu'il y ait eu confusion sur l'état du chien.

En effet, Me Globensky a d'abord signifié que Blanca avait déjà été euthanasiée, se fiant aux propos d'Alexandre Beaudoin et de son ami qui l'accompagnait. Une déclaration qui a surpris le juge et l'avocat de la Ville.

«La Ville a dit qu'on avait jusqu'au 18 août pour faire un recours juridique, a expliqué M. Beaudoin. Je me suis battu pour mon chien, mais ma mère n'a pas voulu. Ils ont la permission.»

La Cour a été ajournée dix minutes, le temps que des vérifications soient faites et que la déclaration soit démentie.

Selon ce que révélait La Voix de l'Est mardi, l'affaire «Blanca et Killer» coûtera des milliers de dollars à la Ville de Cowansville. La municipalité a dépensé environ 8000$ en frais de consultation juridique pour valider son nouveau règlement sur les animaux dangereux. La facture grimpera avec la requête en Cour supérieure.

Michael Jameson a assisté, horrifié, à l'attaque de... (La Voix de l'Est) - image 2.0

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Michael Jameson a assisté, horrifié, à l'attaque de son petit chien par «Killer et Blanca». Il témoignera pour la Ville de Cowansville afin que les deux chiens, jugés agressifs, soient euthanasiés.

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«Un chien qui a goûté au sang, c'est fini»

Les deux pitbulls doivent être euthanasiés, estime Michael Jameson, le propriétaire du petit chien qui a été tué par les Killer et Blanca. «Ces chiens sont agressifs. Ils ont déjà tué deux chats et mordu deux personnes. De ce que j'ai appris, un chien qui a goûté au sang, c'est fini», a avancé aux médias M. Jameson, mardi, en marge de l'audience au palais de justice de Cowansville.

Dans la cause de Killer, Me Alexandre Grandmont appellera à la barre quelques témoins le 13 septembre, dont M. Jameson, Carl Girard, qui est intervenu en tant que directeur général de la SPA des Cantons et éducateur canin et le vétérinaire Israël Naud, qui a produit un rapport sur le comportement de chacun des chiens.

Rappelons que Killer, qui était sous la garde de Chantal Beaudoin ce jour-là, s'en est pris à Scar, le petit chien de Michael Jameson, le 24 juillet à Cowansville. Lorsque M. Jameson a tenté de sauver son chien, il a lui-même été mordu au bras. Son ami venu en aide a été mordu au visage par Blanca, selon M. Jameson.

La disparition de Scar, que M. Jameson possédait depuis huit ans, est toujours aussi douloureuse pour le Cowansvillois. Le 24 septembre, il a sorti son chien sans laisse pour qu'il puisse faire ses besoins, comme à son habitude. Chantal Beaudoin serait sortie par la suite avec les deux pitbulls, aussi sans laisse, qui ont attaqué Scar sous les yeux horrifiés de son maître.

L'attaque a été vicieuse, selon la description faite dans la requête de la Ville. On y lit que Blanca et Killer ont «tué sur-le-champ» la petite bête. Les deux chiens « (...) ont d'ailleurs continué à s'acharner sur le chien de M. Jameson, l'éviscérant et le dévorant (...).»

Les deux chiens ont été saisis par la SPA des Cantons pour évaluation. Killer a été enlevé quelques jours plus tard, puis retrouvé à Waterloo. Depuis, les deux chiens sont en lieu sûr dans un endroit tenu secret et les mesures de sécurité ont grandement augmenté à la SPA des Cantons. Carl Girard et un vétérinaire assurent que les deux chiens, jugés agressifs, doivent être euthanasiés. M. Girard n'a pas recommandé l'euthanasie d'un chien depuis cinq ans.

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