Trente cas d'inconduite sexuelle sanctionnés par l'armée

Le chef d'état-major de la défense, Jonathan Vance,... (Fred Chartrand, La Presse canadienne)

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Le chef d'état-major de la défense, Jonathan Vance, qui a fait de l'élimination des comportements sexuels inappropriés une priorité, s'est réjoui des améliorations enregistrées, tout en admettant que beaucoup de travail restait à accomplir.

Fred Chartrand, La Presse canadienne

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
Ottawa

Trente cas de « comportements sexuels inappropriés » dans l'armée canadienne ont donné lieu à des mesures disciplinaires ou administratives entre avril et juillet derniers.

Les Forces armées canadiennes ont déposé, mardi, le deuxième rapport d'étape de l'opération Honour, mise sur pied à la suite du rapport accablant de l'ex-juge de la Cour suprême Marie Deschamps sur le harcèlement et les agressions sexuelles au sein de l'armée.

Entre le 1er avril et le 30 juillet 2016, un total de 148 cas de « comportements sexuels dommageables » ont été signalés à la chaîne de commandement. Sur le lot, 51 ont fait l'objet d'une enquête jusqu'ici. En plus des 30 cas qui ont donné lieu à des sanctions internes, trois autres ont été déférés aux autorités civiles.

Dans quatre autres cas, les suspects n'ont pu être identifiés par les enquêteurs, alors que 10 plaintes ont été jugées sans fondements.

Le chef d'état-major de la défense, Jonathan Vance, qui a fait de l'élimination des comportements sexuels inappropriés une priorité, s'est réjoui des améliorations enregistrées, tout en admettant que beaucoup de travail restait à accomplir. Il a aussi félicité tous ceux « qui ont eu le courage de sortir des rangs et de rapporter ce qu'ils ont vécu ».

L'état-major de l'armée avait demandé en avril 2014 à la juge à la retraite Marie Deschamps de mener une enquête indépendante à la suite de reportages de « L'actualité » et du « Maclean's », qui faisaient état d'un grand nombre d'agressions sexuelles au sein de l'armée qui, par ailleurs, étaient ignorées ou banalisées par les officiers supérieurs.

Dans son rapport accablant, publié en avril 2015, Mme Deschamps décrivait l'existence d'une « culture sous-jacente » dans l'armée qui était hostile aux femmes, et qui laissait à elles-mêmes les victimes d'agression et de harcèlement.

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