Rue léger: la grogne ne s'apaise pas

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Selon la citoyenne Hattie Dittman, la Ville n'a pas suffisamment donné d'informations sur son plan global de mobilité active.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La grogne des résidents de la rue Léger à Granby, opposés à l'aménagement d'une piste multifonctionnelle dans leur rue, ne s'est pas atténuée, malgré la longue pause estivale du conseil municipal. Au contraire. Le sujet a de nouveau mobilisé les deux périodes de questions de la séance ordinaire de lundi soir.

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«Ce dossier-là n'a pas bien été, on ne se le cachera pas», dit le maire Pascal Bonin. 

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Il est pourtant minuit moins une, car les travaux de voirie et de prolongement des réseaux d'infrastructures d'aqueduc et d'égout des rues Léger et Benoît - qui incluent aussi l'ajout de la piste multifonctionnelle au coût de 170 000 $ - débuteront dans «10, 15 jours», a annoncé le maire de Granby, Pascal Bonin.

Le contrat a été accordé lundi soir à l'entrepreneur Bertrand Ostiguy de Shefford. Celui-ci a déposé la plus basse soumission, au coût de 2,2 millions $. Quatre entreprises avaient répondu à l'appel d'offres de la Ville.

«Les travaux vont peut-être commencer, M. Bonin, mais je peux vous garantir que ça ne se finira pas parce que vous ne serez plus là», a lancé à l'endroit du maire une résidente de la rue Léger farouchement opposée au projet de la Ville, Hattie Dittman.

Celle-ci a réitéré que la Ville n'a pas suffisamment donné d'informations sur son plan global de mobilité active, appelé à se déployer à long terme dans un certain nombre d'artères. Quels types d'aménagement seront effectués? Quels seront les coûts?, souhaite-t-elle savoir. Des questions auxquelles le maire ne peut cependant répondre. «Affirmer des chiffres serait hasardeux parce que les coûts seront en fonction des aménagements», fait-il valoir.

Déjà-vu

La séance du conseil avait des airs de déjà-vu puisque les représentants de la rue Léger ont tenu le même discours qu'ils tiennent depuis le mois de juin. Et chacune des parties reste campée sur ses positions. Alors que les citoyens ne veulent pas d'une piste multifonctionnelle séparée de la chaussée par une bordure de béton, qualifiée de «mégastructure» par une résidante, les élus soutiennent que c'est l'option la plus sécuritaire. 

«Je reprends vos propres mots: "gestion favorisant l'écoute et la médiation". Je pense que les gens auraient été prêts à avoir une flexibilité. Ce n'est pas nécessaire d'avoir du ciment partout. (...) De simples bollards pourraient faire qu'on pourrait avoir un réseau immédiat», a fait remarquer un autre citoyen, Bruno Junior Saint-Amand. 

«Ce dossier-là n'a pas bien été, on ne se le cachera pas. Mais réfléchissons à ce qui est arrivé et essayons de modifier des choses pour que ça ne se répète plus. C'est la seule chose à faire pour l'instant», a rétorqué le maire.

Selon lui, les citoyens de la rue Léger devront se faire à l'idée que les travaux commenceront sous peu. «Il va falloir en revenir. On a une année à finir, une année à projeter, on a plein de projets porteurs. Il y a un dossier qui a accroché, je le reconnais. On prend des pas de recul. Mais il faut en revenir. On parle d'une bordure de béton et d'un petit bout d'asphalte», a déclaré le maire Bonin aux médias au terme de la séance.

Celui-ci n'apprécie pas non plus le ton de certains échanges. «Quand on s'adresse à moi comme à un cabochon, ma patience est à bout. Les menaces, c'est les arguments des faibles», laisse-t-il tomber.

Rue Saint-Hubert

Le conseil municipal souhaite d'ailleurs prendre du recul dans le dossier de la rue Saint-Hubert qui doit, elle aussi, faire l'objet de travaux qui incluent l'aménagement d'une piste multifonctionnelle. Les élus ont mis ce projet sur la glace le printemps dernier, face à l'opposition des résidents. Le projet reviendra à l'agenda en 2018, a annoncé le maire.

«On va voir ce qui n'a pas fonctionné et on veut le refaire intelligemment», a-t-il souligné.

«C'est très apprécié de ne pas foncer tête première», s'est réjouie une représentante de la rue Saint-Hubert, Jocelyne Ménard. «C'est dommage pour mes confrères et consoeurs de la rue Léger qui ne peuvent bénéficier du même avantage...», a-t-elle toutefois ajouté.

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