Foire bio paysanne et équitable: produits frais et diversité

«On privilégie le local et on valorise la... (Julie Catudal)

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«On privilégie le local et on valorise la diversité. On va aller chercher des produits qui ne se recoupent pas», résume Jean-Simon Voghel-Robert (à gauche). Christian Barthomeuf (au centre) et Philippe Choinière (à droite) complètent le trio d'organisateurs bénévoles.

Julie Catudal

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Frelighsburg) Une trentaine d'exposants étaient réunis sous l'immense chapiteau installé au centre-ville de Frelighsburg, cette fin de semaine, pour la 3e Foire bio paysanne et équitable. Les kiosques de produits frais ont attiré les foules, samedi, alors que le dimanche a été plus tranquille du point de vue de l'achalandage. Les gens sont venus de Québec, Montréal et Kamouraska, entre autres, pour s'offrir une bouchée de terroir.

On ne connaîtra jamais le nombre exact de participants qui ont fait la tournée des kiosques, les 20 et 21 août. «La seule façon de compter, c'est si les marchands sont contents!» se plaît à dire Christian Barthomeuf, l'un des organisateurs de la foire qui souffle trois bougies.

«Troisième année, avec un bébé l'an prochain!» lance d'emblée M. Barthomeuf, rencontré sur place. La municipalité de Ste-Marguerite-du-lac-Masson, dans les Laurentides, aura effectivement droit à sa propre foire paysanne bio à l'été 2017. Elle sera organisée par la même équipe qui est derrière l'événement de Freligshburg.

Le succès de la foire s'est confirmé une fois de plus cette année, dans la petite municipalité de la Montérégie. «On privilégie le local et on valorise la diversité. On va aller chercher des produits qui ne se recoupent pas», résume Jean-Simon Voghel-Robert, aussi de l'organisation.

«C'est un compas», ajoute Christian Barthomeuf pour imager la méthode de sélection des exposants. Les fromagerie, boulangerie et ferme maraîchère les plus proches de Frelighsburg seront ainsi privilégiées, pourvu qu'elles détiennent la certification bio. Des inspecteurs sont même passés par la foire pour vérifier si l'étiquette de certains produits était en règle, rapportent les organisateurs.

Lorsque les produits ne sont pas québécois - c'est le cas du café et du lait de coco, entre autres -, ils se doivent d'être certifiés équitables.

Populaire, le maïs!

Les deux premières années de la foire, certains exposants ont été à court de produits. Pour cette troisième édition, c'est le maïs qui a été particulièrement populaire. «Samedi, le marchand est arrivé avec un gros tas d'épis en se disant que c'était pour la fin de semaine. À 11 h, il n'y en avait plus», rapporte M. Barthomeuf, précisant que de 6 à 7 voyages d'autant de blés d'Inde ont été nécessaires pour répondre à la demande.

Deux kiosques se consacraient au légume de saison, l'un le vendant cru, l'autre bouilli pour la consommation sur place. L'absence de kiosque de viande bio a plu aux végétariens, dénote l'organisateur. Des artisans, notamment des potiers, complétaient l'offre des marchands agricoles.

Participant à l'événement pour la première fois, Julie Labrecque de la Ferme les Broussailles a fait connaître son fromage de chèvre à une clientèle déjà conquise par le bio. «Moi, c'est pour ça que je suis venue», reconnaît la copropriétaire, établie à Martinville, près de Compton. «C'est intéressant au niveau du réseautage, j'ai rencontré plein de personnalités célèbres du bio», mentionne-t-elle.

«En France, il y en a partout, des foires bio», raconte Mme Labrecque, qui a vécu 10 ans sur le Vieux Continent. Ce critère fait en sorte que l'événement de Frelighsburg se démarque des autres foires alimentaires dans la province.

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