De nombreux cégépiens sur le point de reprendre le collier

Les vacances ne seront bientôt plus qu'un souvenir pour de nombreux cégépiens. (Archives La Presse)

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La Presse Canadienne

Les vacances ne seront bientôt plus qu'un souvenir pour de nombreux cégépiens.

Plusieurs d'entre eux retourneront sur les bancs d'école dès lundi.

La présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Rose Crevier-Dagenais, entrevoit la rentrée avec beaucoup d'enthousiasme.

Son optimisme est entre autres alimenté par une récente annonce du gouvernement provincial qui entend investir un million et demi de dollars pour créer un programme visant à inciter des jeunes des grands centres à aller poursuivre leur cheminement scolaire ailleurs dans la province.

Avec cette injection d'argent, il espère freiner le déclin de l'effectif étudiant dans huit régions, dont le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord et l'Abitibi-Témiscamingue.

Mme Crevier-Dagenais espère que cette nouvelle initiative marquera un tournant dans les rapports entre son organisation et Québec.

«Il s'agit d'une très belle ouverture du gouvernement par rapport justement à la mobilité étudiante. J'espère qu'il va continuer dans cette lignée-là pour les prochains dossiers», a-t-elle déclaré en entrevue avec La Presse canadienne.

Si Rose Crevier-Dagenais s'est réjouie de ce développement, ayant su apaiser les inquiétudes de certains administrateurs de collèges régionaux, elle a reconnu que la prochaine année scolaire ne serait certainement pas de tout repos.

Débrayage

D'ailleurs, dès la rentrée, il y aura un certain branle-bas dans plusieurs cégeps, mais la Fédération étudiante collégiale du Québec n'aura rien à y voir.

Quelque 700 membres du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, dont la convention collective est arrivée à échéance le 31 mars 2015, ont l'intention de débrayer brièvement lundi.

Ces employés, qui ne sont pas des enseignants, tiendront alors une demi-journée de grève dans une dizaine de cégeps.

Mme Crevier-Dagenais a souligné l'apport des travailleurs se préparant à sortir leurs pancartes et leurs sifflets.

«Il y a beaucoup, beaucoup d'étudiants qui ont des rencontres avec des conseillers en orientation ou des aides pédagogiques. Ces ressources-là sont fondamentales pour le bon fonctionnement des cégeps», a-t-elle déclaré.

Rose Crevier-Dagenais s'est, toutefois, abstenue d'appuyer formellement leur moyen de pression.

«Pour l'instant, il est difficile de se prononcer au nom de tous les membres de la Fédération puisque la rentrée n'est pas encore passée. (Par contre), si la pression continue de monter, les associations étudiantes devront rapidement se positionner au cours de la session», a-t-elle conclu.

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Le péquiste Alexandre Cloutier 

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Régions: Cloutier veut attirer les étudiants étrangers

Pour sa part, Alexandre Cloutier propose de donner un coup de pouce aux étudiants internationaux afin de les inciter à occuper des postes qualifiés dans les régions dites éloignées.

Alors que des emplois exigeant des qualifications particulières sont disponibles en région, le candidat à la direction du Parti québécois  suggère que l'État rembourse une partie des frais de scolarité aux étudiants de l'extérieur qui choisiront de s'y établir.

Estimant que le Québec a échoué dans ses politiques de régionalisation de l'immigration, le député péquiste souhaite renverser la vapeur, d'autant plus que la croissance de la population québécoise ralentit pour une cinquième année consécutive.

Cela selon lui passe par le retour des jeunes dans leurs régions d'origine, mais aussi de diplômés issus de l'immigration et formés ici.

M. Cloutier, qui poursuit justement une tournée régionale sur la Côte Nord, rappelle qu'un étudiant étranger, sauf ceux venant de France, paie environ 14 500 $ par année pour étudier au Québec.

Or, dit-il, s'il fait le choix de s'établir dans des régions comme l'Abitibi-Témiscamingue, la Gaspésie ou la Côte Nord, une fois son parcours scolaire complété, un crédit d'impôt annuel non remboursable pouvant aller jusqu'à 8500 $ lui serait offert dans les trois années suivant son entrée sur le marché du travail.

Ainsi, affirme le député de Lac-Saint-Jean, il se trouverait à avoir payé les frais de scolarité d'un étudiant canadien fréquentant une université québécoise, soit environ 6000 $ par année.

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