Cyrille Gibeault Jr met fin à sa grève de dialyse

«Mon père est sauvé. La raison de ma... (Alain Dion)

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«Mon père est sauvé. La raison de ma grève au départ, c'était pour sauver mon père», mentionne Cyrille Gibeault Junior, qui reprendra ses traitements vendredi, à l'hôpital de Granby.

Alain Dion

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Bonne nouvelle pour Cyrille Gibeault Junior, ce Granbyen qui milite pour l'accessibilité des soins de dialyse en région: son père n'aura plus à voyager pour traiter son insuffisance rénale. Il effectuera désormais ses traitements à partir de sa résidence de Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie. Le fils met ainsi un terme à sa grève de dialyse.

«Mon père est sauvé. La raison de ma grève au départ, c'était pour sauver mon père», mentionne Cyrille Gibeault Junior. Dès vendredi, l'homme souffrant d'insuffisance rénale sera de retour à l'hôpital de Granby pour y subir l'opération de filtrage de son sang qui empêchera l'accumulation de déchets toxiques dans son organisme.

«Je sais que le combat va continuer et si je veux avoir la force de le continuer, il faut que je fasse mes dialyses», soutient le Granbyen, pour qui la cause va bien au-delà de la situation de son père.

Ce dernier, un Gaspésien de 63 ans, avait annoncé il y a quelques semaines qu'il comptait abandonner ses traitements d'hémodialyse, épuisé de devoir parcourir chaque semaine 700 kilomètres pour se faire soigner.

Après une rencontre avec des représentants du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, mercredi après-midi, M. Gibeault a appris qu'il obtiendra un appareil pour s'administrer lui-même ses traitements de dialyse à la maison.

Mais il en va autrement pour de nombreuses personnes au Québec, rappelle Cyrille Gibeault fils. «Les personnes de 80 ans, elles font quoi?», questionne-t-il, faisant référence aux manipulations nécessaires pour faire fonctionner l'appareil.

La dialyse à domicile n'étant pas possible pour tous, ce n'est pas une solution suffisante, croit-il.

Pistes de solution

Cyrille Gibeault Junior a obtenu le soutien politique du député caquiste de Granby, François Bonnardel, dans le dépôt d'une pétition à l'Assemblée nationale, mais il ne compte pas en rester là. Le Granbyen a pensé à deux pistes de solution qui pourraient pallier le problème d'accessibilité des soins de dialyse dans certaines régions.

«Je voudrais que le ministre Barrette les prenne comme des projets-pilotes. On les prend, on les étudie, puis si ça fonctionne on les implante partout au Québec. Si le plan marche en Gaspésie, le plan peut marcher ailleurs», allègue Cyrille Gibeault Junior.

Ce dernier a notamment eu une discussion avec le député péquiste de la région péninsulaire, Gaétan Lelièvre, pour que deux «mini-centres» voient le jour à Gaspé et à Sainte-Anne-de-Monts. «On leur demande deux chaises avec deux machines, puis on va se débrouiller avec ça!», rapporte-t-il.

Des chambres d'hôpital pourraient être libérées pour ce faire, croit-il, avec une supervision des traitements assurée par des infirmières. Les néphrologues s'y déplaceraient occasionnellement pour faire un suivi de leurs patients.

La deuxième piste de solution envisagée par Cyrille Gibeault Junior serait encore moins coûteuse, dit-il. «Ça ressemblerait à un genre de roulotte mobile qui pourrait visiter Matane, Sainte-Anne et Gaspé durant la semaine pour faire des dialyses sur place.»

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