Attaques contre des motards

Phil «Crazy» Boudreault, vice-président des Nomads de l'Ontario... (Archives, La Presse)

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Phil «Crazy» Boudreault, vice-président des Nomads de l'Ontario (à gauche en rouge), en compagnie de Martin Bernatchez, président, lors des funérailles du Hells Angels montréalais Lionel Deschamps, le 7 novembre dernier.

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(Granby) L'année 2016 est difficile pour les Nomads de l'Ontario, club élite des Hells Angels. Phil «Crazy» Boudreault, vice-président du groupe de motards, a été lui aussi victime d'une tentative de meurtre, le 16 avril dernier.

Le numéro 2 des Nomads de l'Ontario avait été atteint par balles sur sa moto, à Lachute, alors qu'il roulait sur le chemin Bethany avec sa conjointe. Un tireur, à bord d'un VUS conduit par un complice, a fait feu sur lui à de nombreuses reprises.

Il avait perdu la maîtrise de sa motocyclette et était tombé dans le fossé, avant d'être transporté à l'hôpital. Sa conjointe n'avait pas été blessée.

La fusillade résultait «vraisemblablement d'une chicane d'affaires et de territoire avec un ou plusieurs Hells Angels québécois», selon ce qu'avait rapporté à l'époque le Journal de Montréal.

De plus en plus de Hells Angels québécois, qui avaient été mis derrière les barreaux à la suite de l'opération SharQc de 2009, recouvrent leur liberté. À l'époque, SharQc avait permis à la Sûreté du Québec d'accuser 156 membres présumés ou sympathisants des Hells Angels.

Un motard abattu en 2000 au Tropicana

La tentative d'assassinat ratée contre le président des Nomads de l'Ontario, Martin Bernatchez, au camping EstriVal n'est pas sans rappeler celle, réussie cette fois, contre le défunt Rock Machine Martin «Frank» Bourget, survenue le 7 juillet 2000.

Le Rock Machine de Montréal, âgé de 35 ans, a été abattu de sang-froid devant sa famille au Camping Tropicana (ancienne appellation de l'EstriVal). Son assaillant, qui portait une fausse barbe et une perruque, avait utilisé un fusil mitrailleur.

Bourget avait aperçu son agresseur en descendant de sa voiture et avait pris ses jambes à son cou. L'individu armé l'a pourchassé pendant quelques secondes et l'a abattu quelques terrains plus loin, sous les regards stupéfiés de plusieurs voisins.

Le tireur aurait ensuite pris la fuite dans une voiture où se trouvait un deuxième individu portant également une fausse barbe.

La Jeep Cherokee dans laquelle l'assaillant s'est enfui a été retrouvée en flammes dans les minutes suivantes sur un terrain vague non loin des barrières du Camping Tropicana. Il s'agissait d'un véhicule volé.

Martin «Frank» Bourget a succombé à une hémorragie interne quelques minutes après avoir reçu au moins deux balles dans le haut du torse.

L'événement est survenu quelques heures après l'assassinat, dans un restaurant de Montréal-Nord, de Robert Savard, le bras droit de Maurice Mom Boucher, qui était le chef des Hells Angels du Québec à l'époque.

Un membre en règle des Hells Angels, Pierrot Lachapelle, est soupçonné d'être impliqué dans le meurtre de Bourget. L'ex-membre du défunt club-école les Evil Ones de Granby a plaidé coupable dans le cadre du dossier SharQc, mais a demandé à la Cour d'appel du Québec la permission de retirer son plaidoyer de culpabilité. Trente-trois autres Hells ont fait de même.

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