Chercheurs d'emploi, au boulot!

Installé à Marieville depuis 1993, le CFARE dessert... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Installé à Marieville depuis 1993, le CFARE dessert chaque année environ 500 chercheurs d'emploi, dont environ 70% réussissent à dénicher un boulot au terme de leur démarche auprès de l'organisme dirigé par Jean-Pierre Lanthier.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Marieville) L'été tirant bientôt à sa fin, les écoliers s'apprêtent à reprendre le chemin des classes. Les chercheurs d'emploi, pour leur part, recommenceront leur quête d'un travail. Dans Rouville, le Centre de formation et d'aide à la recherche d'emploi (CFARE) tiendra une activité portes ouvertes le 12 septembre, suivie de son assemblée générale annuelle. Ce sera l'occasion pour l'organisme de faire connaître son équipe et ses services à la population, à ses partenaires et aux employeurs de la région.

«En août et en septembre, c'est plus achalandé. L'été, c'est passablement tranquille, mais à la rentrée, on recommence à devenir plus occupés! , lance Jean-Pierre Lanthier, directeur général de l'organisme. Pourtant, l'été, c'est un bon temps pour chercher un emploi - il y a beaucoup moins de compétition entre les candidats, car ils sont moins nombreux à entamer des démarches.»

Installé à Marieville depuis 1993, le CFARE dessert chaque année environ 500 chercheurs d'emploi, dont environ 70% réussissent à dénicher au boulot au terme de leur démarche auprès de l'organisme. La mise en place d'un bureau satellite, dans les locaux du Centre d'action bénévole de Saint-Césaire à raison de deux jours par semaine, a permis à l'organisme de mieux rejoindre sa clientèle de Saint-Paul-d'Abbotsford et d'Ange-Gardien, entre autres.

À la base, les gens cherchent majoritairement un job sur Internet. Mais 80% des emplois se trouvent dans le marché caché, révèle M. Lanthier. «Le marché ouvert, c'est plus accessible. Mais il y a aussi beaucoup plus de compétition pour les emplois», note-t-il.

Par marché caché, il entend les emplois disponibles qui ne sont pas nécessairement affichés et dont on entend parler grâce à des membres de notre réseau. «Ça peut être votre coiffeuse, votre beau-frère, votre voisin, qui connaît quelqu'un qui est à la recherche, illustre le directeur. Ça ne coûte rien de dire à notre entourage qu'on est en recherche d'emploi.»

Services sur mesure

Outre la traditionnelle mise à jour de curriculum vitae, un tour d'horizon du marché de l'emploi et la rédaction de lettres de présentation, le centre aide sa clientèle à approcher certains employeurs et réalise des bilans des compétences et des simulations d'entrevues.

«Mon but, c'est que la personne qui se trouve devant moi parvienne à obtenir un entretien d'embauche», indique M. Lanthier.

Le directeur nous apprend que c'est dans les trois premières minutes de l'entretien que l'employeur prend sa décision. «En huit minutes, il sait s'il est intéressé ou non. On n'a pas de deuxième chance pour faire bonne impression», affirme-t-il avant d'ajouter: «On est engagé pour nos aptitudes, mais congédié pour notre attitude.»

L'offre de services s'est diversifiée en même temps que le profil des chercheurs d'emploi a évolué, note Jean-Pierre Lanthier. Auparavant, les femmes étaient plus nombreuses à solliciter les services du CFARE alors qu'actuellement, il y a parité entre les deux sexes. On rencontre également de plus en plus d'immigrants qui, une fois établis dans la région, cherchent du travail, indique M. Lanthier.

La clientèle s'est aussi diversifiée. «Il y a des matins où la conseillère en emploi va rencontrer une mère monoparentale qui n'a pas terminé ses études secondaires, puis une professionnelle qui se cherche un meilleur emploi», illustre M. Lanthier.

Des services sont aussi offerts aux employeurs de la MRC, fidèles partenaires de l'organisme. On pense entre autres à l'affichage des offres d'emploi, la référence de candidats intéressants et l'accompagnement lors du processus d'embauche.

«Mais il n'y a pas de baguette magique, prévient M. Lanthier. Les gens pensent parfois qu'ils vont décrocher un emploi rapidement. Notre travail, c'est de les aider à évaluer leurs besoins et de les outiller. Mais ultimement, ce sont eux qui vont décrocher l'emploi.»

Et quand cela se produit, il s'agit de l'un des plus grands plaisirs du métier, souligne-t-il. «C'est tellement plaisant quand quelqu'un nous appelle pour nous dire qu'il ou elle a trouvé un emploi, note-t-il, les yeux brillants. Pour moi, de savoir qu'on l'a aidé, c'est une deuxième paie.»

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