Killer retrouvé à Waterloo

Le molosse Killer... (archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le molosse Killer

archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Le molosse Killer, qui a attaqué mortellement un petit chien à Cowansville et qui se trouvait sous la garde de la SPA des Cantons avant d'être volé, a été retrouvé dans un appartement de Waterloo, mercredi.

Ange Hatot, 20 ans, a été arrêté dans un... (tirée de Facebook) - image 1.0

Agrandir

Ange Hatot, 20 ans, a été arrêté dans un appartement de la rue Foster.

tirée de Facebook

C'est une enquête concernant la possession illégale d'armes qui a mené à l'intervention du groupe tactique de la Sûreté du Québec. Deux hommes âgés de 17 et de 20 ans ont été arrêtés.

Killer a été dérobé le 31 juillet. L'animal est responsable, avec un autre molosse, de la mort d'un chien de petite taille, survenue rue Léopold le 24 juillet.

Les agents du Service des enquêtes sur les crimes majeurs, assistés par le groupe tactique d'intervention, ont débarqué dans un logement de la rue Foster vers 5 h 15. Killer se trouvait alors dans l'appartement. Il n'a pas été possible de savoir si les policiers étaient au courant ou pas de la présence de l'animal.

En plus d'arrêter sur place deux suspects, les policiers ont saisi une arme à feu, un pistolet à plomb, des munitions et des stupéfiants.

En après-midi, un des résidents de l'appartement, Ange Hatot, 20 ans, a brièvement comparu au palais de justice de Granby sous l'accusation d'avoir possédé une arme mal entreposée. L'air renfrogné, portant une barbe et un t-shirt bleu, il a appris qu'il devra rester détenu au moins jusqu'à jeudi, jour où son enquête sur remise en liberté pourrait avoir lieu.

Pour la Couronne, Me Karyne Goulet s'est opposée à sa remise en liberté; la preuve concernant M. Hatot n'était pas non plus disponible.

Malgré son jeune âge, une douzaine d'accusations figurent au dossier criminel du Waterlois incluant conduite dangereuse, recel, supposition de personne, introduction par effraction et bris de condition.

- Avec la collaboration de Pascal Faucher

C'est dans cet appartement de Waterloo que Killer... (Janick Marois) - image 2.0

Agrandir

C'est dans cet appartement de Waterloo que Killer a été retrouvé par les policiers mercredi matin.

Janick Marois

Une «excellente nouvelle» pour Carl Girard

Le directeur de la SPA des Cantons se réjouit de la capture de Killer. «Ça veut dire qu'il ne représente plus un risque pour la population. Donc pour nous, c'est une excellente nouvelle», affirme Carl Girard.

La SPA des Cantons a repris possession de Killer, mais se voit dans l'obligation de modifier son approche pour la suite des choses. «Le propriétaire du chien est venu nous menacer ici, directement. On a pris ça très au sérieux. Le chien ne sera pas gardé ici, étant donné la nature des individus qui sont concernés», confie M. Girard.

L'organisme pourra terminer son évaluation de Killer et de l'autre chien mêlé à l'attaque du 24 juillet dernier à Cowansville. Les résultats des analyses sont transmis aux autorités municipales, qui devront trancher sur son sort.

«Le chien va subir les conséquences du train de vie qu'il a eu. [...] À partir de là, comme contrôleur animalier, j'ai un choix à faire. Est-ce que je prends la chance de renvoyer ce chien-là dans la société, en me croisant les doigts qu'il ne défigure pas un enfant? À ce moment-là, je vais être un incompétent et je vais mériter le titre. Ou je prends une autre solution X, dont l'euthanasie fait partie, malheureusement.»

Le directeur de la SPA des Cantons dénonce les propos «hypocrites» de ceux qui qualifient Killer d'inoffensif. Il rappelle que la SPA des Cantons était déjà intervenue le 15 février dernier pour une morsure mineure sur une autre personne. Il rappelle également sa dure version des faits des événements du 24 juillet.

«On ne parle pas d'une morsure dans un accident qui a créé la mort. Le [carlin] a été tué et éventré. Le propriétaire du [carlin] a voulu séparer les deux autres chiens, il a été mordu au haut du corps. Une bonne morsure», raconte-t-il.

Ardent défenseur des pitbulls, Carl Girard n'a pas l'intention de changer son fusil d'épaule, malgré toute la saga entourant Killer. «Je vais continuer de me battre, parce que quant à moi, le chien va au-dessus de ces individus-là. Et puis je vais continuer de me battre pour la cause, même si ces petits individus-là continuent de nuire à la cause.» Jérôme Roy 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer