«Killer» en liberté: une amie du proprio témoigne

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«Killer» est présentement en liberté après qu'un individu l'ait volé à la SPA des Cantons dimanche dernier.

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Cowansville) Une amie du propriétaire de «Killer» insiste: ce pitbull n'est pas un chien dangereux et ne mérite pas d'être euthanasié. Dans le cadre d'une entrevue téléphonique avec La Voix de l'Est vendredi soir, elle a accepté - sous le couvert de l'anonymat - de confier sa version des faits après s'être affichée ouvertement sur Facebook.

D'entrée de jeu, elle dénonce les propos de Carl Girard rapportés la veille. Le directeur de la SPA des Cantons avait clairement affirmé que «Killer» était un chien dangereux.

«C'est faux! Je n'ai jamais vu Killer une fois être agressif. Je ne sais pas sur quoi il se base pour dire ça, parce que le chien, il l'a vu dans une cage entouré d'autres chiens qui sont agressifs ou qui ne sont pas habitués d'être là. C'est sûr que ça change le comportement d'un chien, mais de là à être agressif, j'en doute.»

D'après la femme, qui dit très bien connaître l'animal âgé d'environ cinq ans, «Killer» est un chien doux, habitué de côtoyer des enfants et des petits chiens.

«Un accident»

D'après elle, les événements du 24 juillet dernier constituent un malheureux accident. Dans sa version des faits, c'est la mère du propriétaire de «Killer» qui le promenait lorsque le molosse a attaqué un petit carlin qu'il a finalement tué.

«Elle était sur la rue Léopold, avec son chien à elle et Killer. Et puis le petit chien, le petit pug, c'est triste ce qui est arrivé c'est sûr, sauf que c'est aussi irresponsable de la part de son maître de ne pas avoir son chien en laisse et d'être assis au bar sans surveiller son chien.»

«Ça fait que le pug était tout seul, dehors. [...] Je ne dis pas que c'est de sa faute, sûrement pas. [...] Mais c'est lui qui a attaqué le chien en premier et c'est sûr qu'une morsure d'un gros chien comme ça sur un petit chien, ça ne lui donne pas grand chance de survie. Son but n'était sûrement pas de le tuer, mais le petit chien est venu et tu sais, les petits chiens, c'est prompt, ça jappe et puis ça essaie de se prouver», raconte la femme.

D'après elle, «Killer» ne mérite pas de mourir pour cet incident. «Je suis prête à comprendre qu'il y a des conséquences. Le propriétaire devrait avoir une amende [par exemple]. Mais de là à aller tuer l'animal, non.»

Qui a pris Killer?

L'amie du propriétaire n'a pas dévoilé l'identité de la personne qui a volé «Killer» à la SPA des Cantons, dimanche dernier. Elle a toutefois assuré que ce n'était pas le propriétaire de «Killer» et a accepté d'apporter quelques précisions.

«On s'entend que c'est quelqu'un de l'entourage du propriétaire. Tu sais, même le propriétaire, je pense, n'est pas au courant de qui exactement a pris le chien.»

Selon elle, le vol s'est bien déroulé. «La personne qui est allée le prendre, ce n'est pas le propriétaire. Et le chien connaît peu la personne. Puis regarde, il ne l'a pas mordu, il n'a pas été agressif, il branlait de la queue, il était super content!»

D'après elle, tout se déroule sans anicroche dans la nouvelle famille d'accueil de «Killer». «Il est ailleurs avec quelqu'un qui s'est offert de le prendre. Et puis dans le fond, il est bien. Il ne connaît pas les gens, ça fait que ce n'est pas vrai qu'il est dangereux et puis agressif.»

Elle est également restée vague sur l'autre chien saisi par la SPA, même si elle est certaine que la mort le guette. «Lui, il est resté là parce que j'imagine que les gens ne le connaissent pas aussi bien qu'on connaît Killer.»

Face à la justice

La femme a avoué ne pas trop connaître la suite des choses, ignorant pour le moment si le propriétaire de Killer allait reprendre un jour possession de son chien.

«Pour ça, je ne le sais pas. On va voir la tournure des événements. Parce qu'on s'entend que c'est l'euthanasie qui attendait Killer là. [...] J'imagine qu'ils [les autorités] vont continuer à le chercher [Killer].»

Elle raconte, par ailleurs, avoir reçu la visite de la police dimanche, après le vol de «Killer». Elle maintient cependant n'avoir rien à se reprocher. «Ils sont venus ici pour arrêter le propriétaire, parce qu'ils disaient que c'était le propriétaire [qui avait commis le vol]. Mais ce n'était pas le propriétaire. [...] Le propriétaire n'a pas été arrêté, mais moi je me suis fait arrêter et emmené au poste. J'ai été relâché avec des conditions.»

Elle dit avoir été accusée de vol et d'introduction par effraction, mais ignore ce que le système judiciaire lui réserve personnellement.

Par ailleurs, le propriétaire de Killer était en compagnie de la femme au moment de l'entrevue téléphonique, mais n'a pas voulu s'adresser à La Voix de l'Est.

Pourquoi s'afficher?

En publiant des messages sur Facebook et en acceptant de parler à La Voix de l'Est, la femme espère faire changer la vision qu'ont les gens de «Killer».

«Moi, mon but, c'est juste de faire changer l'opinion des gens. Tu sais, un accident c'est vraiment plate, mais on ne peut pas juger le chien par son comportement d'une semaine en cage. Ni par un malheureux accident.»

Elle croit fermement que «Killer» a été traité en fonction de sa race. «L'histoire n'aurait jamais été aussi médiatisée si ce n'avait pas été un pitbull. Je suis certaine de ça.»

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