Lac Bromont: un espace bleu au coeur des montagnes

Le lac Bromont est l'endroit idéal pour naviguer... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Le lac Bromont est l'endroit idéal pour naviguer au coeur des montagnes, que l'on voit peu importe dans quelle direction notre regard s'arrête.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Bromont) Les amateurs de plein air sont servis à souhait dans la région avec des pistes cyclables, des parcs, des montagnes et des attractions de tout genre. Pourquoi ne pas faire des lacs votre terrain de jeux cet été? La Voix de l'Est vous invite à naviguer avec nous pour découvrir - ou redécouvrir -de véritables coins de paradis aquatiques où vous aurez de quoi vous amuser.

Peu importe dans quelle direction notre regard s'arrête, on y voit des montagnes. Bien qu'il soit de petite taille, le lac Bromont permet aux plaisanciers de savourer la beauté d'un environnement où les milieux protégés sont d'une importance capitale.

«Je pense que la particularité du lac Bromont par rapport à de petits lacs de la région, c'est qu'il a encore environ deux tiers du contour du lac qui est peu urbanisé, qui est conservé et qui est à l'état naturel, ce qui aide beaucoup dans la gestion des apports au lac et au niveau de l'aspect écologique du lac», explique Anne Joncas, présidente d'Action conservation du bassin versant du lac Bromont (ACBVLB).

D'une superficie d'à peine 0,5 kilomètre carré, le lac Bromont est idéal pour naviguer en eau calme. En se présentant à la plage, un quai nous permet de mettre à l'eau notre embarcation - aucune location n'est offerte sur place - comme un canot, un kayak, une planche à voile ou à pagaie.

En ramant jusqu'au centre du lac, une vue imprenable sur les montagnes s'offre à nous, et ce, peu importe dans quelle direction on regarde. «On se sent vraiment ailleurs au lac Bromont», décrit Mme Joncas. Du côté sud du plan d'eau, il y a un habitat protégé du rat musqué, ce qui signifie qu'aucun développement n'est possible. Le décor est tout ce qu'il y a de plus naturel, mis à part une poignée de résidences que l'on peut apercevoir.

En se dirigeant vers le barrage, on peut parfois observer l'oeuvre des castors. «On a des huttes de castors qui sont à l'exutoire du lac, décrit la présidente de l'association. À l'occasion, ils viennent gérer notre niveau d'eau parce qu'ils font des barrages en amont du barrage. Habituellement, on cohabite assez bien!»

Vers un lac laboratoire?

Le lac, créé possiblement lors des fontes glaciaires, a un état de santé précaire, comme bien des plans d'eau au Québec. Depuis 40 voire 50 ans, il est affecté par des épisodes de cyanobactéries.

Les bénévoles d'Action conservation du bassin versant du lac Bromont ont fait appel à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) en 2006 - avec qui ils travaillent toujours en partenariat - afin de documenter scientifiquement les problématiques du lac et obtenir les recommandations issues des recherches pour mieux identifier les actions à poser.

«Les conclusions des recherches ont clairement démontré que même si on arrêtait complètement les apports en phosphore au lac par les tributaires, la quantité de phosphore est accumulée est tellement importante qu'elle est responsable des épisodes de bloom de cyanobactéries», explique Mme Joncas.

«Pour sauver le lac Bromont, on devait aller de l'avant avec une technique restauration, donc une technique de captage du phosphore. C'est ce qui a été recommandé par les chercheurs de l'UQAM et on travaille en partenariat avec le ministère de l'Environnement depuis plusieurs années. Ils ont accepté le lac Bromont comme site de démonstration pour la technique de phoslock, qui est une technique de captage de phosphore. Le lac Bromont deviendrait un lac laboratoire pour permettre l'accréditation, l'utilisation de ce produit-là au Québec. Si tout va bien et qu'on réussit à lever le financement, le projet pourrait se réaliser dès l'automne», explique la présidente de l'association.

Ceux qui ont essayé la technique n'ont plus vécu de boom de cyanobactéries par la suite, renchérit-elle. «La qualité d'eau devrait s'améliorer instantanément. Ça améliore la transparence de l'eau et élimine les algues bleues.»

Des efforts ont également été déployés en collaboration avec la Ville de Bromont en 2007 pour élaborer un schéma d'aménagement global de l'eau et ainsi identifier les problématiques du bassin versant à l'aide de points GPS. Un plan d'action, élaboré de concert avec les acteurs du milieu, a été créé pour prioriser les actions à entreprendre. Il y a notamment eu adoption de réglementation en matière de fosses septiques, de déboisement et de construction en montagne.

«Ce qui fait la force et qui permet d'en arriver où on est aujourd'hui est d'avoir travaillé en partenariat avec le milieu universitaire, la ville et les citoyens», estime Mme Joncas.

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