Ligne électrique: Bromont veut un nouveau tracé

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Le conseiller Louis Villeneuve souhaite qu'«aucuns travaux ne soient débutés sans qu'une solution acceptable n'ait été identifiée et présentée à la Ville».

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Bromont) Les félicitations ont fusé à l'hôtel de ville de Bromont, lundi soir, lorsque les élus ont adopté une résolution visant à exprimer leur désaccord face aux tracés de distribution électrique proposés par Hydro-Québec, dans le secteur des chemins Magog et de Gaspé. La Ville demande à la société d'État de lui fournir une solution alternative qui ne portera pas atteinte au paysage des routes dites champêtres ou panoramiques.

Le conseiller municipal du district de Lac Bromont, Louis Villeneuve, a énuméré plusieurs autres conditions faisant partie de la résolution. Les futurs scénarios qui seront présentés par Hydro-Québec à la Ville ne devront pas entraîner de coûts majeurs à la collectivité, notamment, et devront «tenir compte de la grande fragilité du lac Bromont et respecter les objectifs visés dans le plan directeur de réduction des apports en nutriments responsables des efflorescences d'algues bleu-vert (...)».

Ce dernier élément ne faisait pas partie du débat, le 14 juillet dernier, quand Hydro-Québec a présenté trois scénarios de tracés aux résidants concernés par l'installation du réseau électrique triphasé découlant de la construction du nouveau poste d'Adamsville. La préservation du lac est venue s'ajouter à l'argumentaire de la soixantaine de citoyens s'étant déplacés pour protéger la valeur écologique de leurs rues bordées d'arbres centenaires.

Jérôme Dussault, un résidant du chemin de Gaspé, avait alors lancé une pétition qu'il a déposée, lundi, à la Ville. «Je crois que ça a été un très bel exercice citoyen que vous nous avez apporté, les élus, de nous donner la chance d'écouter ce qu'Hydro avait à nous proposer. Et nous autres, en échange, on leur a signifié que c'était non acceptable d'aller sur des chemins qu'on a classés panoramiques, qu'on désire protéger. C'est tellement plus facile de détruire que de construire», a fait valoir le Bromontois, satisfait de l'appui de la municipalité dans ce dossier qui lui tenait à coeur.

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«C'est tellement plus facile de détruire que de construire», a fait valoir Jérôme Dusault, le citoyen à l'origine d'une pétition pour que la nouvelle ligne électrique ne soit pas installée sur les routes panoramiques.  

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Chemin Farr

Louis Villeneuve sera clair dans sa demande à Hydro-Québec. Il souhaite qu'«aucuns travaux ne soient débutés sans qu'une solution acceptable n'ait été identifiée et présentée à la Ville». Le conseiller a rappelé que Bromont avait inscrit depuis 2003 les chemins Magog et de Gaspé à son plan d'urbanisme comme routes champêtres et panoramiques et qu'un règlement spécifique les protégeait, notamment, «de toute coupe d'arbres».

L'option du chemin Farr, présentée par les citoyens du secteur touché, pourrait être envisagée. La résolution précise que si tel était le cas, la valeur écologique de la route devra être préservée. «Ce projet-là en soi est intéressant, mais il y a des impacts environnementaux et financiers qu'il faut considérer», a rappelé la mairesse, Pauline Quinlan. Pour que la ligne électrique y soit implantée, il faudrait effectivement que la Ville rende cette route carrossable et d'une largeur suffisante pour accueillir les véhicules d'Hydro-Québec, en plus d'en assurer l'entretien en toutes saisons.

«S'il y a des sommes importantes, l'ensemble des citoyens ou les citoyens d'un secteur devront assumer ces frais-là», a indiqué Mme Quinlan. Une décision devra être prise par la municipalité à cet effet.

La mairesse espère qu'une entente sera possible avec la société d'État. «Hydro-Québec demeure maître d'oeuvre et responsable de la décision finale», a-t-elle toutefois précisé.

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