Maison Gilles-Carle: Appui Montérégie s'explique sur la subvention rejetée

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L'Appui Montérégie, qui distribue les subventions gouvernementales, a rejeté le projet de services externes du Regroupement soutien aux aidants de Brome-Missisquoi.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Le projet du Regroupement soutien aux aidants de Brome-Missisquoi pour continuer à offrir des services externes aux aidants naturels présentait des carences. C'est la raison pour laquelle il n'a pas obtenu une autre subvention de 186 000 $ pour la Maison Gilles-Carle.

Le comité de sélection d'Appui Montérégie, l'organisme responsable de distribuer les subventions gouvernementales liées aux différents services communautaires de santé dans la région, n'a pas retenu le projet du Regroupement parce qu'il ne répondait pas aux critères des deux programmes d'aide financière visés, a appris La Voix de l'Est.

Ceux-ci doivent être en lien avec des services externes et ne doivent pas servir à défrayer une partie des coûts de fonctionnement de la Maison Gilles-Carle.

L'analyse de la reddition de compte préparé par le Regroupement expliquant comment les 558 000 $ (186 000 $ x 3 ans) ont été dépensés de 2012 à 2015 a influencé les membres du comité de sélection. Ceux-ci ont convenu de ne pas lui accorder à nouveau cette aide financière, a indiqué mercredi Suzanne Tardif, présidente du conseil d'administration d'Appui Montérégie. «L'analyse a été serrée. Le comité a décidé de ne pas retenir le projet parce qu'il n'a pas récolté assez de points. C'est un super beau projet, mais à un moment donné, il faut choisir les meilleurs projets.»

Mme Tardif n'a pas voulu entrer dans les détails des éléments qui ont plombé le projet du Regroupement. Elle a laissé entendre, toutefois, que des montants auraient servi au fil des ans à payer des services ou des frais en lien avec la Maison Gilles-Carle. Or, a-t-elle ajouté, l'établissement reçoit chaque année 180 000 $ du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'Estrie pour défrayer ses coûts fixes et de services.

Le nombre élevé de projets communautaires présentés à Appui Montérégie n'a pas aidé la proposition émanant de Brome-Missisquoi, a dit Mme Tardif. Elle note une hausse de20 % cette année du nombre de projets déposés pour obtenir du financement.

Raison exagérée

Veerle Beljaars s'est dite étonnée des explications données par Mme Tardif. En aucun temps, l'argent des subventions a été mal utilisé, assure la directrice générale du Regroupement soutien aux aidants de Brome-Missisquoi. «On a des postes budgétaires très précis. On ne peut pas passer une facture qui n'a pas d'affaire là. Notre comptable agréé respecte toutes les règles», soutient-elle.

Le système d'appréciation des projets de services de santé présente des carences, croitMme Beljaars. Les organismes ne peuvent répondre aux questions ou commentaires des membres du comité de sélection lors de l'analyse de leurs projets. Cela peut mener à des erreurs d'interprétation, dit-elle.

«Dans un de nos projets, ils nous ont dit que les salaires payés étaient trop élevés. Dans l'autre, on payait les mêmes salaires et ils nous ont dit que c'était correct. Ça devient difficile à comprendre comment ils fonctionnent et ce qu'on peut leur répondre», a-t-elle dit.

Les projets présentés par le Regroupement sont bien ficelés, assure Mme Beljaars. «Ils sont préparés par des gens compétents et révisés par les personnes sur notre conseil d'administration. On a des gens qui connaissent très bien le réseau de la santé, des gens d'affaires avec de l'expérience. C'est une grande force pour notre organisme.»

Des erreurs peuvent avoir été commises par le Regroupement depuis 2012, fait remarquer Richard Leclerc. Mais refuser de reconduire une subvention aussi importante pour cette raison est exagéré, selon ce membre du conseil d'administration du Regroupement.

«C'est disproportionnée comme décision. En raison de ça, on doit fermer la maison (Gilles-Carle) pour dix semaines. C'est une punition qui a des conséquences énormes pour les gens que l'on aide», a-t-il dit. «Nous, ce qu'on souhaite, c'est de donner des services aux aidants naturels. Là, nous n'en donnons pas.»

Le Regroupement pourra présenter en septembre un projet modifié de services externes aux aidants naturels, a dit Mme Tardif. Son organisation offre son aide pour s'assurer que les objectifs du projet respectent les paramètres des programmes, a-t-elle dit.

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