La prison pour un ancien toxicomane

En juillet 2014, M. Robitaille a notamment été intercepté à... (Archives, La Presse)

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En juillet 2014, M. Robitaille a notamment été intercepté à Waterloo en possession de cannabis et de méthylènedioxypyrivalérone (MDPV), en petites quantités, alors qu'il faisait l'objet d'une surveillance policière.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Un ex-toxicomane a pris le chemin des cellules, la semaine dernière, pour plusieurs délits commis dans la région au cours des deux dernières années.

Dans un jugement daté du 21 juillet dernier, le juge Serge Champoux de la Cour de Granby a condamné Stéphane Robitaille à quatre mois, deux semaines et cinq jours de prison. La peine est assortie d'une probation de deux ans.

Cette sentence s'applique à une série de délits commis au cours des deux dernières années. En juillet 2014, M. Robitaille a notamment été intercepté à Waterloo en possession de cannabis et de méthylènedioxypyrivalérone (MDPV), en petites quantités, alors qu'il faisait l'objet d'une surveillance policière.

En outre, à trois reprises entre mars et mai 2015, l'individu s'est introduit par effraction à l'éco-centre de Waterloo pour y commettre des vols avec une complice, en l'occurrence sa conjointe des dernières années de qui il s'est séparé depuis. Les biens dérobés sont principalement des ordinateurs destinés au recyclage. Ces délits ont mené à une perquisition au domicile de M. Robitaille, en mai 2015, chez qui les policiers ont découvert93 pilules de métamphétamine.

Il a également proféré des menaces de mort envers un de ses voisins et sa famille en septembre 2015. Les policiers ont à nouveau trouvé près d'une cinquantaine de comprimés de méthamphétamine chez lui lors de son arrestation.

Consommateur assidu de psychotropes

Un rapport présentenciel décrit l'accusé de manière peu flatteuse. Sans formation, n'ayant jamais occupé d'emploi à long terme, consommateur assidu de psychotropes et ayant cumulé depuis 2002 quelques antécédents judiciaires liés aux drogues, à des vols et au non-respect de conditions lui étant imposées, «il apparaît comme une personne complètement inactive au niveau occupationnel et dont la vie, semble été jusqu'ici axée sur la recherche de plaisir», note le juge Champoux.

Les deux parties se sont entendues sur une peine de six mois d'emprisonnement assortie d'une probation de deux ans. La défense suggérait même une peine plus longue, rapporte le jugement, mais proposait d'en soustraire la période de temps où l'accusé s'est trouvé en cure de désintoxication.

M. Robitaille a en effet complété un séjour de sept mois et demi à la Maison L'Envolée de Shefford, en avril. Depuis, il demeure chez sa mère et des membres de son entourage affirment qu'il a cessé toute consommation de drogue, qu'il se cherche du travail et qu'il n'a plus de contact avec son ex-conjointe, elle aussi aux prises avec des problèmes de toxicomanie.

«On discerne évidemment qu'en soustrayant la durée du séjour dans cette institution majorée de 50 %, comme le souhaite la défense, il ne resterait aucune période à purger», écrit le juge Champoux, peu convaincu par cette proposition.

Le juge souligne qu'au cours de son séjour en cure, l'accusé a échoué un test de dépistage de drogue et a fait l'objet d'une dénonciation suivant laquelle il voulait faire entrer des stupéfiants dans le centre, ce qu'a nié le principal intéressé, qui en conséquence a dû recommencer sa thérapie.

De plus, l'accusé a démontré peu de motivation à participer à des rencontres des Narcotiques anonymes et à effectuer un retour aux études, deux initiatives qu'il avait lui-même identifiées pendant sa thérapie, remarque le juge Champoux.

«Le résultat de la thérapie me semble plutôt mitigé. La reprise en main de celui-ci à la sortie de celle-ci est discutable et les progrès, s'il en est, extrêmement fragiles», écrit le magistrat, qui a finalement consenti à créditer un mois de temps de détention, compte tenu de la cure et des six jours de détention préventive passés derrière les barreaux préalablement.

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