Mont Rougemont: un projet pour protéger le milieu naturel

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Le mont Rougemont abrite des espèces floristiques témoignant de la grande richesse de son parterre forestier. S'y réfugient également de nombreuses espèces fauniques nocturnes comme le polatouche, le pékan et différents rapaces, fait savoir l'Association du mont Rougemont.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Rougemont) Les propriétaires de terrains du mont Rougemont s'unissent pour protéger le milieu naturel et la richesse de l'écosystème de la montagne. Un nouveau projet de l'Association du mont Rougemont, aidé financièrement par Environnement Canada, se donne deux ans pour y parvenir.

«Cette montagne abrite des espèces floristiques témoignant de la grande richesse de son parterre forestier. S'y réfugient également de nombreuses espèces fauniques nocturnes comme le polatouche, le pékan et différents rapaces. Finalement, les cours d'eau regorgent de salamandres des ruisseaux, qui sont très sensibles à la qualité de l'eau. Toutes ces espèces sont dépendantes de l'intégrité du sol forestier et de son humidité», fait savoir l'association, qui regroupe plus d'une centaine de membres possédant plus de la moitié des terres de la montagne. D'autres membres sont aussi des sympathisants à la cause, bien qu'ils ne soient pas des propriétaires montagnards.

«C'est un projet qui va se terminer en décembre 2017, renchérit le coordonnateur Pierre Pontbriand. La première année, on s'attarde surtout à faire un diagnostic (de l'état des lieux) et la deuxième année, on va procéder aux travaux.»

L'an prochain, un minimum de dix sites sera restauré via diverses activités, notamment la plantation de végétaux indigènes, le retrait de déchets dans l'environnement et l'identification de zones sensibles. Ce faisant, on espère améliorer la qualité de l'environnement du mont Rougemont, tout en préservant les habitats fauniques qui s'y trouvent.

«Situation anarchique»

Par ailleurs, la fermeture de certains sentiers, ou du moins certaines portions est envisagée pour permettre aux habitats de survivre et de se régénérer. La circulation non organisée dans la montagne a, au fil du temps, compacté le sol, accéléré l'érosion, fragmenté certains habitats, sans compter l'accumulation de déchets. «Il faut rappeler que le mont Rougemont n'est pas un lieu public. Il est composé de propriétés privées», souligne M. Pontbriand.

«Mais depuis une cinquantaine d'années, il s'est développé un réseau de sentiers sauvages en parallèle aux sentiers que se sont aménagés certains propriétaires, poursuit-il. La situation est devenue anarchique: n'importe qui vient et n'importe comment, malgré la signalisation qui interdit d'empiéter sur des propriétés privées. Il y a deux accès principaux aménagés par les propriétaires avec des barrières, mais des gens passent par des propriétés privées pour aller en montagne. (...) Certains promeneurs sont tolérés, comme ceux qui se rendent à la croix par un sentier aménagé à cet effet. Un piéton seul, ça ne détruit pas grand-chose, mais des centaines de personnes, ça finit par faire son effet.»

C'est sans compter les adeptes de vélo de montagne ou d'équitation - il y aurait même des balades en carriole dans la montagne, soutient M. Pontbriand -, les quadistes et des campeurs, qui font des feux de camp et qui laissent traîner des déchets après leur passage. Certains intrus auraient aussi menacé des montagnards les ayant interpellés pour leur demander de quitter leur terrain.

Informer et sensibiliser

Le projet comporte donc un volet informatif pour sensibiliser les résidants et les randonneurs à l'importance de respecter le milieu. Le projet inclut la création et la diffusion de fiches d'observation et de restauration, en collaboration avec l'organisme Nature-Action Québec.

L'Association du mont Rougemont espère ainsi mettre un terme au manque de civisme manifesté par certains visiteurs de l'endroit. «Si au moins, on pouvait sensibiliser les promeneurs à ne pas aller sur les terrains privés et à ramasser les déchets, on pourrait protéger minimalement les milieux naturels», croit M. Pontbriand.

Restera ensuite à trouver des volontaires pour mener le projet à terme.Selon le communiqué, une vingtaine de propriétaires ont manifesté leur intérêt à prendre part au projet, que ce soit en offrant de leur temps pour la réalisation des activités de restauration ou au repérage de sites dégradés, de même qu'en donnant l'accès à leur terrain. Une cinquantaine de lots ont ainsi été identifiés jusqu'à présent, mentionne-t-on.

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