Tempête de grêle: un centre temporaire pour les autos abîmées

Qualifiés de «vrais gars de grêle» par Marc... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Qualifiés de «vrais gars de grêle» par Marc Dumas de CSI, quatre techniciens sont dédiés exclusivement au débosselage sans peinture à Granby pour environ un mois. Ils peuvent réparer jusqu'à dix automobiles par jour.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Granby) Les éléments se sont déchaînés le 18 juillet dernier et plusieurs doivent encore composer avec les dégâts qu'ils ont laissés dans leur sillage. Si les spectaculaires dommages causés par une microrafale à Roxton Falls ont retenu énormément d'attention, la grêle qui s'est abattue sur la région a également entraîné sa part de problèmes.

Plusieurs propriétaires d'automobiles peuvent en témoigner. À un point tel qu'Intact Assurance a décidé d'ouvrir à Granby un centre temporaire spécifiquement consacré à la réparation de véhicules endommagés par les intempéries.

«On a atteint une masse critique où on jugeait que c'était plus efficace de se déplacer en région, de pouvoir rencontrer nos assurés sur place et de leur offrir une solution qui est clé en main grâce à notre centre temporaire», explique d'entrée de jeu Alexandre Royer, porte-parole d'Intact Assurances.

Sans préciser le nombre de clients touchés par la grêle la semaine dernière dans la région, M. Royer estime à «quelques centaines» le nombre d'assurés s'étant manifestés depuis. Il ajoute que certains pourraient les imiter dans les prochaines semaines, les dégâts causés par la grêle n'étant pas toujours aperçus au premier coup d'oeil.

Un procédé particulier

Ouvert depuis mardi et pour environ un mois, le centre offre aux assurés un service d'estimation et, si possible, un procédé de débosselage sans peinture. Selon M. Royer, le procédé offre un «résultat impeccable», de même que de nombreux avantages.

«De un, c'est beaucoup plus rapide et puis oui, au niveau des coûts, c'est clair que c'est intéressant également, reconnaît-il. Mais je pense qu'on mise davantage sur l'expérience client: on veut que les gens puissent reprendre leur véhicule, qu'il soit réparé à leur satisfaction le plus tôt possible.»

Le porte-parole plaide qu'en évitant la peinture, ce type de débosselage est plus écologique et préserve la valeur de revente du véhicule. Le procédé permet également aux propriétaires de retrouver leur automobile après quelques jours d'attente seulement. M. Royer souligne au passage que cela soulage les débosseleurs de la région, très sollicités à la suite d'une tempête comme celle du 18 juillet dernier.

Malheureusement, les sinistrés n'ont pas tous accès à ce procédé. Lorsque les dommages sont trop importants, les clients sont nécessairement référés au débosselage traditionnel. Leur automobile peut même être déclarée «perte totale» - cas extrême qui n'a pas encore été observé ici.

Un spécialiste canadien

C'est l'entreprise Catastrophe Solutions International (CSI) qui se charge du débosselage sans peinture pour les clients d'Intact assurances. Marc Dumas, responsable de l'équipe sur place, dit réparer jusqu'à dix véhicules par jour en utilisant ce procédé.

Quatre techniciens - «des vrais gars de grêle», spécifie M. Dumas - se consacrent exclusivement à cet ouvrage. Ils utilisent des outils bien précis comme des tiges de métal, des marteaux et des ventouses pour réparer les dommages causés par la grêle. M. Dumas explique que deux méthodes sont utilisées par son équipe. Lorsque les techniciens ont accès à l'intérieur de la carrosserie, ils peuvent «masser» les bosses pour les faire disparaître. Autrement, ils utilisent une colle sur la surface endommagée pour former une membrane qu'ils tirent ensuite à l'aide d'une ventouse.

En neuf ans de métier, c'est la première fois qu'il vient travailler dans la région. L'été dernier, il avait oeuvré à Coaticook à la suite d'une autre violente tempête. M. Dumas, qui promène son équipe spécialisée à la grandeur du pays, raconte en passant que la capitale nord-américaine de la grêle est l'Alberta. Il estime que dans cette province de l'Ouest canadien, celle-ci peut frapper deux fois par jour. Mince consolation, s'il en est une, pour les sinistrés du 18 juillet dernier.

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