Jeux équestres mondiaux à Bromont: la FEI ne reviendra pas sur sa décision

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Tout espoir de voir la crème des cavaliers converger vers Bromont en 2018 vient de s'envoler pour de bon.

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

Le dernier espoir que Bromont accueille les Jeux équestres mondiaux (JEM) en 2018 vient de s'envoler. La Fédération équestre internationale (FEI) a écarté lundi toute possibilité de faire marche arrière dans le dossier, contrairement à ce qu'espérait le député fédéral de Brome-Missisquoi, Denis Paradis.

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Le député Denis Paradis.

Christophe Boisseau-Dion, archives La Voix de l'Est

En entrevue à Radio-Canada, la Secrétaire générale de la Fédération, Sabrina Ibanez, a été très claire. «Même avec la possibilité du financement du fédéral, et l'appui local et provincial qu'on a, on a déjà convenu d'un accord avec le comité (NDLR: organisateur, le COJEM) de mettre fin avec notre partenariat et il est vraiment trop tard pour revenir sur notre décision», a-t-elle indiqué, rappelant également que le COJEM n'avait pas réussi à attirer des investisseurs privés pour soutenir l'événement. «Cette situation-là n'a pas changé», a-t-elle souligné.

Le week-end dernier, le député de Brome-Missisquoi avait ravivé l'espoir d'une tenue des JEM à Bromont. Il affirmait qu'en réduisant le budget des Jeux de 100 M$ à 80 M$, un investissement de 9 M$ du gouvernement fédéral pourrait être possible. Selon lui, cela aurait pu inciter des partenaires privés à embarquer à leur tour.

Déception

Joint lundi au téléphone, le député fédéral Denis Paradis s'est montré étonné de la décision de la Fédération. En fait, c'est La Voix de l'Est qui lui a appris la nouvelle. «C'est décevant si c'est le cas», a-t-il laissé tomber, ajoutant qu'il n'avait eu aucune confirmation de la part du COJEM à cet effet.

«On s'attendait de la Fédération à ce qu'elle puisse quand même donner une semaine, 10 jours, pour voir quelles seraient les solutions alternatives. C'est ce que les gens de Bromont me disaient», a soutenu M. Paradis.

Les budgets revisités n'auront finalement pas eu le temps de se rendre à la FEI. «Si même la nouvelle présentation est bloquée à ce niveau, les chances sont zéro. C'est aussi simple que ça, c'est vraiment dommage», s'est désolé le député fédéral, qui estimait dimanche à «1-2-3%» les chances que cette nouvelle option fonctionne.

Plan B?

Avec cette décision sans appel de la FEI, le député fédéral se questionne. «Ce qu'on m'a laissé entendre, c'est qu'il n'y avait pas nécessairement de plan B au niveau de Lausanne (sur l'identité de la ville qui, à défaut de Bromont, pourrait accueillir les Jeux). (...) Peut-être qu'ils en avaient un, plan B», avance-t-il comme hypothèse.

Les Jeux équestres mondiaux de Bromont ont rencontré de nombreuses embûches depuis leurs débuts. «Ça a tardé à partir, cette affaire-là. Quand ça a été octroyé il y a deux ans, ils auraient dû se mettre à travailler la pédale au fond. J'ai l'impression que ça a tardé beaucoup à démarrer dans la recherche de commandites, entre autres», a souligné Denis Paradis.

La Fédération, de concert avec le COJEM, a annoncé le 22 juillet l'annulation des Jeux à Bromont.

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