Paradis ne jette pas l'éponge

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Selon l'opinion du député de Brome-Missisquoi, Denis Paradis, réduire le budget de 100 M$ à 80 M$ pourrait attirer un investissement de 9 M$ du gouvernement fédéral.

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(Bromont) Coup de théâtre dans le dossier des Jeux équestres mondiaux (JEM): le député fédéral Denis Paradis ravive un très mince espoir que l'événement pourrait tout de même se dérouler en 2018 à Bromont, malgré l'annulation annoncée vendredi dernier par la Fédération équestre internationale (FEI).

Selon le député libéral de Brome-Missisquoi, réduire le budget de l'événement de 100 M$ à 80 M$ pourrait attirer un investissement de 9 M$ du gouvernement fédéral. «Je ne peux rien assurer, mais si on revoit les chiffres à la baisse, Ottawa pourrait investir», affirme-t-il. Il ajoute que ça pourrait possiblement convaincre des gens du privé d'injecter des fonds dans les JEM.

Mais il faut faire vite pour présenter une version 2.0 des Jeux de Bromont. «J'ai eu beaucoup de coups de fil depuis l'annonce de vendredi. La FEI est quand même mal prise - l'organisation ayant encore confirmé vendredi dernier qu'elle n'avait pas de plan B pour la tenue des Jeux - mais elle ne va pas toujours attendre. On parlait d'un délai d'une semaine à 10 jours pour réviser les chiffres», explique Denis Paradis.

Il précise que c'est avec la conseillère spéciale du Comité organisateur des Jeux équestres mondiaux (COJEM), Susan Burkman, qu'il a eu des discussions pour redonner vie au projet. «C'est elle qui m'a contacté pour me dire qu'elle pouvait réviser les chiffres à la baisse», indique le député libéral.

«Comprenez-moi bien, on parle ici d'une mince chance de 1-2-3% que ça fonctionne, avoue Denis Paradis, qui demeure réaliste. Mais c'est trop important pour la région, le Québec et même le Canada pour qu'on ne tente rien pour sauver les Jeux. On n'a rien à perdre.»

De son côté, la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, dit appuyer les efforts de Denis Paradis. «Je crois que les Jeux équestres sont une opportunité incroyable. S'il y a un espoir, bien que mince, on doit aller jusqu'au bout», a-t-elle mentionné dimanche en entrevue à La Voix de l'Est, réitérant que la Ville respecterait ses engagements de 2 M$ si les Jeux ont lieu.

La Voix de l'Est a tenté de joindre Susan Burkman en soirée, sans succès.

Pas au courant

Étonnamment, le président du COJEM, Rosaire Houde, a affirmé dimanche n'être au courant d'aucune démarche dans le but de ramener les Jeux à Bromont. «Ni moi ni les membres du CA du COJEM ni des cadres, ne se sont réunis ou n'ont été à aucune rencontre, quelle qu'elle soit, en lien avec un nouveau budget pour les Jeux équestres mondiaux», a-t-il soutenu à plusieurs reprises, lorsque joint par La Voix de l'Est.

«Légalement, COJEM n'a plus aucun droit sur l'organisation, a-t-il ajouté. On s'en va en liquidation prochainement.»

M. Houde affirme également ne pas avoir eu de communications avec Denis Paradis depuis l'annonce vendredi.

Appelé à réagir aux affirmations du député fédéral, Rosaire Houde croit qu'il serait difficile de tenir l'événement avec un budget de 80 M$. «Y'a des gros sacrifices qui seraient à faire. Est-ce qu'on coupe en matière en sécurité? Non. Est-ce qu'on peut couper dans les soins aux chevaux? Non plus. Les options sont minces [...], mais y'a rien d'impossible», se questionne-t-il à voix haute. Mais le temps commence à manquer, rappelle-t-il.

«Et détrompez-vous, je les voulais les Mondiaux. Je les ai vraiment voulus et j'y ai rêvé longtemps. Maintenant, je ne peux pas empêcher des gens d'y rêver encore», admet Rosaire Houde.

Difficultés

Les Jeux équestres mondiaux de Bromont ont connu d'énormes difficultés depuis leurs débuts.

L'organisation des Jeux peinait à susciter la ferveur des citoyens depuis le jour un. Le projet de manège équestre avait même soulevé la grogne au sein de la population, obligeant les architectes à retourner à la table à dessin.

En avril, le président-directeur général du COJEM, Luc Fournier ainsi que quatre membres du conseil d'administration avaient quitté le navire. Sans compter les bailleurs de fonds privés qui n'étaient pas au rendez-vous. Seul l'horloger suisse Longines, affilié à la FEI, a accordé un peu plus de 3 M$. Bien maigre pour boucler un budget de commandites avoisinant 40 M$.

D'ailleurs, la Fédération avait fixé la date butoir du 15 juillet afin que le comité organisateur de l'événement recueille 25 M$ pour garder la tête hors de l'eau. Ce qui ne s'est pas concrétisé.

- Avec la collaboration de Jean-François Guillet

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