«Maintenant, il faut tourner la page»

Bromont n'aura pas la chance d'accueillir les meilleurs... (Philippe Millereau, KMSP)

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Bromont n'aura pas la chance d'accueillir les meilleurs cavaliers du monde, comme l'a fait précédemment la Normandie en 2014.

Philippe Millereau, KMSP

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le député fédéral de Brome-Missisquoi, Denis Paradis, estime avoir fait tout ce qu'il pouvait pour empêcher le projet des Jeux équestres mondiaux de Bromont de dérailler. En vain. Le vétéran politicien ne cachait pas sa déception lorsque La Voix de l'Est l'a contacté, vendredi.

«Je trouve ça dommage parce que des événements internationaux en région, il n'y en a pratiquement pas. On a perdu les Jeux des pompiers à Montréal et quelques autres. Heureusement, je ne crois pas que ça portera ombrage à ce qui se fait de bien dans notre coin dans le monde équestre», a indiqué Denis Paradis, faisant notamment référence à l'International Bromont.

En ce qui concerne le fait qu'Ottawa ait refusé de supporter les Jeux, le député fédéral de Brome-Missisquoi y voit un geste logique «dans les circonstances».

«Il y avait beaucoup d'incertitude au plan financier depuis des mois. C'est un peu le chien qui court après sa queue, a-t-il imagé. Ottawa a manifesté certaines hésitations. C'est légitime. J'ai fait des pieds et des mains, mais ça n'a pas fonctionné.»

Gestion défaillante?

Temps et argent. Ce sont les deux principaux ingrédients qui ont manqué pour que les Jeux équestres mondiaux voient le jour comme prévu à Bromont en 2018, a réitéré à plusieurs reprises le président intérimaire du conseil d'administration du COJEM, Rosaire Houde. Denis Paradis tient des propos similaires.

«Je suis le député, mais on m'a mis à contribution il y a seulement quelques mois. Il y a eu beaucoup de temps perdu avec le premier c.a des Jeux. Je ne connais pas leur agenda, mais le constat, c'est que les sommes du privé, ils ne sont pas allés les chercher.»

Marchel Bundock, le président de la Société d'agriculture du comté de Shefford - l'organisation qui gère les infrastructures du site équestre olympique de Bromont  - abonde dans le même sens.

«On avait le mandat d'aller chercher les Jeux. On l'a fait. Si c'était à refaire, peut-être qu'on se serait mêlé davantage de la sélection des gens qui allaient les réaliser. (...) Le COJEM, c'est là le problème, a-t-il fait valoir. La SACS, on était prêts pour les Jeux.»

De son côté, le président-directeur général démissionnaire du COJEM, Luc Fournier, avait évoqué en entrevue à La Voix de l'Est qu'un différend majeur entre la SACS et son équipe minait la progression du projet de longue haleine. Celui-ci avait alors précisé qu'une gestion commune était au coeur du bras de fer qui traînait en longueur.

«Depuis le début, ça tourne carré entre les deux organisations. Il faut parler d'une seule voix, avoir la même vision. On est obligés de se marier [jusqu'à l'événement], mais la SACS ne veut pas. On ne peut pas travailler en parallèle.»

Vers l'avant

Malgré l'échec des Jeux équestres mondiaux à Bromont, la SACS veut garder le cap sur les nombreux projets qu'elle a dans ses cartons, a indiqué son dirigeant. L'organisation envisage toujours d'ériger un manège équestre. «On aura un manège, mais il ne sera pas d'aussi grande envergure [que celui prévu pour 2018]», a précisé M. Bundock.

Amener un programme de sport-études pour les jeunes cavaliers et améliorer les infrastructures du parc équestre olympique figurent encore au calendrier. «La perte des Jeux, c'est une grande déception pour bien des gens ici, a soutenu le président de la SACS. À commencer par les commerçants. Il ne faut pas oublier que Bromont s'est mis sur la carte avec le monde équestre. Et ce n'est pas près de s'arrêter. (...) Maintenant, il faut tourner la page.»

Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires du directeur du parc équestre, Roger Deslauriers, vendredi. Idem pour le député provincial de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis.

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