L'utilisation du système Préhos suspendue

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L'implantation et l'utilisation du nouvel outil Préhos destiné aux paramédicaux de la compagnie ambulancière Dessercom ont été suspendues à la suite d'une mise en demeure acheminée par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), la semaine dernière.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) L'implantation et l'utilisation du nouvel outil Préhos destiné aux paramédicaux de la compagnie ambulancière Dessercom ont été suspendues à la suite d'une mise en demeure acheminée par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), la semaine dernière.

«Nous avons reçu une lettre du Ministère qui nous demande de cesser son utilisation. On a donc été obligés de suspendre Préhos dans l'ensemble de nos points de service», explique Émilie Bonneau, coordonnatrice aux communications chez Dessercom.

Les paramédicaux ont donc cessé son utilisation mardi, «le temps de régler la situation auprès des instances concernées», peut-on lire dans le communiqué publié par l'entreprise. 

 L'implantation de la technologie - unique au monde - développée pour le compte de la compagnie ambulancière a commencé il y a deux mois. Jusqu'à présent, elle était utilisée dans au moins 6 des 20 points de service, dont à Granby.

Cet outil permet aux paramédicaux de collecter sur tablette et téléphone intelligent toutes les informations relatives à une intervention et à leur patient. Le système permet aussi la collecte d'informations lors de l'inspection mécanique du véhicule, la gestion des médicaments, la prise en charge des cartes d'appel, la cartographie en temps réel, le statut des hôpitaux et le trajet le plus court pour se rendre au patient.

 L'outil permet de gagner entre 10 et 15 minutes de rédaction à chaque intervention, en plus d'être plus écologique en mettant fin à l'utilisation du papier. Des compagnies ambulancières se sont montrées intéressées par le produit, notamment en Colombie-Britannique et au Nouveau-Brunswick.

Exigences ministérielles

Questionné par La Voix de l'Est mardi, le Ministère a fait savoir par courriel que «comme l'application Préhos proposée par Dessercom n'est pas arrimée avec les systèmes du réseau de la santé et des services sociaux, le MSSS a demandé l'arrêt de son utilisation». Il ajoute qu'à «la lumière des informations fournies par l'entreprise, cette application ne correspond pas aux exigences ministérielles, notamment en termes de sécurité des données nominatives».

De son côté, l'entreprise ambulancière estime que les reproches formulés par le Ministère ne sont pas clairs. Elle affirme que Préhos peut s'arrimer avec son système et qu'elle l'a rassuré quant à la sécurité des informations lors de rencontres, fait savoir Maxime Laviolette, directeur général de Dessercom.

Québec affirme aussi que «la démarche clinique inhérente à l'application Préhos n'a également pas fait l'objet d'une validation par la direction des services préhospitaliers du MSSS, une étape nécessaire avant son implantation, puisqu'elle peut avoir des répercussions sur le volet opérationnel des services préhospitaliers».

De son côté, Dessercom soutient qu'il s'agit d'un processus lui appartenant et que l'action de prendre les données et de les remettre au Ministère demeure la même, sauf que ces renseignements sont colligés sur tablette plutôt que sur papier.

 L'entreprise n'a pas l'intention d'abandonner ce projet. Au contraire. «On le fait pour les bonnes raisons: on le fait pour la population, on le fait pour le patient. Du moment où on met ça au coeur de nos préoccupations, le bon sens va l'emporter, estime M. Laviolette. Je pense que le Ministère ne peut pas se battre à mettre de côté une solution qui ne lui coûte rien et qui lui rapporte au niveau de la santé, de la population.»

Dessercom entend solliciter une rencontre avec le Ministère afin de mieux expliquer le nouvel outil et démontrer les résultats obtenus depuis son implantation, notamment à Lévis il y a deux mois. «Je pense qu'il y a encore une mauvaise compréhension de ce que Préhos apporte au patient et à la population, dit Maxime Laviolette. On va encore une fois s'efforcer de mieux vendre le produit auprès des décideurs.»

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