Le statu quo pour le terrain Robinson

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Aucun projet de construction n'est en préparation sur le terrain où la maison Robinson se trouvait, dans la rue Principale à Cowansville.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les propriétaires du terrain où se trouvait naguère la maison Robinson n'ont pas encore décidé ce qu'ils entendent faire de l'immense propriété attenante au lac Davignon à Cowansville.

«On va faire quelque chose, mais on ne sait pas encore quoi», a dit Raymond Lessard. «On pense à tout ça. Quand il va y avoir des annonces à faire, on va le faire savoir en conférence de presse. Pour le moment, on continue d'entretenir le terrain», a-t-il indiqué en entrevue.

M. Lessard et son partenaire Philippe Bernard voulaient construire sur le terrain du 738 de la rue Principale un édifice de 150 logements sur quatre étages pour accueillir des personnes âgées autonomes. Le projet a cependant été bloqué lorsque le registre sur l'adoption du nouveau plan d'urbanisme a recueilli les signatures de 677 citoyens réclamant la tenue d'un référendum. Un minimum de 500 signatures était requis.

L'une des modifications importantes du nouveau plan faisait passer de trois à quatre le nombre d'étages permis pour un édifice dans le secteur visé par les deux hommes d'affaires. Le conseil municipal a décidé de ne pas adopter son nouveau plan d'urbanisme, marquant du coup la fin du projet d'édifice de 150 logements.

Quelques jours plus tôt, les propriétaires avaient fait démolir la maison ancestrale qui se trouvait sur le terrain de 1,4 hectare. Ils ont profité du fait que la Ville ne possédait aucun règlement sur la démolition. La maison n'avait aucune valeur patrimoniale, a dit M. Lessard.

Le conseil a déposé en juillet un avis de motion pour doter la municipalité d'un règlement sur la démolition. Le règlement, qui pourrait être adopté lors de la séance régulière du conseil du mois d'août, obligera les demandeurs d'un permis de démolition à expliquer par quoi ils remplaceront le bâtiment qu'ils souhaitent démolir et leur imposera un délai pour le faire.

Le garage du concessionnaire Deragon Ford, également dans la rue Principale, a aussi été démoli récemment avant l'entrée en vigueur du règlement sur la démolition.

Dossier à l'étude

Par ailleurs, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) n'a pas décidé si un ou des constats d'infraction seront imposés aux propriétaires du 738 de la rue Principale en lien avec le chantier de démolition.

Les travaux avaient été entrepris sans que les propriétaires donnent un avis d'ouverture de chantier à la CNESST ou produisent une étude de caractérisation des matériaux présents dans le bâtiment à démolir. Une telle étude, qui est obligatoire, a pour but de déterminer si de l'amiante se trouve dans les matériaux et quelles précautions seront prises lors des travaux de démolition pour assurer la sécurité des travailleurs et des gens dans les environs.

Au terme d'une visite d'un inspecteur, les travaux ont été arrêtés pendant 24 heures, le temps que M. Lessard embauche une firme spécialisée. Celle-ci a proposé à la CNESST un plan de travail tenant compte de la présence d'amiante.

Dès qu'un chantier est fermé en raison de la présence d'amiante, une enquête est lancée par la CNESST. «Un inspecteur a constaté des manquements aux règlements. On évalue s'il y a motif pour émettre des constats d'infraction. C'est encore à l'étude», a dit Éloïse Bernier-Leduc, responsable des communications pour l'organisme gouvernemental.

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