Piste multifonctionnelle rue Léger: le registre couru

Les signatures s'additionnaient à un rythme régulier lundi,... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Les signatures s'additionnaient à un rythme régulier lundi, alors qu'un registre est ouvert à l'hôtel de ville de Granby jusqu'à ce mardi, 19h, dans le cadre du règlement d'emprunt de 2,7 millions pour des travaux dans la rue Léger.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le projet d'aménagement d'une piste multifonctionnelle dans la rue Léger interpelle les Granbyens. Un flot continu de citoyens défilait à l'hôtel de ville lundi après-midi, lors du passage de La Voix de l'Est, pour signer le registre ouvert dans le cadre du règlement d'emprunt de 2,7 millions$, associé aux travaux prévus dans cette rue.

Des travaux de voirie et de prolongement des réseaux d'infrastructures d'aqueduc et d'égout sont au programme. À elle seule, la piste multifonctionnelle doit engendrer des coûts de 170 000$. Les résidants rejettent toutefois l'ajout de celle-ci dans leur rue et ont manifesté leur opposition à plusieurs reprises au cours des dernières semaines, que ce soit lors de rencontres d'informations ou des séances régulières du conseil.

Ils n'ont d'ailleurs pas lésiné sur les moyens pour rejoindre l'ensemble de la population et l'inviter à signer le registre, allant même jusqu'à acheter une publicité et à distribuer des feuillets dans différents secteurs de la ville. Selon le calcul qu'ils ont effectué à partir du plan de mobilité active déposé la semaine dernière par la Ville, l'aménagement à long terme d'un réseau de pistes multifonctionnelles dans certaines artères pourrait coûter 5,3 millions$ aux citoyens.

Le message a été entendu. Kathleen et Éric Johnson de la rue Mullin se sont déplacés pour signifier leur désaccord. «Je trouve ça trop dangereux de descendre la rue Léger jusqu'à la rue Denison», a commenté Mme Johnson. «C'est une dépense inutile ces temps-ci. Il y a d'autres priorités», a rétorqué son conjoint.

La pente de la rue Léger est incompatible avec une piste multifonctionnelle, estime également Clément Dubé de la rue Laurence. «Je trouve que ça n'a pas d'allure pour les enfants de descendre et monter la côte», a-t-il dit.

Rose Mailloux et Yves Dubé de la Montée des Seigneurs jugent pour leur part que la piste multifonctionnelle n'a pas sa place dans le quartier résidentiel de la rue Léger. «Surtout qu'il y a une autre piste proche», a lancé Mme Mailloux.

Jusqu'au bout

Résidante de la rue Léger farouchement opposée au projet, Hattie Dittman se tenait sur le trottoir à l'extérieur de l'hôtel de ville pour rencontrer les signataires lundi après-midi. Et elle avait l'intention d'y être les deux jours du registre. Car le processus se poursuit ce mardi, jusqu'à 19 h.

«Mon seul regret, c'est que je ne peux pas rester à l'intérieur pour remercier les gens de s'être déplacés, mais je comprends le règlement», a-t-elle affirmé.

En matinée, la responsable du registre à la Ville et directrice des services juridiques, Catherine Bouchard, a avisé Mme Dittman qu'elle ne pouvait pas demeurer à l'intérieur de l'hôtel de ville. «C'est comme un bureau de vote, un conseiller municipal ne pourrait pas rester pour saluer les gens. C'est aussi pour assurer l'intégrité du processus», a expliqué Mme Bouchard.

Cette dernière a confirmé que les signatures s'additionnaient à un rythme régulier. Un autre registre se déroule aussi en simultané, celui-là pour des travaux dans la rue Cabana. Mais il n'est pas le plus populaire des deux. Le résultat des registres ne sera connu qu'au terme de la journée de mardi, alors qu'une séance extraordinaire du conseil sera tenue à 19 h 30.

Un total de 1265 signatures sera nécessaire pour obliger les élus à retirer le règlement d'emprunt ou décréter un référendum.

Si le nombre de signatures requis n'est pas obtenu, les résidants de la rue Léger ne semblent cependant pas prêts à lancer la serviette. Le dossier pourrait se transporter sur le plan juridique. «On est partis pour aller jusqu'au bout», a lancé Hattie Dittman.

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