Élection à la mairie: trois questions à deux candidats

Robert Vyncke... (Janick Marois)

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Robert Vyncke

Janick Marois

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Paul-d'Abbotsford) D'ici deux semaines, Saint-Paul-d'Abbotsford aura un nouveau maire. Histoire de connaître leur vision de certains enjeux importants pour la municipalité, La Voix de l'Est leur a posté trois questions. Les candidats Mario Larochelle et Robert Vyncke ont accepté de se prêter au jeu. Malgré plusieurs tentatives de notre part, il n'a toutefois pas été possible de rejoindre Roger Paquette.

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Mario Larochelle 

archives, La Voix de l'Est

Q     La revitalisation du centre-ville est un enjeu important pour la municipalité. De quels types d'entreprises Saint-Paul-d'Abbotsford a-t-elle besoin et de quelle manière souhaitez-vous les attirer dans la municipalité?

R     ML: Je songe à des commerces comme la petite boucherie qui a ouvert l'an dernier; des commerces qui ont trait au tourisme, des petites cliniques, comme le centre de massage. Je pense à des petits commerces de proximité, parce que c'est sûr qu'on ne peut pas attirer de grosses bannières. En augmentant la population avec le développement résidentiel, ça va attirer les commerces en leur offrant une plus grande clientèle, et tout ça permettra de développer le centre-ville.

    RV: Il faut s'assurer, sur le plan économique et en collaboration avec la MRC, d'attirer des gens qui ont envie d'ouvrir un petit commerce, comme un restaurant. En contrepartie, il faudrait assouplir la réglementation pour les commerces, mais aussi être en mesure d'offrir plus d'espaces de stationnement. En parallèle du développement commercial, il faut aussi s'occuper du développement résidentiel: c'est l'oeuf ou la poule. Avec 40 ou 45 maisons de plus, on peut attirer une clientèle potentielle pour les commerçants qu'on veut voir venir s'établir ici. Enfin, on veut que le centre-ville puisse renaître en beauté, avec l'ajout d'arbres et de fleurs, par exemple.

Q     Comment percevez-vous le rôle de la route 112? Y a-t-il des problématiques à régler et si oui, de quelle manière?

R     RV: La 112 est un point d'accès et est très passante au coeur de notre village. La vitesse est diminuée à l'entrée du centre. On peut s'inspirer de ce qui se fait en Europe: il y a une façon d'organiser l'architecture ornementale pour embellir les routes, mais aussi pour encourager les automobilistes à ralentir. On pourrait aussi installer des feux clignotants aux intersections de la rue Principale avec le rang de la Montagne et le rang St-Charles; cela ne nuirait pas à la fluidité de la circulation, mais permettrait aux automobilistes de ralentir et, pourquoi pas, observer le coeur du village. Ultimement, il faudra se consulter et impliquer les députés, puisqu'il faudra négocier avec le MTQ.

R     ML: La 112 est un plus pour le village. À Rougemont, par exemple, on l'a contournée. Résultat, le village est mort. Pour nous, ça nous amène beaucoup de transport et d'achalandage. Le va-et-vient donne beaucoup de visibilité à nos commerces. Le principal problème, c'est le bruit. On songe à changer le stationnement du côté de la rue pour rendre le tout moins désagréable pour les gens qui demeurent sur la rue Principale. Autrement, la vitesse, c'est le ministère des Transports qui a le dernier mot.

Q     Êtes-vous pour ou contre offrir un accès public à la montagne? Quelle (s) solution (s) envisagez-vous?

R     ML: Oui, il faut ouvrir la montagne. Mais je souhaite éviter la confrontation et je ne veux pas avancer avec des menaces. Tous ensemble, nous devrons nous asseoir et évaluer toutes les avenues possibles pour prendre une décision où tout le monde sera gagnant. Je ne suis pas d'accord pour exproprier qui que ce soit, mais je suis convaincu qu'on pourra trouver un terrain d'entente.

R     RV: Depuis quinze ans, on négocie l'accès à la montagne. L'annonce de l'expropriation par la ville a braqué les propriétaires. Il faut négocier et être à l'écoute. On va d'abord respecter le droit des propriétaires et trouver une manière d'encadrer l'accès de façon sécuritaire et respectueuse de l'environnement. L'accès, on veut l'avoir, mais on veut qu'il soit rassurant pour tout le monde et focalisé d'abord sur les citoyens de Saint-Paul. Ce sentier doit être accessible à partir du centre du village, et il faut contrôler les autres accès pour n'y permettre que les propriétaires et leurs invités.

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