Jeux nord-américains policiers-pompiers : un Granbyen sur le podium

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Après avoir enfoncé un morceau de métal dans le sol à l'aide d'un marteau, les participants devaient traîner un mannequin de 165 livres jusqu'à la ligne d'arrivée. Ici, Marc Fortier en pleine action.

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Lorsqu'il a commencé à s'entraîner en vue des Jeux nord-américains policiers-pompiers il y a un an et demi, Marc Fortier avait deux objectifs en tête : se reprendre en main et montrer l'exemple à ses enfants. Le pompier du service d'incendie de Granby a de quoi être fier aujourd'hui, alors qu'il ramène une médaille d'argent à la maison.

«De faire un parcours de pompier ultime comme ça, en soi c'est déjà un exploit. J'allais finir dernier ou premier, dans ma tête j'étais gagnant quand même», relate Marc Fortier, de retour de l'importante compétition qui se déroule jusqu'au 10 juillet, à Drummondville.

Deux jours étaient consacrés aux Jeux des pompiers, venus de partout au pays pour s'affronter dans quatre épreuves physiques reproduisant des scénarios qu'ils rencontrent souvent dans le cadre de leur travail. «C'est un peu une réplique des Firefighter Championships aux États-Unis», souligne Marc Fortier.

Ce dernier n'a que de bons mots pour les organisateurs de l'événement à Drummondville, qui en était à sa toute première édition. «C'est rare qu'on a l'occasion de s'entraîner avec une tour de cette qualité», commente le Granbyen à propos de la première épreuve.

Les sapeurs devaient à tour de rôle monter les cinq étages d'une tour bâtie expressément pour la compétition en traînant un boyau d'incendie sur leur épaule. La structure, dit Marc Fortier, sera par la suite utilisée pour former les futurs pompiers.

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Le Granbyen Marc Fortier (à gauche) a remporté la médaille d'argent dans la catégorie 40-49 ans. 

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Endurance physique

La deuxième épreuve consistait à rouler 300 pieds de boyaux, puis à les tirer jusqu'à un endroit précis. Les sapeurs devaient être en excellente forme pour supporter le poids de ces six tuyaux, pesant environ 30 livres chacun.

L'épreuve suivante leur a donné encore plus de fil à retordre. Les combattants du feu devaient monter et descendre la tour à deux reprises avec deux équipements différents, dont une scie.

Heureusement, les encouragements de la foule dans les gradins les motivaient. «Tu veux donner un bon show, tu veux donner de la performance, donc tu te mets de la pression», commente le Granbyen.

La quatrième et dernière épreuve en était une de force et de vitesse. Après avoir enfoncé un morceau de métal dans le sol à l'aide d'un marteau, les participants devaient traîner un mannequin de 165 livres jusqu'à la ligne d'arrivée. Pour s'y rendre, ils zigzaguaient entre les bornes-fontaines en tirant le mannequin par les pieds. «Quand on sort une victime (d'un incendie), on passe tout le temps avant la victime pour la protéger», dit Marc Fortier, expliquant la technique.

Défi relevé

Au terme de la première journée de compétition, le pompier du service d'incendie de Granby s'est qualifié pour la finale. Il a terminé au 2e rang dans la catégorie 40-49 ans avec un temps de 2 minutes 45. Le plus rapide de la journée, âgé de moins de 29 ans, a fait le parcours en 1 minute 50. «C'était une torpille!» lance Marc Fortier, qui s'est aussi mérité la 6e place toutes catégories confondues.

Des résultats impressionnants pour le Granbyen, compte tenu que près de 19 000 pompiers prenaient part à la compétition. Peu habitué à être sous les projecteurs, Marc Fortier lance les fleurs à l'organisation et à son entraîneur de Saint-Césaire, Philippe Ducharme. «Il m'a vraiment suivi, il a cru en moi, il m'a coaché. C'est un gars qui faisait plus que son travail», insiste le pompier à temps partiel, qui est aussi militaire à Farnham.

Leçon de persévérance

À la suite d'une séparation difficile, le sapeur granbyen a pris la décision de retrouver la forme en suivant un programme d'entraînement et de nutrition. «Ces jeux-là sont tombés à point, ça me donnait un objectif à atteindre.»

C'était aussi l'occasion d'enseigner une belle leçon de persévérance à ses trois enfants. «Qu'ils soient là et qu'ils voient que quand on veut, on peut!» soutient le sapeur, qui peut dire mission accomplie. «Quand ça va mal dans la vie, tu as deux choix. Tu mets un genou à terre ou tu continues. Moi, j'ai choisi d'avancer», résume-t-il.

Comblé, Marc Fortier a l'intention de renouveler l'expérience en participant à la prochaine édition des Jeux, prévue en 2018 à Drummondville. «Il y a plein d'erreurs techniques que j'ai faites sur le coup de la nervosité», mentionne-t-il, déterminé à s'améliorer.

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