Actions indécentes: l'accusé nie s'être masturbé

David Gingras... (La Voix de l'Est)

Agrandir

David Gingras

La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) David Gingras reconnaît avoir exhibé son sexe devant des enfants dans un parc de Cowansville en juillet 2015, mais soutient qu'il ne s'est pas masturbé.

«J'ai peut-être fait certaines choses, mais pas tout ce qu'on me reproche», a déclaré l'accusé de 34 ans à son procès, vendredi, pour actions indécentes et avoir exhibé ses organes génitaux devant des mineurs.

«Je reconnais que je l'ai sorti. Quand je consommais, ça me donnait une petite dose d'adrénaline. Ce n'était pas dans un but d'invitation.»

L'homme sans emploi de Sainte-Brigide-d'Iberville a expliqué qu'il avait alors un sérieux problème de consommation d'amphétamines. Au moment des faits reprochés, il était éveillé depuis sept jours. M. Gingras reconnaît qu'il lui en manque des bouts, mais maintient qu'il s'est contenté de sortir son pénis, sans plus. Il était conscient qu'il était en présence d'enfants.

«J'ai pas d'excuse ou de raison; ça m'a traversé l'esprit. Je faisais ce que je faisais, mais je me suis dit que c'était pas nécessaire de courir après le trouble. J'ai réalisé que c'était inapproprié.»

«Je trouvais ça bizarre»

La version de la plaignante, une femme de 26 ans de Cowansville, ne concorde pas avec celle de l'accusé. Selon elle, David Gingras s'est assis à califourchon sur le banc d'une table à pique-nique au parc Davignon, ce matin-là, non loin d'elle, de ses deux jeunes enfants et de sa belle-soeur. «Il ne me regardait pas, il regardait mes enfants, a-t-elle indiqué. Je trouvais ça bizarre.»

Puis, elle le voit se masturber. Elle dit l'avoir interpellé, mais sans succès. Ses enfants n'en ont pas été conscients. «Il a ensuite mis son sac à dos sur ses jambes. Le sac montait et descendait.» Ce n'est qu'après qu'elle ait appelé les autorités et que les sirènes de police ont retenti que l'accusé serait reparti sur son vélo.

Récidive

M. Gingras soutient qu'il faisait beau et qu'il a eu envie de fumer quelques cigarettes dans le parc. «Ça n'a aucun lien avec les enfants, dit-il. J'adore les enfants, j'ai aucune attirance envers eux.»

En contre-interrogatoire, il a toutefois admis avoir déjà porté les sous-vêtements de la fille de 14 ans de son ex-conjointe «pour aucune raison». «J'aimais ça, un point c'est tout.»

Il a aussi reconnu s'être déjà exhibé dans des parcs, mais uniquement la nuit, quand il n'y avait personne. Le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, doit rendre sa décision d'ici quelques semaines.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer