Leitao rétorque à Bonnardel

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Le surplus budgétaire de Québec est, pour le ministre des Finances Carlos Leitao, une preuve que son gouvernement a bien géré la croissance des dépenses.

Hugo-Sebastien Aubert, La Presse

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le surplus budgétaire du Québec n'a pas été réalisé sur le dos des Québécois, réagit le ministre des Finances, Carlos Leitao, en entrevue à La Voix de l'Est, à la suite des propos tenus par François Bonnardel, jeudi dans nos pages.

«Ce surplus vient essentiellement de la très bonne gestion, rigoureuse, des dépenses, évoque-t-il. Ce sont les dépenses de programmes, dont on a maîtrisé la croissance, qui ont contribué à générer le surplus. Je pense que M. Bonnardel fait erreur lorsqu'il dit que le surplus a été atteint sur le dos des contribuables. Au contraire, le surplus a été atteint parce qu'on a mis la maison en ordre et parce qu'on a réussi à contrôler le rythme de croissance des dépenses.»

M. Leitao fait savoir par ailleurs que cette meilleure gestion des dépenses gouvernementales était un cheval de bataille de la Coalition avenir Québec. Il ajoute que la bonne santé de l'économie de la province a également contribué à ces résultats budgétaires.

Le ministre souligne d'ailleurs que 45 000 nouveaux emplois nets ont été créés en 2015. «L'impôt sur le revenu des particuliers a augmenté, pas parce qu'on a augmenté les taux d'imposition, mais parce qu'il y a plus de personnes au travail, donc qui paient de l'impôt.»

Le député de Granby et porte-parole en matière de finances publiques pour la CAQ, François Bonnardel, dit vrai lorsqu'il parle d'augmentation des dépenses au-delà de 4% par année depuis les dix dernières années, ajoute le ministre.

«Ce rythme n'est pas soutenable, explique le ministre des Finances. Depuis 2014, nous avons maîtrisé cette croissance qui fait que maintenant nous arrivons à une situation fiscale qui est beaucoup plus propice aux réinvestissements là où nous jugeons qu'on a besoin de réinvestir. C'est très clairement la santé et l'éducation.»

Réinvestir dans les secteurs prioritaires

L'objectif est maintenant de réinvestir dans des secteurs prioritaires tout en remettant dans le droit chemin les établissements locaux, que ce soit en santé ou en éducation, par exemple certains CHSLD, qui ont mal appliqué les nouvelles règles budgétaires les encadrant, admet-il.

Dans le cadre du budget présenté en mars dernier, le ministre des Finances avait déjà annoncé un réinvestissement en éducation et l'abolition devancée de la taxe santé. Celle-ci sera abolie en 2017 plutôt qu'en 2019. Les contribuables verront la différence lors de leur déclaration d'impôt au printemps 2018.

«Oui, avec les marges de manoeuvre qui sont dégagées, on va réinvestir en éducation et en santé, dit-il, esquivant la question sur des baisses hypothétiques d'impôt. Ce sont des décisions qui vont se prendre lors d'un budget ou d'une mise à jour économique à l'automne. C'est quelque chose dont on doit discuter autour de la table du conseil des ministres. [...] Autrement, dans le budget de mars, on avait indiqué que, sur une période de cinq ans, on allait faire une réduction de 4 G$ du fardeau fiscal cumulatif. Est-ce qu'on peut aller plus loin que ça? On verra bien.»

Carlos Leitao refuse de dire, comme ses opposants, qu'un surplus budgétaire est un constat d'échec. Au contraire, il s'agit pour lui d'une preuve que son gouvernement a bien travaillé.

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