Changement de zonage à Rougemont : inquiétude et mécontentement

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La municipalité évoque un désir d'homogénéité entre les usages permis sur le chemin de Marieville en y limitant les usages mixtes. «La vision est venue un peu du CCU (ndlr: comité consultatif d'urbanisme), a expliqué le conseiller Michel Arseneault. Dans un portrait futur de l'environnement, on voyait plus de résidentiel que de commercial dans ce secteur là. »

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Rougemont) Une modification de zonage sur le chemin de Marieville, à Rougemont, ne fait pas l'unanimité. Plusieurs citoyens ont manifesté leur incompréhension, leur inquiétude et leur mécontentement lors de l'assemblée publique de consultation tenue lundi soir.

Par règlement, la municipalité souhaite transformer une zone commerciale du chemin de Marieville en une zone strictement résidentielle, tout en maintenant les usagers publics et institutionnels qui s'y retrouvent actuellement. Plus précisément, les adresses paires situées entre le 40 et le 84 chemin de Marieville sont touchées, puisque l'usage commercial est déjà interdit du côté impair de la route. Les activités commerciales sur le tronçon jouxtant l'intersection avec la route112 jusqu'à la rue Bruno seront toutefois maintenues.

Les entrepreneurs et commerçants déjà établis dans la zone concernée bénéficieront cependant d'un droit acquis, a fait savoir le responsable de l'urbanisme, Damien Sanschagrin. «Mais si l'usage cesse pendant au moins un an, ce droit est perdu», a-t-il prévenu.

Incompréhension

Certains citoyens se sont toutefois montrés réticents, s'expliquant mal les raisons derrière ce changement de vocation. La municipalité évoque un désir d'homogénéité entre les usages permis sur le chemin de Marieville en y limitant les usages mixtes. «La vision est venue un peu du CCU (ndlr: comité consultatif d'urbanisme), a expliqué le conseiller Michel Arseneault. Dans un portrait futur de l'environnement, on voyait plus de résidentiel que de commercial dans ce secteur là.»

Un historique des plaintes formulées par les résidants du secteur a aussi guidé leur réflexion, a-t-il ajouté.

«Vous nous présentez ça comme de la courtepointe!» a rétorqué l'homme d'affaires Francis Lavoie, qui considère la procédure comme faisant partie d'un nouveau schéma d'aménagement qui devrait être soumis à une consultation populaire.

«Si on connaissait les orientations du conseil pour justifier tout ça, on serait peut-être d'accord avec vous, mais à l'heure actuelle, vous tricotez. C'est comme si vous vouliez détruire le seul secteur mixte», a-t-il renchéri, ajoutant qu'aucun des propriétaires concernés ne se trouvait à la séance de consultation pour en discuter.

De plus, comme la majorité des résidants du secteur s'y sont installés bien après les entreprises qu'on y retrouve, il semble illogique aux yeux du citoyen de déloger ces dernières à la suite de quelques plaintes.

Inquiétudes

D'autres citoyens se sont inquiétés d'une perte de la valeur des terrains advenant l'entrée en vigueur du changement de zonage. La directrice générale, Kathia Joseph, les a rassurés en affirmant que des vérifications avaient été faites auprès d'une firme d'évaluateurs, qui aurait conclu que la mesure ne devrait pas affecter la valeur foncière des propriétés.

À une citoyenne qui se questionnait sur une possible hausse de la prime d'assurance des entreprises du secteur qui se retrouveraient en dérogation par droit acquis avec le changement de zonage, M. Sanschagrin a indiqué qu'il se renseignerait.

Le second projet de règlement devrait être adopté lors de la séance d'août. Si plus de la moitié des propriétaires signent le registre, il pourrait y avoir référendum sur la mesure.

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