Un budget équilibré à la CS des Hautes-Rivières

Les commissions scolaires comme des Hautes-Rivières font toujours... (fournie par la commission scolaire des Hautes-Rivières)

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Les commissions scolaires comme des Hautes-Rivières font toujours face à des «choix déchirants», dit la présidente Andrée Bouchard. «Le message du gouvernement c'est "on réinvestit en éducation", mais je ne le sens pas encore.»

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Farnham) Pas de déficit majeur en vue à la commission scolaire des Hautes-Rivières. Les commissaires du centre de la Montérégie ont adopté cette semaine un budget équilibré pour 2016-2017; le déficit autorisé de 376 682 $ sera comblé par les surplus accumulés.

Autre bonne nouvelle: le taux de taxe scolaire baisse de 2,2 % à des Hautes-Rivières, une mesure qui sera toutefois compensée dans les municipalités qui connaissent une hausse de leur valeur foncière.

Bref, la commission scolaire a pris plusieurs mesures pour équilibrer son budget malgré les coupes récurrentes imposées par Québec, indique la présidente Andrée Bouchard. «Tout ce qui entoure l'enseignement a pu être touché, reconnaît-elle. Des départs à la retraite ne sont pas remplacés, des allègements de tâche ne sont pas comblés.»

Cela a bien évidemment eu un impact sur les services aux élèves, comme les projets en faveur de la persévérance scolaire. «Mais les écoles réussissent quand même à faire de belles choses», dit la présidente.

Mme Bouchard souligne que Québec a ajouté deux classes de maternelle quatre ans dans des secteurs défavorisés, à Marieville et à Lacolle, en plus de soutenir des initiatives liées à la lecture et à l'écriture.

Fardeau

Mais ces mesures font peu pour alléger le fardeau financier des commissions scolaires. Elles demandent notamment à Québec de financer la totalité des coûts du système. Présentement, l'État assume les augmentations dues au renouvellement des conventions collectives, mais n'indexe pas les autres dépenses.

Ce qui force les commissions scolaires à faire des «choix déchirants». «On ne voit pas la lumière au bout du tunnel, dit la présidente. Le message du gouvernement c'est"on réinvestit en éducation", mais je ne le sens pas encore. Sauf pour quelques mesures ciblées.»

Des mesures qui, parfois, se superposent à d'autres, déjà mises en place par les commissions scolaires.

Andrée Bouchard se demande aussi comment les prochaines élections scolaires, en 2018, seront différentes des précédentes, où le taux de participation était famélique. Ce n'est pas en envoyant des allocations directement aux écoles que l'importance des élus sera favorisée, dit-elle.

«On morcelle l'aide et ça enlève notre crédibilité. Au moins, cette année, le gouvernement a-t-il mis fin à la menace de l'abolition des commissions scolaires. C'est une excellente nouvelle pour nos employés.»

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