Murets dangereux: un citoyen tire la sonnette d'alarme

Selon le Bromontois Michel Lemay, les pancartes installées... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Selon le Bromontois Michel Lemay, les pancartes installées sur les structures de béton de l'aréna interdisant d'y grimper ne sont pas assez dissuasives. Il croit que la Ville pourrait trouver une solution pour en restreindre l'accès.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Grimper sur les murets de béton entourant l'aréna de Bromont est un jeu d'enfant, déplore Michel Lemay. Selon le Bromontois, les panneaux en interdisant l'accès, installés il y a quelques jours par la Ville, ne sont pas suffisamment dissuasifs. «La municipalité pourrait faire beaucoup mieux que ça pour empêcher les jeunes de s'y aventurer», estime-t-il.

Bien qu'il soit Bromontois de longue date, Michel Lemay n'a réalisé la dangerosité des murets de béton qu'en mars dernier. «J'étais avec ma conjointe et les enfants à l'aréna pour les inscriptions de soccer. Plusieurs enfants s'amusaient à monter sur les grosses structures de béton qui s'élèvent à près de 12 pieds de haut. Il a fallu intervenir plusieurs fois pour faire descendre [les nôtres] de là. Il aurait suffi qu'un jeune perde pied pour qu'une chute survienne. C'est très dangereux!, clame-t-il. Comme parent, mais aussi comme citoyen responsable, je ne pouvais pas fermer les yeux sur une situation comme celle-là.»

M. Lemay a donc interpellé à ce sujet le directeur général de Bromont, Jean Langevin, en lui envoyant un courriel le 15 mars. «Cet aménagement présente un sérieux danger et je considère qu'une action est requise afin d'améliorer la sécurité à cet endroit», conclut le père de famille dans son premier envoi. C'est la directrice des loisirs, des sports, de la culture et de la vie communautaire, Isabelle Valois, qui a répondu à M. Lemay deux jours plus tard, laissant alors présager que la Ville ne prenait pas la situation à la légère. «Nous avons constaté déjà cette problématique et nous allons prendre des actions pour améliorer la sécurité. Il y a des panneaux interdisant l'accès aux structures, mais nous savons que ces panneaux n'empêchent pas certains jeunes [de les] escalader.»

Mme Valois s'avançait à propos des démarches à entreprendre par la Ville en ce sens. «Nous allons dans un premier temps, analyser la faisabilité technique pour couper une partie des quatre structures. Ensuite, nous allons analyser les coûts et finalement, nous allons procéder aux travaux pour éliminer l'accès à ces structures. Nous allons faire notre possible pour que ces actions se réalisent d'ici la fin de l'été», peut-on lire.

Déception

Cependant, le 9 juin, Mme Valois a écrit à M. Lemay que des modifications à la structure ne pourront être réalisées.

«(...) On prend deux mois et demi pour analyser la situation, pour finalement me dire que de nouveaux panneaux feront l'affaire. (...) Avec un parc, une école primaire et un aréna réunis dans un même secteur, il y a une foule d'enfants qui sont tentés de monter sur les murets. Je suis certain qu'il existe des solutions plus intelligentes pour régler le problème que de maintenir des moyens dissuasifs inefficaces», a indiqué en entrevue M. Lemay.

Responsabilité

«Depuis 1976 que ces structures sont là et il n'y a jamais eu d'incident, a pour sa part fait valoir Mme Valois à La Voix de l'Est. On a quand même fait des analyses pour voir si on pouvait faire des modifications [aux murets]. Mais étant donné que ça fait partie de la structure, ce n'est pas possible.»

Appelée à commenter concernant l'engagement de la Ville à «éliminer l'accès» aux structures, la directrice des loisirs est demeurée évasive. «Ces structures font partie de l'esthétisme de l'aréna. Si on met des cônes ou des clôtures, visuellement, ce serait moins beau», a-t-elle mentionné avant de faire son mea culpa. «J'ai fait une erreur en m'avançant trop sur les mesures qu'on aurait pu prendre. (...) Je pense que les parents ont un rôle à jouer pour sensibiliser leurs enfants à l'importance de ne pas grimper sur ces structures.»

Mme Valois a toutefois ouvert la porte à réévaluer le dossier au cours de la prochaine année. «On a trouvé une solution temporaire [avec les pancartes]. (...) Si on se rend compte que des enfants continuent de grimper sur les murets et que les parents ont de la difficulté à jouer leur rôle, on pourra réévaluer l'accès.»

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