Des légumes accessibles en tout temps à Sutton

Yan Gordon, accompagné de son fils Émile, a... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

Agrandir

Yan Gordon, accompagné de son fils Émile, a lancé un kiosque de légumes ouvert 24h sur 24, 7 jours sur 7, où les gens peuvent venir se servir tout en laissant de l'argent dans une boîte.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Sutton) Depuis un an, il est possible de se procurer des légumes bios 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 aux Potagers des nues mains, à Sutton. Plusieurs facteurs ont poussé le propriétaire Yan Gordon à se lancer dans cette aventure.

Le concept est simple. Abrités sous un toit, deux grands réfrigérateurs et des tablettes accueillent les légumes prêts à vendre. Une boîte au mur permet de payer. Les gens arrivent, découvrent les produits du moment, choisissent et calculent le coût total selon la charte des prix affichée, puis déposent leur argent dans la boîte. Et ce, qu'il fasse nuit ou jour.

Ce kiosque ouvert en tout temps permet au maraîcher d'avoir un employé de plus au champ tout en satisfaisant les clients. Il a été inspiré de quelques endroits semblables au Vermont, mais il n'est pas le seul dans la région à utiliser ce principe, intitulé «On your honor» chez nos voisins du sud. La Ferme de la colline du chêne, à Bromont, avait mené un projet pilote avec un réfrigérateur à l'extérieur en 2014. Puis, le projet a été retenu pour l'été suivant et encore cette année.

M. Gordon estime que les clients sont assez respectueux du travail maraîcher. Il arrive qu'une journée il ait des pertes de quelques dollars puis que, quelques jours plus tard, il soit en surplus du même montant. Cette situation lui fait croire que les gens n'ont pas toujours l'argent sur eux et qu'ils reviennent plus tard régler leurs dettes.

«On a décidé de juste les laisser piger et ça a été une bonne chose. Au départ, l'année passée, on a affiché ça sur Facebook et on a fait du publipostage. Les ventes avaient explosé. On n'arrivait pas à tenir, relate M. Gordon. Plein de gens étaient déçus. On était victime de notre succès. Les gens arrivaient et c'était toujours vide. Ça a fini par se stabiliser et on a fait le double des ventes que lorsque c'était des jours fixes.»

Plus de temps dans le champ

Auparavant, un kiosque à légumes était tenu deux jours par semaine. Comme l'achalandage n'était pas assez important, seul le jeudi a été conservé, ce qui nécessitait la présence d'un employé pendant quelques heures. Des clients étaient déçus de la réduction des heures.

D'autant plus que le jeudi est la journée de livraison de paniers bio dans la région jusqu'à Montréal. Tous ces facteurs l'ont convaincu de s'essayer avec un kiosque ouvert en tout temps.

«Je n'ai aucun employé qui est ici à attendre. On est capable d'être plus au champ. On remplit petit peu par petit peu. Là, il n'y a pas grand-chose encore, mais d'habitude, c'est plein.»

Samedi, sur les tablettes et dans les frigos, on pouvait trouver concombres, tomates cerises, kale, bettes à carde, radis, fleur d'ail, laitues, mescluns, bok choy et navets.

Comme il y a toujours place à amélioration, M. Gordon s'est procuré un grand réfrigérateur à trois portes pour augmenter les stocks.

«Pour que je sois capable d'avoir un bon volume, j'ai agrandi les frigos. Juste avec un frigo pour les feuillages, ça se vidait trop vite. Ce n'est pas facile de gérer un point de service ouvert tout le temps parce qu'il peut se vider n'importe quand. Il s'agit que 20 personnes décident de venir d'un coup pour tout vider. La 21e personne arrive, il manque de stock et elle ne vient plus. Elle parle à d'autres et dit qu'il n'y a rien, de ne pas prendre la peine de se déplacer.»

Avec l'ajout d'un frigo et de nouvelles étagères, il espère pouvoir répondre à la demande grandissante.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer