Camp imagi'bulles : préparation pour la maternelle

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À raison de cinq demi-journées par semaine, pendant sept semaines, les enfants sont amenés à développer leurs habiletés sociales, langagières, sensorielles et motrices, le tout à travers le jeu.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) L'année scolaire vient à peine de finir que déjà, certains enfants préparent la prochaine rentrée. Dès lundi et jusqu'au 19 août prochain, une quarantaine d'enfants de la MRC de Rouville prendront part à un camp d'été tout spécial qui les préparera à faire leur entrée à la maternelle.

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La coordonnatrice du Projet GrandiOse, Gabrielle Patenaude.

Marie-Ève Martel

Inspiré d'une initiative similaire à Granby, le camp Imagi'Bulles se déroule à l'école Saint-Vincent de Saint-Césaire depuis 2013. Il aura encore lieu cet été, malgré les travaux d'agrandissement qui ont cours dans l'établissement scolaire.

Fiduciaire du Projet GrandiOse, une initiative de la Table de concertation 0-5 ans du CLSC de Richelieu qui chapeaute le camp, la coopératrice de solidarité de services à la famille de la Montérégie bénéficie d'un financement provenant d'Avenir d'enfants, un organisme se voulant le partenaire d'initiatives québécoises en soutien au développement de la petite enfance au Québec.

Un coup de pouce financier de la MRC de Rouville, à travers son Programme de soutien aux projets structurants, a permis de bonifier le budget de l'initiative de 40 000 $, et ainsi d'offrir un second camp à l'école Notre-Dame-de-Fatima, à Marieville.

Du coup, ce sont quarante enfants plutôt que vingt, séparés en quatre groupes de dix, qui bénéficieront du service gratuit, fait valoir Gabrielle Patenaude, coordonnatrice du Projet GrandiOse.

Sécuriser l'enfant... et son parent

Au printemps, un repérage est effectué lors des journées d'accueil à la maternelle. Les responsables du camp sont ainsi capables de cibler les enfants à qui le camp préparatoire bénéficierait le plus.

La priorité est accordée aux enfants n'étant pas passés par le réseau des centres de la petite enfance ou par une garderie privée. «Ce sont des enfants qui ont peut-être eu moins d'occasions de socialiser, explique Mme Patenaude. Il faut leur apprendre à vivre en groupe et à avoir des habitudes. Notre rôle, c'est de donner aux enfants les outils pour rendre la transition vers la maternelle la moins stressante possible.»

À raison de cinq demi-journées par semaine, pendant sept semaines, les enfants développent leurs habiletés sociales, langagières, sensorielles et motrices, le tout à travers le jeu. Une sortie et une visite à la bibliothèque sont aussi prévues au calendrier chaque semaine. «L'objectif, c'est d'habituer l'enfant à son nouveau milieu. C'est un camp dans une école, mais on ne donne pas de devoirs!», blague Mme Patenaude.

Les parents sont également conviés à un rendez-vous hebdomadaire dans le cadre d'une activité avec leur enfant, au camp. Un moment précieux et essentiel au succès de leur enfant. «Le parent, c'est la pierre angulaire du projet», souligne Mme Patenaude, qui rappelle que la toute première rentrée scolaire d'un enfant peut aussi être une source de stress pour ses tuteurs.

«On travaille avec les parents pour les soutenir au quotidien. Ce qu'on fait au camp, ils peuvent le faire à la maison, ajoute la coordonnatrice. Et de voir tout ce qu'on peut faire avec leur enfant, en l'habituant à son école, ça sécurise le parent aussi.»

Résultats

Les résultats sont probants. Entre l'évaluation initiale et celle qu'on réalise en fin d'été, les intervenantes notent de 5 à 40% d'augmentation de la capacité dans chaque sphère d'activité travaillée, fait savoir Mme Patenaude. «On en a des enfants qui étaient destinés à aller dans une classe spécialisée et qui finalement, après le camp, sont allés au régulier», indique-t-elle.

«Ce qui est le fun, c'est que comme le camp est donné dans les locaux de l'école, les enfants se familiarisent déjà avec leur nouveau milieu, poursuit la coordonnatrice. On essaie de suivre les mêmes routines qu'ils connaîtront à la maternelle.»

En effet, les enfants qui fréquenteront le camp de Marieville fréquenteront presque tous l'école Notre-Dame-de-Fatima alors que ceux du camp de l'école St-Vincent étudieront majoritairement à l'établissement, à l'exception de quelques-uns qui iront à l'école St-Michel de Rougemont.

De leur côté, les enseignants de maternelle seront rencontrés la semaine après la fin du camp de jour pour faire un suivi avec les coordonnatrices. Celles-ci pourront fournir un dossier détaillé pour chaque enfant, en notant ses comportements et les stratégies gagnantes, ce qui permettra de conserver les acquis gagnés durant la saison chaude, mais aussi d'avoir des nouvelles, à l'occasion.

«Des fois, on accueille un petit frère ou une petite soeur, ou on revoit un ancien du camp. On a aussi un bon suivi avec les directions d'école, alors on peut voir le cheminement des élèves. Ça nous fait toujours plaisir de savoir qu'on a donné un petit coup de pouce aux petits cocos!», affirme Gabrielle Patenaude.

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