Une Granbyenne en congrès à Munich

La Granbyenne Salomé Labrecque prendra part à la... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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La Granbyenne Salomé Labrecque prendra part à la Conférence des Régions partenaires, à Munich, en Allemagne, en juillet prochain.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) À 17 ans, Salomé Labrecque maîtrise l'anglais, parle l'allemand, s'intéresse à la campagne électorale américaine et souhaite un jour travailler en droit international à l'ONU. Pas étonnant, donc, que cette jeune femme allumée ait été choisie pour participer à la Conférence des Régions partenaires, un important congrès international ayant lieu à Munich en juillet.

L'étudiante finissante du Collège Mont-Sacré-Coeur fait partie des 14 «leaders de demain» qui présenteront leur vision du futur devant les chefs de gouvernements.Tous ces jeunes ont un point en commun: ils ont participé à un programme d'échange étudiant et se sont démarqués par leur implication, leur détermination et leur capacité d'adaptation. Au Québec, deux étudiants ont été sélectionnés, dont Salomé.

«Au début, je ne le croyais pas vraiment. Ma mère est venue me voir et m'a dit: "Salomé, tu t'en retournes en Allemagne!"» L'étudiante était effectivement de retour d'Allemagne après y avoir vécu trois mois. C'est par pure coïncidence que le congrès auquel elle participera se tient à Munich, en Bavière, puisqu'un nouveau pays accueille la Conférence des Régions partenaires à tous les deux ans.

La technologie en 2040

Les jeunes doivent préparer une présentation de 15 minutes (nommée la Future Leaders' Conference) aux chefs de gouvernements en répondant à la question «What will learning and living be like in 2040?». Salomé n'hésite pas une seconde, la technologie lui vient en tête.

«Juste l'école, par exemple. Elle sera plus adaptée parce que chaque enfant apprend à sa façon. Selon moi, la technologie va permettre de diminuer le décrochage scolaire», avance la jeune femme.

Au Collège Mont-Sacré-Coeur, les classes sont équipées de projecteurs interactifs à commande tactile et les iPads sont fréquemment utilisés en cours. «C'est plus l'fun pour créer que juste sur une feuille de papier», fait remarquer Salomé, qui communique également avec ses enseignants via un portail Web.

C'est d'ailleurs Internet qui a permis aux 14 jeunes de partout dans le monde d'établir un premier contact au cours des dernières semaines. Chacun devait faire parvenir une vidéo de présentation.

Elle cite les hôpitaux comme seconde institution que la technologie améliorera assurément. «J'ai bien hâte de voir en 2040 quels cancers on va guérir!», dit-elle avec optimisme.

À table avec les politiciens

Ce sera un séjour chargé en réceptions et en rencontres, du 13 au 15 juillet. Salomé et les 13 autres jeunes privilégiés seront d'abord accueillis au siège social de BMW par la ministre des Affaires européennes et des Relations internationales de Bavière, Beate Merk.

Avant leur présentation du jeudi, ils assisteront à une table ronde à laquelle prendront part plusieurs politiciens, soit les gouverneurs de la Georgie, de la Haute-Autriche et de Shandong, en Chine, le vice-gouverneur de Sao Paulo, au Brésil, le premier ministre de Cap-Occidental, en Afrique du Sud, et le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

«Au début, il devait nous parler 15 minutes, mais il a démontré son intérêt de nous rencontrer une bonne heure le matin», signale Salomé Labrecque, qui aura donc l'occasion de serrer la main du chef libéral. La Granbyenne croit que le Québec fait bonne figure sur la scène internationale. «Participer à des conférences comme ça, ça démontre justement qu'on a de bonnes ententes avec les autres pays», dit-elle.

«Mais il y a place à l'amélioration» ne manque-t-elle pas d'ajouter. Pendant son échange, Salomé a été frappée par l'intérêt que les Allemands portent à la politique de la chancelière Angela Merkel. «Elle est vraiment tout le temps dans the public eye. J'avais l'impression que les gens étaient, pas «en amour», mais ils aiment vraiment leur chancelière. Ici, les gens trouvent que la politique, c'est plate», se désole la jeune femme.

La piqûre pour l'international

Pour se préparer au programme d'Échanges Azimut, Salomé Labrecque a suivi des cours d'allemand pendant un an. «Quand j'étais jeune, mon père nous apprenait à compter en allemand. Je me suis toujours dit que c'était vraiment cool et que je voulais l'apprendre un jour», mentionne-t-elle.

Elle a vite saisi l'opportunité lorsque celle-ci s'est présentée. «C'était vraiment un objectif personnel que j'avais. Chez moi, j'aimais pas ça aller dormir une soirée chez quelqu'un. Je me suis dit: là, il faut que ça change!», confie l'étudiante, qui termine tout juste ses études secondaires.

Son arrivée au pays le plus peuplé de l'Union européenne a nécessité une bonne capacité d'adaptation. «La première semaine, tu te demandes un petit peu pourquoi t'es partie là-bas. Mais en repartant, je pleurais parce que je ne voulais plus partir, je m'étais fait plein d'amis!» raconte-t-elle.

Cet échange lui aura permis d'apprendre à mieux se connaître. «Avant, j'étais introvertie. Maintenant, les gens ont de la misère à croire que j'étais quelqu'un de gêné», remarque Salomé.

Elle a également développé une passion pour le droit international et souhaite travailler pour l'ONU, un jour. Pour l'instant, elle a surtout hâte d'être en âge de voter. «L'an prochain!», lance-t-elle avec empressement.

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