Décès de David Robert: alcool, drogue et textos en cause

La voiture que conduisait David Robert avait été... (Janick Marois, archives La Voix de l'Est)

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La voiture que conduisait David Robert avait été scindée en deux sous la force de l'impact survenu en avril 2015, à Sainte-Cécile-de-Milton.

Janick Marois, archives La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Sainte-Cécile-de-Milton) L'alcool, la drogue et le cellulaire au volant peuvent être un cocktail dangereux. David Robert l'a appris à ses dépens en se tuant sur la route 137 à Sainte-Cécile-de-Milton le 24 avril 2015.

L'homme de 28 ans était intoxiqué à l'alcool et au cannabis et il pourrait avoir été en train de texter en conduisant au moment de l'accident. C'est ce que révèle l'enquête du coroner.

Le Gardangeois David Robert avait perdu le contrôle de sa voiture avant d'être happé par un poids lourd transportant de l'engrais agricole. Sa Civic avait été scindée en deux sous la force de l'impact et des pinces de désincarcération avaient été nécessaires pour l'extirper de la carcasse de son véhicule.

Une vingtaine de minutes après l'impact, les paramédics arrivés sur place ont pu constater qu'il était en arrêt cardio-respiratoire, mais il n'a pas pu être réanimé.

Taux d'alcoolémie très élevé

La coroner Krystyna Pecko a mené enquête à la suite de son décès. Elle en déduit que M. Robert a succombé à un polytraumatisme sévère.

Il y avait des traces de drogue et d'alcool dans son sang. Dr Pecko écrit que M. Robert avait quitté un bar vers 3h30 le 24 avril pour se rendre à Saint-Césaire. Selon ses proches, il y a bu de l'alcool durant la soirée du 23 avril et en début de nuit du 24 avril. Son taux d'alcoolémie était près de trois fois la limite permise.

La reconstitution a permis de déterminer que, vers 3h45, il a envoyé deux textos à une amie. Une vingtaine de minutes plus tard, il a dévié de la route pour se retrouver sur l'accotement, selon les traces dans le gravier. La coroner croit qu'il pourrait avoir été en train de texter au volant.

En tentant de ramener la voiture sur la route, il semblerait qu'il ait accentué la perte de contrôle pour se retrouver en position perpendiculaire face au camion. Il n'y avait aucune trace de freinage de la part de la victime.

L'intoxication à l'alcool et au cannabis pourrait d'ailleurs avoir contribué à son inattention et au dérapage, en plus de ralentir ses réflexes. Quant à la vitesse, elle n'était pas en cause.

Le camionneur avait quant à lui freiné, mais n'a pas pu éviter l'impact. Il a frappé le véhicule de la victime alors qu'il roulait à 42 km/h, révèlent les données de bords recueillis par les enquêteurs et la coroner.

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