Direction volatile à l'école du Phénix: des parents en ont assez

Les mouvements de personnel-cadre ne sont pas que... (photos Christophe Boisseau-Dion)

Agrandir

Les mouvements de personnel-cadre ne sont pas que le fait de la commission scolaire, a précisé le président de Val-des-Cerfs.

photos Christophe Boisseau-Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(GRANBY) À Granby, l'école primaire du Phénix a connu huit changements à sa direction en cinq ans, une situation qui irrite de nombreux parents.

«Comme c'est là, tout est toujours à recommencer»,... (photos Christophe Boisseau-Dion) - image 1.0

Agrandir

«Comme c'est là, tout est toujours à recommencer», dit Julie Bourdon, conseillère municipale et présidente du conseil d'établissement de l'école du Phénix. 

photos Christophe Boisseau-Dion

Une douzaine d'entre eux se sont présentés à la dernière assemblée de l'année de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, mardi, pour dénoncer cette volatilité qu'ils jugent néfaste à l'équipe-école et aux enfants.

«La logique des conventions collectives fait passer les désirs des directeurs avant les besoins des enfants, a déploré Dimka Belec, père de deux élèves, à La Voix de l'Est. La stabilité, pour un enfant, est essentielle à son développement. C'est pas ça qu'on voit à l'école du Phénix.»

Présidente du conseil d'établissement de l'école qui regroupe les pavillons Saint-Eugène et Sainte-Marie, la conseillère municipale Julie Bourdon s'est aussi exprimée au micro. Elle a rappelé que l'école du Phénix est située en milieu défavorisé, ce qui rend encore plus importante la stabilité de sa direction.

Dans un tel milieu, les directeur et directeur adjoint ont une relation privilégiée avec les élèves en difficulté et leur famille, parmi lesquels se trouvent plusieurs nouveaux arrivants. «Chaque jour, au Phénix, un élève "explose", a dit Mme Bourdon en entrevue. Le directeur fait alors un plan d'intervention, et il en fait beaucoup. Il est près des élèves; il y a un suivi, une compréhension. Comme c'est là, tout est toujours à recommencer.»

L'équipe-école est aussi déstabilisée quand un nouveau patron entre en poste, a dit Mme Bourdon. Elle a ajouté qu'une allocation destinée à embaucher des spécialistes pour aider les élèves en difficulté a aussi été sabrée.

Jongler

Il s'agit d'une coupe sur laquelle Val-des-Cerfs n'a pas de contrôle, a dit le président de la commission scolaire, Paul Sarrazin, concernant la stratégie d'intervention Agir autrement.

Quant aux nombreuses directions qui se sont succédé à l'école du Phénix depuis cinq ans, M. Sarrazin a souligné que Val-des-Cerfs en était «consciente» et que ces changements «ne se font jamais de gaieté de coeur».

Ces mouvements de personnel-cadre, qu'ils soient à cette école ou ailleurs, ne sont pas que le fait de la commission scolaire, a précisé le président. «Il y a des départs, des retraites, des avancements aussi. On est pris pour jongler avec ça.»

«On gère avec le principe de la stabilité, a dit Éric Racine, directeur général par intérim de Val-des-Cerfs. Mais il y a des moments où ce n'est pas possible.» Il reconnaît qu'il y a eu une «cascade d'événements» à l'école du Phénix «notamment à cause des règles de gestion des cadres», ce qui explique les nombreux changements.

«On a une équipe aguerrie maintenant», a-t-il ajouté, sans toutefois garantir que le nouveau directeur Stephan Campbell et la nouvelle directrice-adjointe, Julie Guillemette, tiendront le fort plus longtemps que leurs prédécesseurs.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer