Guillaume Paré est champion de maths à 11 ans

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Guillaume Paré a sans contredit la bosse des mathématiques. À seulement 11 ans, le Bromontois représentera le Québec lors de la finale mondiale des Jeux mathématiques, les 25 et 26 août à Paris.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Du haut de ses 11 ans, Guillaume Paré foulera bientôt le sol de la Ville lumière. Non pas dans le cadre d'un voyage étudiant, mais plutôt parce qu'il est champion provincial des Jeux mathématiques. Le jeune prodige bromontois sera l'un des huit représentants du Québec qui se mesureront à l'élite des quatre coins du globe lors de la grande finale internationale, les 25 et 26 août à Paris.

Une note parfaite. C'est ce qu'a obtenu Guillaume Paré pour remporter les honneurs des Jeux mathématiques, émergeant du lot parmi les centaines de participants des niveaux primaire, secondaire et collégial.

Le point culminant de ce volet provincial a eu lieu le 18 juin. L'élève de l'école de la Chantignole à Bromont a alors été couronné champion dans le cadre d'une cérémonie à la faculté de génie de l'Université Laval à Québec. Un moment fort en émotions, a concédé son père, Alexandre Paré. «J'ai toujours su que mon fils a beaucoup de potentiel. On ne lui met pas de pression pour participer à ce concours, il adore les mathématiques (...) Le voir gagner la finale ici et savoir qu'il représentera le Québec à Paris, c'est une grande fierté comme parent. C'est simple, ma tête ne passait plus dans la porte!»

Le conseiller municipal Louis Villeneuve, qui connaît le surdoué, a tenu des propos dans la même veine. «Je trouve très intéressant qu'un jeune sorte du lot et fasse rayonner Bromont dans une compétition mondiale. Vraiment, chapeau!, a-t-il lancé. D'autant plus qu'il étudie dans une école publique, contrairement à plusieurs autres qui provenaient d'établissements privés réputés. Ça démontre qu'il a du talent et qu'il est bien encadré pour l'exploiter. Par ses parents et par les enseignants.»

Plutôt terre-à-terre, celui qui a la bosse des mathématiques prend tous ces éloges avec un grain de sel. «Je savais à quoi m'attendre. C'était la troisième fois que je participais [à la compétition]. Et les deux autres années, je m'étais rendu en finale aussi. J'ai pris ça calmement et j'ai fait de mon mieux, c'est tout», a-t-il laissé tomber. Il avoue néanmoins qu'une certaine frénésie commence à s'installer à l'idée de se frotter aux jeunes d'autres pays dans la capitale française.

Logique

On pourrait croire que se préparer aux Jeux mathématiques nécessite d'apprendre une kyrielle de formules complexes. Or, il n'en est rien. «Les Jeux, ça ressemble un peu à un examen de QI [quotient intellectuel]. C'est avant tout le sens logique qui est mis à contribution, en plus d'effectuer certaines opérations mathématiques», a résumé Alexandre Paré, précisant que le questionnaire est le même, toutes catégories confondues. «Selon leur niveau, les jeunes répondent seulement à un nombre déterminé de points sur un total de 18», a-t-il expliqué.

Catherine Salois, l'actuelle professeure du vainqueur en cinquième année, n'est pas surprise que celui-ci se soit taillé une place sur la plus haute marche du podium. «Guillaume, il y a tellement de choses qui se passent dans sa tête. C'est un peu comme un ordinateur. Il est toujours en avant des autres. C'est une éponge, a-t-elle illustré. Il assimile la matière très rapidement.»

Effet d'entraînement

Instigatrice de la participation d'élèves de la Chantignole au concours il y a trois ans, Isabelle Drouin estime que le succès du «petit génie en devenir» fera boule de neige. «Quand j'ai lancé le projet, je voulais que les jeunes développent le goût de la réussite, qu'ils poussent leurs capacités encore plus loin. Voir que l'initiative porte ses fruits à ce point, c'est très stimulant. Pas de doute qu'on va continuer et que de plus en plus de jeunes voudront embarquer.»

On dit que la pomme ne tombe jamais loin de l'arbre. Avec deux parents ingénieurs, l'adage semble se confirmer pour Guillaume, qui souhaite devenir inventeur. «J'aimerais créer un triporteur, une machine à voyager dans le temps», a-t-il confié. L'avenir nous dira s'il deviendra le prochain Einstein.

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