Riche variété d'espèces aux Boisés Miner

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Les membres du Club d'observateurs d'oiseaux de la Haute-Yamaska ont repéré 91 espèces différentes dans les boisés Miner, notamment de magnifiques passerins indigo.

David Trescak, COOHY

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Les boisés Miner renferment une riche diversité faunique et floristique, révèlent les inventaires dressés depuis deux ans par des équipes du Zoo de Granby accompagnées de spécialistes. Des mesures seront mises en place pour assurer leur pérennité.

La découverte de six espèces de salamandres sur... (Janick Marois, La Voix de l'Est) - image 1.0

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La découverte de six espèces de salamandres sur les dix présentes au Québec constitue une bonne nouvelle. «Découvrir toutes ces salamandres, c'est le signe d'un milieu naturel en santé», illustre le biologiste Patrick Paré du Zoo de Granby. 

Janick Marois, La Voix de l'Est

Amphibiens, reptiles, micromammifères, chauves-souris, moyens et grands mammifères, oiseaux, arbres et plantes: tout ce qui respire à l'intérieur des 100 hectares de ce parc nature de la ville de Granby a été recensé. «Notre but était d'acquérir des connaissances des boisés pour savoir comment les protéger», a expliqué mardi Patrick Paré, directeur conservation et recherche au Zoo de Granby, en présentant les résultats de nombreuses heures de recherche. «Il faut connaître les boisés avant de mener des actions pour bien les protéger et les mettre en valeur.»

Premier constat: les boisés constituent un milieu très diversifié avec leurs 267 différentes espèces végétales et animales. La découverte de six espèces de salamandres (maculée, cendrée, à deux lignes, à points bleus, à quatre orteils et sombre du Nord) sur les dix présentes au Québec ajoute à cette bonne nouvelle. «Découvrir toutes ces salamandres, c'est le signe d'un milieu naturel en santé», illustre le biologiste.

Les inventaires ont permis de confirmer la présence de trois espèces de couleuvres (rayée, à ventre rouge et à collier). Aucune tortue n'a été découverte. La présence de trois espèces de micromammifères (grande musaraigne, campagnol à dos roux de Gapper et souris sylvestre), cinq espèces de chauves-souris (grande chauve-souris brune, nordique, argentée, cendrée et petite chauve-souris brune) et dix moyens et grands mammifères (vison d'Amérique, cerf de Virginie, porc-épic d'Amérique, écureuil gris et roux, tamia rayé, raton laveur, moufette rayée, renard roux et marmotte commune) a été confirmée.

Les ornithologues du Club d'observateurs d'oiseaux de la Haute-Yamaska ont recensé 91 espèces d'oiseaux dans les boisés Miner, dont 41 sont probablement nicheuses.

144 espèces floristiques

L'étude de l'immense parc nature a permis de déterminer que 144 espèces d'arbres, d'arbustes et de plantes y poussent. Trois grandes érablières ont été délimitées, tout comme trois grandes friches (prairies), 40 milieux humides (totalisant 6,83 hectares), de petits peuplements de pruches et de pinèdes ainsi que huit espèces en péril (ail des bois, fougère-à-l'autruche et noyer cendré). Les botanistes ont aussi découvert quatre espèces envahissantes, mais elles n'occupent que 0,5 hectare.

En tout et pour tout, les boisés abritent 267 espèces. De celles-ci, 17 sont considérées en péril.

La deuxième phase mettra l'accent sur la sensibilisation des visiteurs des boisés et des résidants qui les bordent. Des panneaux d'interprétation seront installés dans le parc, un guide des bonnes pratiques citoyennes sera produit, la pertinence des certains sentiers sera étudiée et des dortoirs à chauves-souris seront installés pour les aider à traverser les hivers. Une activité populaire est également dans les cartons pour permettre aux citoyens de vivre l'expérience de traverser le parc la nuit.

Nuisance canine

La présence des chiens dans les boisés Miner nuit aux animaux sauvages, croit Patrick Paré, directeur conservation et recherche au Zoo de Granby.

Il est clair, soutient M. Paré, que trop de citoyens se promènent dans les boisés avec leur chien sans utiliser de laisse. «Les chiens sont des prédateurs. Ils dégagent des odeurs que les animaux sauvages sentent et ça les stresse. C'est correct que les chiens soient admis dans le parc. On aime les chiens. Mais on les aime plus quand ils sont en laisse. Et pas une laisse longue de 20 pieds», souligne-t-il.

C'est sans compter le problème des excréments que leurs propriétaires ne ramassent pas. «C'est un vrai problème», estime le biologiste.

Dans les recommandations que l'équipe de conservation et de recherche du Zoo soumettra à la Ville plus tard cet été, il sera question des problématiques suscitées par les chiens, a dit M. Paré.

Un projet-pilote de la Ville autorise leur présence dans les boisés Miner.

Le rapport final du Zoo abordera également la question des chats errants, qui constituent des prédateurs pour plusieurs espèces sauvages vivant sur place.

Finalement, l'équipe de M. Paré recommandera de condamner certains sentiers secondaires en procédant à la plantation d'arbres. L'espace réservé à la faune et à la flore s'en trouvera agrandi, a-t-il dit. «Si on veut que ces animaux soient bien, il faut limiter notre présence», dit Patrick Paré.

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