Granby 365: portrait (s) d'une ville vivante

Le photographe Michel St-Jean et sa complice, Isabelle... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Le photographe Michel St-Jean et sa complice, Isabelle Gaboriault, qui signe les textes.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Des photos qui racontent une histoire, suscitent une émotion et rattachent les gens à leur coin de pays: c'est ainsi que le photographe Michel St-Jean résume son travail dans le recueil Granby 365, lancé lundi au centre culturel France-Arbour. Tout le gratin municipal était réuni dans la salle qui consacre aussi une exposition au regard artistique du photographe, inspiré par sa ville et les gens qui y habitent.

«J'aime ça ici. C'est une belle place pour vivre, c'est une place dynamique», a commenté devant tous Michel St-Jean, précisant qu'il n'était pas là pour «vendre la ville de Granby». Originaire de L'Assomption, le photographe a tout de même choisi de faire son nid à Granby en 1989.

«Il y a de la vie ici! Il y a un cégep, il y a un journal quotidien, il y a un hebdo, il y a un palais de justice, il y a des parcs partout», énumère-t-il. «Il y a une administration allumée qui met des pianos au coin des rues. Ça a l'air nono de même, mais c'est vraiment intéressant pour un photographe qui veut raconter des histoires de prendre le temps de photographier ça», raconte-t-il, emballé par ce rêve qu'il réalise.

L'angle original

Les pianos publics ne sont qu'un des thèmes abordés dans le recueil, qui propose des photos quatre saisons de la ville sous tous ses angles. Michel St-Jean se considère d'ailleurs chanceux d'avoir eu la liberté de choisir les sujets qui lui plaisaient. «Je voulais illustrer la ville, ils m'ont fait confiance», souligne-t-il.

Il cite le Zoo comme en exemple. «Je voulais faire le Zoo, mais comment, je ne le savais pas. Souvent, je revenais avec rien sur ma cartouche. Pis un moment donné, j'ai fait: Ah! Le tigre qui passe, le kid qui fait un selfie. Ça, ça me touche. Ça, c'est l'fun!», lance le coloré personnage.

Pendant 15 ans, ce dernier a travaillé comme photographe pour La Voix de l'Est avant de créer sa propre entreprise de photographie et de vidéo. C'est d'ailleurs son ancienne collègue, Isabelle Gaboriault (NDLR: actuellement coordonnatrice de l'hebdomadaire Le Plus), qui signe tous les textes accompagnant les images.

«Je les connais les racoins, je la connais la ville», mentionne Michel St-Jean, qui recherche constamment un regard nouveau sur une situation. «Que ce soit de descendre ta prise de vue, de le faire par en haut, de côté, de placer ton éclairage, de demander à la personne de ne pas nécessairement regarder l'objectif, tu viens déjà d'éliminer de la banalité», dit-il.

De la banalité, on n'en retrouve nulle part dans le recueil Granby 365. Du quotidien des bénévoles au travail des artisans en passant par l'histoire des monuments et la couverture d'événements culturels et sportifs, l'auteur dresse le portrait d'une ville vivante qu'il apprécie.

«Une belle photo, c'est comme une belle fille. Elle peut être belle, mais si elle n'a rien à dire, ça va être long!» lance à la blague Michel St-Jean. Une bonne photo doit susciter une émotion chez celui qui la regarde, dit-il.

Recueil intégral en ligne

Même si le recueil est intitulé Granby 365, il aura fallu plus de 365 jours pour que le projet d'un «magazine» à la Paris Match se matérialise. Presque un an et demi, selon le maire de Granby, qui se rappelle du jour où le photographe est entré dans son bureau pour lui faire part de son idée. «Il m'a dit: Pascal, les villes font pas ça, ce serait différent d'avoir des photos artistiques de notre ville, d'avoir vraiment une image, un branding différent», évoque Pascal Bonin.

Y voyant l'opportunité de présenter la «Ville rayonnante» différemment, Granby a injecté 10 000$ dans le projet, incluant les prises de vue, les déplacements, le temps de retouche, les réunions de production et les droits de reproduction.

Le maire Bonin a souligné la qualité du travail artistique réalisé, le qualifiant de minutieux. «C'est un outil promotionnel vraiment 2016. Ça fait valoir nos attraits, mais surtout nos ambassadeurs», a-t-il indiqué.

Le livre sera disponible dans son intégralité sur le site Internet de la Ville. Une première, selon le maire. «On voulait que tous les citoyens aient accès à ces photos-là», insiste-t-il, remerciant au passage tous ceux qui ont accepté de figurer dans l'ouvrage de prestige.

Les Granbyens pourront se procurer le recueil papier au coût de 10$ à la Boutique du Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB), au Bureau d'information touristique, à la Ferme Héritage Miner, à l'hôtel de ville et à la Société d'histoire de la Haute-Yamaska.

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