Pike River va célébrer ses tortues

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La présence de tortues-molles à épines dans la région du lac Champlain revêt un cachet spécial puisque c'est le seul endroit en Montérégie où on les retrouve.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Pike River) Pike River célébrera les tortues de la rivière aux Brochets. La municipalité organisera le 6 août le festival Mikinak, une fête estivale de la tortue.

Conférence, kiosque sur la biodiversité et la protection des habitats, observation de ces amphibiens, jeux et activités pour les enfants, camion de cuisine de rue, soirée musicale et feu de joie sont au programme pour cette première édition de Mikinak, qui veut dire tortue en algonquin.

«On cherchait à organiser un événement annuel unique, quelque chose qui nous représente. On n'avait jamais gratté cette idée-là. Mais quand l'idée a été lancée de faire une fête en lien avec les tortues, on savait qu'on tenait quelque chose», explique la conseillère Marianne Cardinal, qui a dévoilé le programme vendredi.

La petite municipalité agricole, que traverse la rivière aux Brochets, est depuis longtemps associée aux tortues, surtout à la tortue-molle à épines. Depuis 1997, d'importants efforts ont été investis pour empêcher que l'espèce disparaisse. Le Zoo de Granby pilote un projet de réinsertion de cette tortue. Des oeufs sont prélevés dans la rivière durant l'été puis sont placés dans des incubateurs. Une fois qu'ils atteignent l'âge de dix mois, les bébés tortues sont ensuite relâchés dans le cours d'eau où les oeufs ont été pondus.

Depuis le lancement de ce programme spécial en 2010, 770 petites tortues-molles à épines ont ainsi été remises à l'eau.

Vendredi, 17 petites tortues-molles à épines ont retrouvé leur lieu de naissance. Pour l'occasion, des élèves de troisième année des écoles Saint-Joseph de Notre-Dame-de-Stanbridge et du Petit Clocher de Saint-Georges-de-Clarenceville ont pris part à l'opération. Ils participent depuis le début au programme en s'occupant de jeunes tortues. Ils étaient responsables de les nourrir, de s'assurer que la température de l'eau soit maintenue et de les observer pour noter leurs comportements, souligne Patrick Paré, directeur conservation et recherche au Zoo de Granby. «C'est un travail important de sensibilisation des gens pour qu'ils apprennent à connaître cette espèce, son habitat. En plus, ils le font dans une démarche scientifique.»

«Quand on revenait de la récréation, on l'observait cinq à dix minutes pour en connaître un peu plus sur elle», raconte Hugo Labrecque, un élève de 10 ans de Notre-Dame-de-Stanbridge. «On va peut-être réussir à la sauver. Il n'y en a plus beaucoup.»

«Il faut les protéger parce qu'elles sont en voie de disparition», soutient Mareina Blanchard, une élève de 10 ans de Sainte-Sabine. «La pollution (de la rivière), ça n'a pas aidé», signale-t-elle.

Une rivière, quatre espèces

On trouve trois autres espèces de tortues d'eau douce dans la région du lac Champlain: serpentine, peintre et géographique. La présence de tortues-molles à épines revêt un cachet spécial puisque c'est le seul endroit en Montérégie où on les retrouve, note M. Paré. Elles ont un statut d'espèce menacée depuis l'an 2000, d'où les efforts considérables pour les protéger.

Plus tard cet été, les biologistes du Zoo relâcheront d'autres bébés tortues-molles à épines. Certaines seront munies d'un émetteur. Cela permettra de les suivre par télémétrie afin de connaître leurs déplacements et leurs comportements, a dit M. Paré. «On ne sait pas tout sur elles. Il reste tellement de choses à découvrir.»

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