Dans la peau d'un cani-coureur

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Ce qui surprend le plus lorsqu'on pratique le canicross pour une première fois, c'est la traction du chien.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Un décompte n'aura jamais été aussi stressant. Cinq... les oreilles de Luna se redressent. Quatre... ses yeux se posent sur nous qui crions le décompte. Trois... elle fige. Deux... son excitation se ressent jusqu'au bout de l'attelage. Un... ses muscles se tendent, les pattes parées à bondir. Go! L'auteur de ces lignes n'a jamais couru aussi vite.

Pour le compte de La Voix de l'Est, votre dévouée est allée tester le canicross dans le cadre d'un atelier d'initiation donnée à la Ferme Héritage Miner, le 12juin, par Sirius Sports Canins. Le canicross est ce sport qui jumèle la course à pied en sentier et le meilleur ami de l'homme, le chien.

Une quinzaine de personnes ont bravé les dernières heures de temps maussade et de froid, dimanche, pour essayer ce sport. Leur présence était justifiée par plusieurs raisons. Dépenser l'énergie du chien de la famille, le discipliner, se discipliner, apprendre les bonnes techniques ainsi que les bonnes commandes afin de ne pas se blesser, par exemple.

D'abord, l'équipement nécessaire est un harnais de la bonne grandeur pour l'animal, une corde élastique et une large ceinture pour le maître. Cependant, on ne se lance pas dans ce sport sans quelques notions.

Course, jogging ou marche, les bénéfices sont importants pour créer ou améliorer la relation avec l'animal. Il faut bien sûr que le coéquipier humain soit en bonne forme physique pour se mettre au canicross. Le chien doit quant à lui avoir au moins 1 an avant d'expérimenter ce sport attelé afin de lui éviter des blessures.

«Faire équipe avec son chien, je trouve ça très motivant. Je fais de la course seule parfois et je trouve le canicross plus facile, explique Geneviève Baril, propriétaire de Sirius Sports Canins. Le chien nous change l'esprit, nous force à sortir même quand il mouille.»

Geneviève Baril, propriétaire de Sirius Sports Canins, a... (Julie Catudal) - image 2.0

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Geneviève Baril, propriétaire de Sirius Sports Canins, a donné un atelier d'initiation au canicross à la Ferme Héritage Miner.

Julie Catudal

Départ graduel

Au départ, cependant, il est préférable de faire de courtes distances et alterner entre course et marche. Le canicross exige une traction qui demande un effort physique et mental au chien.

La course avec toutou doit devenir une habitude et doit être pratiquée plusieurs fois par semaine pour que le chien puisse apprendre et travailler son écoute. L'effet de meute, dans le cas de sorties de groupe ou de compétitions, peut aussi l'aider à se dépasser.

«Les chiens manquent souvent d'activité physique quotidienne. Le sport attelé améliore le comportement du chien. Quand il est dans son attelage, il est en mode travail. Si on travaille l'écoute au quotidien, ça paraît», précise Mme Baril.

Alors pas question de lui mettre son harnais dans la maison. Mieux vaut l'atteler une fois arrivé sur les lieux de l'activité.

Un coureur de route, qui se lance dans le canicross, risque d'être surpris. Racines, roches, tronc d'arbre de plus d'un mètre qui bloque le sentier, les obstacles sont nombreux. Ce qui est d'autant plus surprenant, c'est la traction du chien. Celui-ci, enthousiaste, y va à fond la caisse, si bien qu'il est difficile de maintenir sa propre technique de course. Le coureur devra lui aussi travailler sur sa course et être patient.

Commandes à apprendre

Il ne faut pas oublier d'encourager son compagnon pour garder son attention et sa motivation, quoique certains chiens n'en ont pas besoin.

Quelques commandes sont à apprendre, tant pour le maître que pour le chien. Lancées avec enthousiasme après avoir dit le nom du chien, celles-ci servent à diriger son chien, qui court droit devant. Par ailleurs, il ne faut jamais être devant le chien puisque c'est le chien qui tire et non l'inverse.

Le compagnon canin n'assimilera pas tous ces mots en une sortie. Il faut du travail, mais Mme Baril conseille d'éviter les biscuits ou autres gâteries. La sortie en elle-même est une récompense et si des gâteries sont utilisées, le chien sera toujours porté à ralentir pour vérifier si la main de son maître ne cache pas quelque chose de salivant.

Dans le cas de ma course, j'ai eu très peu de mots à prononcer. La propriétaire de Sirius Sports Canins m'a prêté Luna, une chienne habituée aux courses. Elle savait où elle allait, mais ses départs canon après chaque arrêt l'ont rapidement fatiguée. Notre aventure s'est terminée au bout d'environ 2 km.

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