Plaidoyer pour une réduction de la vitesse rue Elgin

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Mireille Baillargeon, Manon Gagnon et Jean-Pierre Beaudry ont déposé une pétition à l'hôtel de ville pour réclamer la mise en place de mesures afin de sécuriser la rue Elgin, à Granby.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La rue Elgin à Granby a été le théâtre de trois accidents en autant de semaines. Un enfant a été blessé dans le dernier. C'est la goutte qui a fait déborder le vase. Une quarantaine de résidants ont déposé une pétition à la mairie pour réclamer la mise en place de mesures pour sécuriser la petite rue, qui, au fil des ans, connaît un achalandage croissant.

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Plusieurs accidents sont causés par des automobilistes qui frappent les poteaux d'électricité, disposés en bordure de la rue étroite, selon les résidants.  

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«Il faut qu'ils (les élus) agissent avant qu'ils aient une mort sur la conscience. Ça serait trop malheureux», a laissé tomber Manon Gagnon.

Selon elle, le nombre d'accidents dans le tronçon de la rue Elgin, entre Alexandra et Elm, augmente de façon «alarmante». Souvent, les accidents surviennent lorsque les automobilistes frappent les poteaux d'électricité, disposés en bordure de la rue étroite.

La rue Elgin est située dans un quartier résidentiel paisible, mais la circulation y est très importante, surtout aux heures de pointe, alors que plusieurs automobilistes l'utilisent comme raccourci pour éviter la rue Drummond et ses feux de circulation.

La vitesse élevée est à l'origine du problème, dénonce Mme Gagnon, qui a rencontré La Voix de L'Est, accompagnée de deux autres résidants, Mireille Baillargeon et Jean-Pierre Beaudry. Bon nombre d'automobilistes ne respectent pas la limite de vitesse à 50 km/h. À son grand désarroi, Jean-Pierre Beaudry dit même avoir observé depuis l'an dernier un nouveau phénomène: des automobilistes qui effectuent des manoeuvres de dépassements dans la rue.

Demandes

Les résidants de la rue Elgin n'en sont pas à une pétition près. Depuis 1989, c'est la troisième qu'ils déposent. La dernière remonte à 2010, alors qu'ils s'étaient mobilisés pour conserver l'interdiction de tourner à droite dans leur rue à partir de la rue Drummond. Ils n'ont toutefois pas obtenu gain de cause: l'interdiction a été levée. En 2014, sans déposer une pétition officielle, ils ont fait des représentations aux élus lors d'une séance du conseil municipal afin que l'interdiction soit remise en place, le flux de voitures ayant augmenté. Mais en vain.

Cette fois-ci, leurs demandes sont différentes. «On ne demande pas d'interdire le passage, on ne fera pas nos égoïstes», glisse Jean-Pierre Beaudry.

Les résidants souhaitent néanmoins que trois dos d'âne (amovibles l'hiver) soient installés, que la limite de vitesse soit réduite à 30 km/h et que la police exerce une surveillance accrue. Ils suggèrent aussi d'installer des réflecteurs sur les poteaux afin de les rendre plus visibles.

«Ce sont des mesures accessibles et légitimes», estime Mireille Baillargeon.

Il est important d'agir, affirme le trio de résidants, car la rue est aussi empruntée par de nombreux marcheurs, joggeurs, cyclistes et personnes qui se déplacent en triporteurs. La proximité de trois écoles fait également en sorte que plusieurs enfants empruntent la rue Elgin.

Ouverture

Le maire Pascal Bonin s'est dit sensible jeudi aux demandes des résidants. D'autant plus qu'il est conscient que la rue Elgin n'est pas une simple rue résidentielle: elle fait office de voie «de transit», dit-il.

«Je suis prêt à travailler. Leurs demandes vont dans un sens où il peut y avoir un dialogue», se réjouit le maire. La situation n'aurait pas été la même s'ils avaient à nouveau réclamé le retour de l'interdiction de tourner à droite à partir de la rue Drummond, reconnaît-il.

«Dans ce qu'ils souhaitent, je peux déjà dire que les réflecteurs sont justifiés, peu coûteux et logiques», avance Pascal Bonin.

Celui-ci a toutefois des réserves en ce qui concerne la réduction de la limite de vitesse et l'installation de dos d'âne. Mais «il y a d'autres façons de moduler la rue pour que les gens soient conscients de leur vitesse et la réduisent», dit-il. Les avancées de trottoir et l'aménagement d'une signalisation au centre de la rue rappelant la limite de vitesse permise, à l'instar de celle installée sur la rue Cowie, face au cimetière, sont, par exemple, des mesures qui pourraient être mises de l'avant, croit-il.

Selon le maire, des études auraient démontré que la réduction de la vitesse à 30 km/h ou 40 km/h dans un quartier résidentiel fonctionne quelques mois, mais les «vieilles habitudes» reprennent vite le dessus par la suite.

Chose certaine, dit Pascal Bonin, «l'approche citoyenne est très bien reçue par la mairie». Les demandes des citoyens seront transmises au comité de circulation de la Ville. «Faisons travailler le comité pour qu'il trouve des solutions le plus adaptées possible à la rue, sans créer d'autres problématiques», conclut le maire.

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