9e relais pour la vie de granby: l'espoir s'est invité au parc Daniel-Johnson

Les survivants du cancer étaient de toutes les... (Julie Catudal)

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Les survivants du cancer étaient de toutes les générations, vêtus de leurs chandails jaunes, à rejoindre leurs aidants pour le coup d'envoi de la marche.

Julie Catudal

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Plus de 1000 personnes ont marché à Granby, dans la nuit de vendredi à samedi, à l'occasion du 9e Relais pour la vie au profit de la Société canadienne du cancer. Ce sont les survivants de la maladie, enfants comme aînés, qui ont ouvert la marche au parc Daniel-Johnson.

Ils étaient de toutes les générations, vêtus de leurs chandails jaunes, à rejoindre leurs aidants, arborant le orange, pour le coup d'envoi de la marche. Une mélodie entraînante aux paroles évocatrices (I'm on top of the world) a accompagné le tour des survivants, bientôt suivi par les quelque 35 équipes ayant amassé des fonds pour la cause. Des centaines de chandails blancs prêts à se relayer jusqu'à 7 h du matin.

Tout le long du parcours se mêlaient des couples, des familles et des groupes d'amis. «C'est le plus beau de l'être humain. On a rarement l'occasion de voir ça», mentionne Marjolaine Quintal, qui fait partie du comité organisateur.

Marcheurs

Rencontrée sur le site, Cathy Gagliardi participait pour la deuxième fois à l'événement, en soutien à son entourage qui a combattu le cancer. Son équipe «For-mi-groupe» a remis 3400 $ à la Société canadienne du cancer cette année.

Pour l'équipe «Les Étincelles», c'est une neuvième présence au Relais pour la vie. «On marche pour encourager la recherche! Pour trouver le remède à cette cochonnerie!» lancent une après l'autre les soeurs Lussier et Lapierre. Coiffées de chapeaux multicolores, elles marchent en l'honneur de plusieurs membres de la famille que la maladie a emportés.

Leur tante, Anita Paquin, est une survivante. Le Relais pour la vie lui permet de se sentir supportée, dit-elle. «C'est tellement grand. Les gens autour de nous veulent qu'on lutte et ça nous aide à continuer.»

C'est aussi l'occasion de créer de belles amitiés, raconte Guylaine, leader des Étincelles. «Ils organisent des jeux pour les équipes pendant la nuit, c'est l'fun! À minuit, on a notre soupe. Demain (samedi), le déjeuner est fourni», précise l'habituée, qui compte bien célébrer un 10e Relais pour la vie l'an prochain.

Disposés à la grandeur du parc Daniel-Johnson, les campements des participants affichent des slogans pleins d'espoir. «Unis pour la nuit» peut-on y lire, entre autres.

Moment précieux du Relais pour la vie, la cérémonie des lanternes s'est déroulée vers 22 h.

Au son du bluegrass

«On est là de tout notre coeur pour la cause», a mentionné à La Voix de l'Est la chanteuse country Johanne Provencher, rejointe vendredi. La porte-parole de l'événement souhaitait apporter de la lumière aux marcheurs avec la musique du Provencher Family Bluegrass Band.

«Le bluegrass, c'est ce que mes parents écoutaient», évoque-t-elle. Tous deux sont décédés du cancer. «Ma mère a toujours participé au Relais pour la vie. Quand elle a marché en 2014, elle ne savait pas que ce wserait sa dernière marche», raconte la chanteuse, qui se sent très près des participants. «D'avoir accompagné mes parents jusqu'à la fin, je sais ce que les gens peuvent vivre.»

Le Relais se veut l'occasion de célébrer la vie et de rendre hommage à tous les survivants et aux êtres chers que la maladie a emportés.

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