Chat blessé: deux femmes regrettent l'attitude de la police

Ce chat blessé a été retrouvé sous la... (fournie par Annie Fiset)

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Ce chat blessé a été retrouvé sous la galerie de la maison familiale. Soucieuses qu'il soit pris en charge, Annie Fiset et sa belle-fille Marie-Ange Ferland ont averti la police, mais ont été déçues du traitement de leur appel par la répartitrice.

fournie par Annie Fiset

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Domino a le nez fin. Alors que le soleil déclinait sur l'horizon, le chien a tout de suite pisté un nouvel intrus dans la cour arrière chez ses maîtresses à Granby, dimanche soir. Son comportement a alerté Annie Fiset et sa belle-fille Marie-Ange Ferland qui ont découvert, sous la galerie, un chat mal en point. Elles s'attendaient à obtenir de l'aide, mais elles ont plutôt été rembarrées en appelant au poste de police.

Comme la SPA des Cantons était fermée au moment de la découverte du chat blessé, dont les pattes arrières étaient non fonctionnelles, Mme Fiset a composé le numéro du poste pour que l'appel soit relayé à la SPA, comme le suggérait le message vocal du refuge. Elle a plutôt eu l'impression que la répartitrice avait mieux à faire que de contacter la fourrière.

«Elle m'a demandé s'il était mourant parce qu'elle ne pensait pas que la SPA allait payer quelqu'un pour se déplacer, rapporte-t-elle. Elle m'a fait sentir que je n'avais pas vraiment de choix. À la fin, elle m'a demandé si cette solution me convenait, j'ai dit que oui, mais je n'avais pas d'autre option puisqu'elle m'a dit qu'ils ne se déplaçaient pas pour ça un dimanche soir!»

Mme Fiset et Marie-Ange ont donc pris l'initiative d'installer le chat dans une boîte avec une couverture pour le tenir au chaud, comme il était détrempé par la pluie. Cependant, le lendemain, le chat avait disparu. L'animal n'a donc jamais pu être pris en charge.

SPA des Cantons disponible 24/7

«En dehors des heures de bureau, on a toujours dit aux services de police de nous appeler», commente Carl Girard, directeur de la SPA des Cantons. Peu importe le cas qui requiert les services du refuge pour animaux, mis à part les chats pris dans les arbres, les appels peuvent être transmis à toute heure. M. Girard assure être disponible «24/7» pour répondre à l'appel des services de police de son territoire et ensuite dépêcher un patrouilleur selon l'urgence de la situation.

«Je ne me déplacerai pas à minuit le soir pour un chien qui jappe. Par contre, pour un animal errant, on se déplace systématiquement.» Il ajoute que, dans le cas de Granby, le contrat en est un à l'année pour le service de fourrière. De surcroit, qu'il y ait 3 ou 30 appels dans le même mois, le tarif est le même. D'ailleurs, lundi soir vers 22 h 30, on lui a transmis un appel pour un chat blessé qui était, lors de la visite d'un employé de la SPA, en pleine forme.

«Je m'en veux d'avoir accepté la solution de la répartitrice, d'avoir cru que ça pouvait attendre au lendemain, reprend Mme Fiset. Je me dis que si j'avais été insistante, ils auraient peut-être fait quelque chose, que ce soit juste de transmettre l'appel, mais elle m'a dit que ce n'était pas une urgence et j'ai avalé sa salade.»

Difficile pour Carl Girard de commenter ce cas particulier puisqu'il n'y était pas. «À Granby, c'est toujours plus compliqué. Je n'ai pas plein pouvoir. C'est difficile d'en donner plus dans ce temps-là. Un cas de morsure à Farnham, je le gère de A à Z. À Granby, c'est la police qui gère et qui m'envoie le chien par la suite. C'est différent d'une ville à l'autre. C'est la première fois que j'entends dire qu'ils ont filtré un appel. Je n'ai pas eu connaissance que ça s'est fait avant. C'est de la régie interne.»

Appelé à commenter la situation, le service de police de Granby a invité Mme Fiset à porter plainte pour qu'il y ait une enquête à l'interne - proposition à laquelle elle réfléchit -, mais «on ne commentera pas un appel survenu au poste», répond l'agent Guy Rousseau, porte-parole du service. «On est là pour transférer les appels, c'est notre devoir de le faire. On nous demande de prendre quelques informations pour déterminer l'urgence. Quand on appelle la SPA, elle nous demande quelques informations pour savoir comment gérer l'urgence de l'appel.» Par exemple, un chat gonflé qui repose sur la route versus un chat blessé, mais soignable. Le deuxième cas va demander une intervention plus rapide, dit-il.

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